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Le Sénat rejette le projet de LOM
Le Sénat a rejeté le 5 novembre en nouvelle lecture le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM). Sur proposition du rapporteur de la commission de l’Aménagement du territoire Didier Mandelli (LR), les sénateurs ont voté à main levée, avec notamment le soutien des groupes LR, PS et CRCE à majorité communiste, la question préalable, qui entraîne le rejet de la totalité du texte.
La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable a expliqué dans un communiqué avoir constaté que « le projet de loi examiné en nouvelle lecture ne contient aucune disposition pour répondre à la question du financement des alternatives à la voiture individuelle dans les territoires qui en ont le plus besoin. Ainsi, malgré de nombreux apports du Sénat adoptés en première lecture et maintenus dans le projet de loi par les députés, le Sénat n’a pas adopté le texte« . C’est la même raison qui avait abouti à l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) chargée d’élaborer un texte de compromis cet été.
Le texte très attendu doit repasser à l’Assemblée nationale le 19 novembre en vue de son adoption définitive.

Les commentaires injustes sur le bilan Pepy
Triste fin de mandat pour Guillaume Pepy. Il rêvait d’une sortie en beauté, il quitte la SNCF au moment où plusieurs mouvements sociaux ont défrayé la chronique : exercice d’un droit de retrait d’une ampleur nationale -du jamais vu-, puis débrayage au centre de maintenance de Châtillon qui a perturbé l’entretien des rames du TGV Atlantique et abouti à des suppressions de train pendant les vacances scolaires.
Ces mouvements traduisent un réel malaise dans l’entreprise. Mais de là à réduire le mandat de 11 ans de Guillaume Pepy à la crise traversée par la SNCF, il n’y avait qu’un pas qu’ont allègrement franchi un certain nombre de médias et de responsables syndicaux, parfois avec beaucoup de violence verbale, allant jusqu’à parler, dixit l’Humanité du 31 octobre, d’une « SNCF en cendres » au moment où Guillaume Pepy passe le flambeau. Quant au journal Marianne, il s’interroge : « Pepy, défenseur ou fossoyeur ? »
La SNCF est profondément transformée
Plus justement, La Croix évoque une entreprise profondément « transformée » par la présidence Pepy, tandis que l’AFP explique que « la SNCF sera durablement marquée par le règne de Guillaume Pepy », évoquant « les bons résultats commerciaux ».
L’ancien président a réussi à inverser la tendance en ramenant des passagers dans les trains, TGV et TER. Récemment, il a lancé plusieurs programmes pour renforcer la sécurité et la ponctualité, qui commencent à donner des résultats. Il a très tôt compris l’importance du commerce en ligne, avec la création de voyages.sncf devenu oui sncf, et a internationalisé l’entreprise qui a réalisé 33,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires l’année dernière, dont le tiers hors de France.
La préparation à l’ouverture à la concurrence
Guillaume Pepy a cherché à préparer l’entreprise à l’ouverture à la concurrence, notamment avec le TGV low cost Ouigo (un succès commercial) et le lancement de la future entreprise ferroviaire européenne à grande vitesse qui devrait réunir Eurostar et Thalys d’ici à deux ans. « Aujourd’hui, la SNCF est regardée par toutes les entreprises ferroviaires du monde comme une référence. Il n’y a que nous qui ne le savons pas« , estime Joël Hazan, spécialiste des transports au Boston Consulting Group (BCG), cité par l’AFP.
Mais la perte d’un certain savoir-faire
Il y a eu bien sûr aussi des échecs. Citons le fret qui n’a jamais cessé de cumuler les pertes malgré les innombrables plans de la dernière chance, les incursions dans certaines formes de nouvelles mobilités comme les bus avec le lancement de Ouibus finalement revendu à Blablacar ou encore, moins connu, mais sans doute beaucoup plus grave, une certaine perte de la transmission du savoir-faire ferroviaire. Un constat mis en évidence au moment de l’accident de Brétigny et souvent pointé du doigt par les organisations syndicales : les métiers et les activités ont été « découpés », ce qui fait perdre la vision d’ensemble du système. En mettant l’accent sur le marketing et le commercial, la primauté aux ingénieurs a été peu à peu délaissée. Guillaume Pepy n’est pas l’initiateur de cette tendance mais il l’a confortée. Aujourd’hui, il y a urgence à remettre de la technicité et de la rigueur dans le système ferroviaire. De ce point de vue, l’arrivée de Jean-Pierre Farandou qui parle « cheminot première langue » est de bon augure.
Marie Hélène Poingt
Retrouvez dans le prochain numéro de Ville, Rail & Transports notre dossier spécial sur « Nos années Pepy »

Le Metro Express de l’île Maurice inauguré un mois avant son ouverture
La Réunion n’a pas eu son tram-train, mais sa voisine, l’île Maurice, a inauguré le 3 octobre son Metro Express, un projet de tramway similaire dans la mesure où son tracé suit en grande partie celui d’une ancienne voie ferrée, fermée ici en 1964. Longue de 13 km, la première étape entre Port-Louis et Rose Hill n’était pas tout à fait terminée lors de l’inauguration ; par conséquent, le public ne devait découvrir le Metro Express qu’en ce mois de novembre, gratuitement, avant le lancement du service commercial payant en décembre.
Une deuxième étape de 13 km supplémentaires devrait permettre d’atteindre Curepipe en 2021 : l’ensemble de la ligne devrait alors transporter quelque 55 000 voyageurs par jour en 40 minutes de terminus à terminus, avec 17 arrêts intermédiaires. Le parc comprendra alors 18 trams CAF, dont 6 étaient déjà arrivés sur l’île Maurice à la mi-octobre, dans le cadre d’un contrat de 100 millions d’euros comprenant également l’équipement du dépôt, la signalisation et un simulateur de conduite. Bidirectionnels et composés de sept modules, les trams à plancher bas sont climatisés et peuvent transporter jusqu’à 307 personnes, dont 78 assises.
Le projet Metro Express a été lancé en juillet 2017 par la signature d’un contrat clé en main avec la société indienne Larsen & Toubro Ltd. et est revenu à 18,8 milliards de roupies mauriciennes (466 millions d’euros), financés par le gouvernement indien. Deux ans auront donc suffi pour réaliser la première étape, en dépit de l’hostilité des propriétaires expropriés le long du tracé et des syndicats des conducteurs de bus, qui craignent le report modal des voyageurs. Le tarif du Metro Express qui devrait être pratiqué en décembre sera en effet aligné sur celui des bus.

Effia acquiert Mypark en Belgique
Dans le cadre de sa stratégie de développement à l’international, Effia a annoncé le 5 novembre avoir fait l’acquisition du gestionnaire de parkings Mypark, qui gère 22 parkings pour un total de 12 500 places en Belgique à Anvers, Bruxelles, Liège, Louvain, Louvain-la-Neuve et Namur. « Avec cette acquisition, Effia devient le n°4 du marché du stationnement en Belgique », précise Fabrice Lepoutre, le directeur général d’Effia.
Avec cet achat, qui fait suite à ceux d’Alfa Park et de Parkeren Roeselare, puis au contrat de fournitures et de services du parking CERIA-COOVI organisé par Parking.Brussels, la filiale du groupe Keolis gérera plus de 32 000 places de stationnement, dont plus de 8 000 en voirie, dans 30 villes et communes en Wallonie, en Flandre et dans la région de Bruxelles-Capitale.
Créée en 1975 et employant actuellement 63 salariés, l’entreprise Mypark était jusqu’à présent détenue par les familles Bailly et Wolf. La finalisation de l’acquisition est prévue fin novembre.
Patrick Jeantet va remplacer Jean-Pierre Farandou à la tête de Keolis
Après la nomination de Jean-Pierre Farandou à la tête de la SNCF, le jeu des chaises musicales a commencé. Première décision, rapidement prise, un conseil de surveillance extraordinaire de Keolis a annoncé la nomination de Patrick Jeantet, l’actuel PDG de SNCF Réseau, aux commandes de la filiale de transport public de la SNCF. Il prendra ses fonctions au tout début 2020, a précisé Keolis en ajoutant que Kathleen Wantz-O’Rourke, directrice exécutive du groupe Finance et Juridique assure l’intérim depuis le départ de Jean-Pierre Farandou.
Ce chassé-croisé astucieux va permettre d’attribuer un beau poste à Patrick Jeantet, candidat malheureux à la présidence de la SNCF, tout en libérant une place stratégique à Réseau. Même si Jean-Pierre Farandou pourrait être tenté de souffler des noms, un cabinet de chasseurs de tête a été chargé de proposer des candidats, et la décision finale reviendra au Président de la République, sous le regard vigilant de l’Autorité de régulation des transports (ART), qui dispose d’un droit de véto.
Un profil industriel et international
Pour Patrick Jeantet, c’est un retour dans une entreprise qu’il connaît bien puisqu’il a été, entre 2005 et 2013, le directeur général délégué en charge de l’international de Keolis puis le directeur général adjoint chargé des activités en France. Agé de 59 ans, ce diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées affiche un parcours à la dimension fortement internationale et industrielle. Après Keolis, il a été pendant deux ans et demi le directeur général délégué d’ADP, où il s’est notamment occupé du dossier CDG Express.
Avant Keolis, il a assuré les fonctions de directeur des sociétés de distribution d’eau potable et d’assainissement Manila Water Company (Philippines) et de directeur général opérations de la société International Water à Londres. Il a aussi été directeur du développement international et directeur des filiales Afrique de l’Est et Australe de Sogea, et occupé diverses fonctions au sein du Groupe Bouygues où il a notamment participé en tant qu’ingénieur à la construction du tunnel sous la Manche. Lorsqu’il était à la tête de SNCF Réseau, il a également publié un ouvrage, Les Nouveaux Industriels, pour défendre une vision industrielle et souligner l’importance des ingénieurs dans le monde ferroviaire.
Deux grands défis : la concurrence des TER et en Ile-de-France
De retour chez Keolis, il va prendre la main sur un champion du transport public qui emploie 65 000 collaborateurs à travers le monde et affiche une activité qui frôle les 6 milliards d’euros de chiffres d’affaires, dont près de la moitié à l’international. Mais ses tout prochains défis se dérouleront en France avec l’ouverture à la concurrence des TER qui deviendra possible à partir de l’année prochaine et avec la compétition à venir en Ile-de-France qui ouvrira un marché prometteur.
Marie Hélène Poingt

Côme Berbain devient directeur de l’Innovation du groupe RATP
La RATP a annoncé le 5 novembre la nomination de Côme Berbain au poste de directeur de l’Innovation du groupe RATP, au sein du département Stratégie, Innovation et Développement dirigé par Marie-Claude Dupuis. Il remplace Mathieu Dunant, qui a quitté l’entreprise.
Côme Berbain était auparavant administrateur général des données de l’Etat à la direction interministérielle du numérique, après avoir travaillé auprès du secrétaire d’Etat au numérique comme Conseiller en charge de la confiance numérique et de la Transformation numérique de l’Etat. Il a également occupé plusieurs postes chez Orange Labs, au Ministère de la Défense, au sein du groupe Gemalto et à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations.
Ingénieur des Mines, diplômé de l’ENSTA, titulaire d’un DEA en Algorithmique de l’Ecole Polytechnique et d’un doctorat en cryptographie soutenu à l’Ecole Normal Supérieure, le nouveau directeur aura notamment la responsabilité de conduire le programme véhicules autonomes du groupe RATP et de développer les programmes d’innovation « intelligence artificielle » et « smarter city » de l’entreprise, explique la RATP.
Le Train des primeurs repartira en décembre… jusqu’à Valenton
Les efforts des défenseurs du transport ferroviaire ont payé : le train des Primeurs qui était arrêté depuis juillet devrait repartir le 1er décembre a annoncé le ministère des Transports, qui s’était initialement engagé à une reprise du trafic le 1er novembre mais a finalement retardé son calendrier.
La relance de ce train devenu un symbole politique (le report du fret sur les routes étant considéré comme un non sens écologique) se fera toutefois selon de nouvelles modalités. Le ministère des Transports a en effet indiqué le 31 octobre, dans un communiqué que « dès le mois de décembre et de façon pérenne, une offre de transport combiné affrétée par l’entreprise Novatrans pourra faire circuler les premiers trains qui partiront en fin de journée du marché de Perpignan pour arriver tôt le matin sur le site de Valenton, proche de Rungis ».
L’entreprise privée Novatrans fera circuler les trains
Ce n’est donc plus la SNCF qui assurera en direct ce transport mais une entreprise privée, Novatrans. De plus, les marchandises à destination finale de Rungis feront les derniers kilomètres en camion sur une dizaine de kilomètres. Le ministère le justifie par le fait que beaucoup de primeurs sont destinés aux plateformes de supermarchés qui ne passent pas par le marché de Rungis. Le site de Valenton, non spécialisé dans le frais comme le MIN, permet également de diversifier les marchandises transportées dans des caisses mobiles déposées sur des wagons plats, et donc les clients, ce qui devrait permettre de « rentabiliser » ce train. L’opérateur devra aussi chercher à remplir son train au retour pour qu’il ne circule pas à vide.
Le ministère n’exclut pas tout à fait Rungis. Il annonce que le groupe de travail (ministère, acteurs régionaux, chargeurs et opérateur) qui œuvre depuis plusieurs mois à la reprise du train des primeurs va poursuivre ses investigations pour rouvrir le terminal combiné de Rungis. Jusqu’en 2009, ce site fonctionnait et était exploité par … Novatrans. Un rapport sur le développement du combiné, réalisé par la direction régionale de l’Équipement de l’Île-de-France datant de 2016, estime que le site combiné de Rungis pourrait être réactivé à court terme en l’exploitant avec des autogrues, capables de manutentionner les caisses mobiles et de les poser ou les retirer des wagons plats.
40 wagons sur 80 seront rénovés
Les partisans du Train des primeurs imaginent des trains « mixtes » mi-caisses mobiles mi-wagons réfrigérés, une fois que les anciens wagons du train des Primeurs auront été rénovés. Le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a en effet annoncé la remise en état de 40 sur 80 wagons du train, ce qui permettrait la reprise temporaire du trafic conventionnel, annonce le communiqué sans préciser de date. Qui la financera? « La SNCF devrait proposer aux clients qui seront intéressés, une offre de préfinancement au démarrage pour ne facturer que les wagons utilisés », répond le communiqué. Le groupe de travail piloté par l’État continuera de se réunir « pour assurer le bon suivi du projet ».
De son côté, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie-Pyrénées Méditerranée s’est dit « vigilante quant à la mise en œuvre rapide de la liaison en transports combinés ». Selon elle, « il est important qu’à terme le nouveau service ferroviaire de marchandises au départ de Perpignan ne s’arrête pas à Valenton mais continue jusqu’à Rungis.»
Yann Goubin

La pose des rails du futur tram-train entre Saint-Cyr et Saint-Germain-en-Laye est lancée
A peine trois mois après l’arrêt des trains sur la Grande Ceinture Ouest, les rails ont commencé à être posés fin octobre sur le tram-train T13. Englobée dans un nouveau tram-train de Saint-Cyr à Saint-Germain-en-Laye, l’ancienne branche GCO de la ligne L de Noisy-le-Roi à Saint-Germain-Grande-Ceinture peinait à dépasser les 400 voyageurs par jour. Sa conversion en tram-train avec prolongement à ses extrémités, au sud vers Saint-Cyr à la rencontre du RER C et des Transiliens N et U et au nord vers la gare du RER A de Saint-Germain-en-Laye, devrait lui permettre d’atteindre les 21 000 voyageurs par jour. L’une des particularités de ce nouveau tram-train est de recréer un lien ferré (déposé en 1939) entre les deux gares de Saint-Germain-en-Laye, aux pieds du château et sur la Grande Ceinture. Pour autant la nouvelle ligne ne reprend pas l’ancien tracé, remontant plus au nord vers le camp des Loges. C’est dans ce secteur, le long de l’avenue des Loges et du Président Kennedy que les premiers coupons de rails sont posés.
un calendrier serré
Le calendrier est serré puisque la mise en service doit intervenir dès la fin 2021. Aux pieds du château de Saint-Germain, les engins de terrassement réalisent le futur terminus du T13. Etabli au côté des voies de garage du RER A, il sera sans arrière station, les échanges se faisant en amont grâce à une communication croisée. Difficulté supplémentaire, le tramway ne doit pas apparaître dans la perspective du château et des jardins Le Nôtre classés monument historique. Le site s’inscrit donc en léger contrebas, ce qui facilitera les échanges avec le couloir de correspondance vers le RER A en cours d’établissement. A la mise en service du T13, un tapis roulant permettra aux voyageurs de franchir plus rapidement les 200 m qui séparent les deux lignes.
Le T13 d’un coût de 306 M€ permettra de parcourir les 18,8 km entre Saint-Cyr et Saint-Germain en une demi-heure, avec une fréquence de 10 minutes aux heures de pointe. La première rame Alstom Dualis est attendue au centre de maintenance de Versailles-Matelots en mai 2020, quelques semaines avant les premiers essais en ligne. A l’horizon 2026, le T13 sera prolongé vers la gare d’Achères depuis Saint-Germain-Grande-Ceinture.
Cliquez sur la carte ci-dessous pour la voir en plus grand :
Philippe-Enrico Attal

La reprise des circulations entre Montpellier et Béziers reportée au 25 novembre
Le trafic n’a pas pu reprendre le 4 novembre, comme l’espérait la SNCF, sur la ligne Montpellier – Perpignan après les dégâts provoqués par les très fortes pluies qui se sont abattues les 22 et 23 octobre dans le Languedoc-Roussillon. Les travaux de remise en état des voies sont trop importants et devraient durer pas loin d’un mois de plus pour la partie Agde – Béziers la plus touchée.
La reprise des circulations est prévue au mieux le 25 novembre mais seulement sur une seule voie, la 2 (dans le sens Béziers – Sète – Montpellier). Toutefois, les trains venant de Montpellier pourront emprunter cette voie à contresens, pendant quelques jours, les installations le permettant à cet endroit de la ligne.
Pendant ce temps-là, les travaux se poursuivront sur la voie 1 (sens Montpellier – Béziers) qui sera rendue à la circulation le 2 décembre. Les deux premiers jours, la vitesse sera limitée à 40 km/h. Puis toutes les circulations, fret et voyageurs, pourront reprendre normalement. En moyenne, une centaine de trains empruntent chaque jour la portion de ligne Béziers – Montpellier dans les deux sens.
Si des dégâts ont été constatés dans tout le Languedoc, c’est dans la commune de Villeneuve-les-Béziers, (PK 436) à l’est de Béziers, en direction d’Agde, que l’ensemble du talus sous la voie a été emporté sur 400 m. À cet endroit, les rails et leurs traverses flottent dans l’air, enjambant des ravines profondes de 5 m. Il faudra donc reconstruire totalement la voie sur 1 kilomètre.
« C’est la sous-couche qui a été touchée, c’est-à-dire les fondations de la voie. Il faut donc déposer les voies, c’est-à-dire retirer le ballast, retirer les traverses et retirer les rails, et refaire une sous-couche », a détaillé la SNCF. 25 000 tonnes de remblai seront nécessaires. Une centaine d’hommes sont mobilisés pour refaire la voie, dont la moitié d’agents SNCF, qui travailleront en 3X8.
Ailleurs dans la région, la remise en état devrait être plus rapide. La SNCF annonçait une reprise du trafic TER entre Agde et Sète dès le 31 octobre, et entre Béziers – Neussargues, le 2 novembre.
Yann Goubin

