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  • Ferroviaire – Inauguration du centre de maintenance Erion à Montceau-les-Mines

    Ferroviaire – Inauguration du centre de maintenance Erion à Montceau-les-Mines

    Les inaugurations se succèdent sur le site Mecateamplatform de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) : deux mois après la réouverture après rénovation de son embranchement au réseau ferré par le dirigeant de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, c’est au tour du centre de maintenance de locomotives d’Erion France. Onze mois après le lancement de sa construction sur la plateforme mutualisée du Mecateamcluster.

    Le 20 juin, les parties prenantes de ce nouvel établissement de maintenance ferroviaire situé sur l’ancien site minier des Chavannes, ont pris place dans la cabine d’une locomotive diesel Euro 4 000 d’Europorte pour couper le ruban inaugural. Aux commandes, Carmen García Cristóbal, directrice des Opérations de l’entreprise de maintenance ferroviaire Erion. A ses côtés, Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, David Marti, président de la communauté urbaine Creusot Montceau, Jean-Claude Lagrange, PDG de la SEM pour la Coopération industrielle en Bourgogne (Semcib),  Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, et Eric Boucourt, sous-préfet d’Autun et Daniel Martínez Alonso, président d’Erion France.

    Europorte, VFLI pour clients

    Créée en 2012, la filiale française d’Erion, détenue à 49 % par la Renfe et 51 % par Stadler, emploie actuellement une quarantaine de personnes, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de cinq millions d’euros, avec Europorte, VFLI et ETF pour clients.

    L’implantation d’Erion France à Montceau-les-Mines est d’autant plus bienvenue qu’elle découle d’une décision relativement tardive, la première réunion à ce sujet s’étant tenue en 2015 : « C’est la gamba sur la paella ! », a osé Jean-Claude Lagrange lors des discours inauguraux, faisant allusion aux origines espagnoles de l’entreprise… et au plat qui serait servi ensuite aux invités !

    Outre la mutualisation qu’elle permet, Mecateamplatform présente l’avantage géographique d’être embranchée sur ligne de Paray-le-Monial à Montchanin du réseau ferré national, qui la met à 45 km de l’axe fret entre la Belgique et Marseille, via Amiens, Dijon et Lyon. Une position stratégique pour assurer sur un site français la maintenance des 58 locomotives diesel de forte puissance des clients d’Erion France, principalement des Euro 4 000 au catalogue Stadler (anciennement Vossloh España) ou des Class 77 construites au Canada par EMD (anciennement GM).

    Montée en puissance sur le marché français

    Livré fin mai, dans les temps impartis, le bâtiment se présente sur une longueur de 90 mètres, dont 60 pour la zone de maintenance lourde (avec un total de huit vérins de levage de 35 t chacun, deux ponts roulants de 25 t sous un plafond haut) et 30 m pour la maintenance légère et préventive (avec trois voies passantes sur fosse et passerelles d’accès à mi-hauteur et en toiture), à proximité du tour en fosse. Avec cette implantation, Erion France envisage une montée en puissance sur le marché français, ses dirigeants tablant sur une augmentation de 60 % du chiffre d’affaires d’ici à 2021, et la création d’une vingtaine d’emplois. Ainsi, avec une soixantaine de salariés, le site pourra traiter quelque 150 locomotives par an, dont une dizaine en même temps si nécessaire. Cette capacité pourrait être doublée par d’éventuelles extensions à l’avant et à l’arrière du bâtiment.

    Côté Mecateamplatform, une troisième inauguration se profile cette année, avec la livraison de la première tranche du pôle formation, qui accueillera la prochaine convention d’affaires Mecateameetings, les 26 et 27 septembre prochains.

    P. L.

  • Travaux d’été en Ile-de-France : « Nuits longues » sur le RER A, coupures ailleurs

    Travaux d’été en Ile-de-France : « Nuits longues » sur le RER A, coupures ailleurs

    Pour le cinquième été consécutif, le renouvellement de la voie et du ballast sur le RER A, cette fois entre Auber et Vincennes, sera le plus grand des chantiers lancés par la RATP. Mais contrairement aux fois précédentes, pas d’interruption totale du trafic : les travaux s’effectueront en « nuits longues », avec fin de service dès 21 ou 22h en semaine et interruption totale les week-ends et du 10 au 18 août.

    Travaux estivaux sur le RER B également, tant côté RATP (entre Lozère et Saint-Rémy-lès-Chevreuse du 20 au 28 juillet) que SNCF (deux voies sur quatre fermées entre La Plaine-Stade-de-France et Aulnay-sous-Bois du 27 juillet au 18 août). Ceci pour créer des retournements supplémentaires à Orsay et au Bourget, tout en renouvelant les voies et les aiguillages.

    Du 15 juillet au 24 août, la traversée parisienne du RER C connaîtra sa 22e interruption estivale, pour 100 m de jet grouting au Pont de l’Alma et des remplacements de rails. Alors que sur le RER E, le trafic sera interrompu du 15 juillet au 25 août entre Haussmann-Saint-Lazare et Gare-du-Nord-Magenta pour adapter les hauteurs de quais et préparer le prolongement vers l’ouest. D’autres travaux impacteront les lignes H, J, L, N, P, R et U.

    Côté métro, la ligne 6 sera fermée du 1er juillet au 1er septembre entre Montparnasse et Trocadéro pour la réfection du viaduc. Et les tramways auront leur lot de chantiers (T1, T2 et T3a).

    Enfin, les chantiers en cours se poursuivront, comme l’électrification Paris – Troyes (coupure sur la ligne P du 12 juillet au 24 août) et le renouvellement de la caténaire au sud de Bibliothèque-François-Mitterrand (RER C). Dans le métro, l’automatisation de la ligne 4 et la préparation du prolongement de la 11 se poursuivent. Et le tram-train T4 devrait rouvrir en septembre.

    P. L.

     

  • Les premiers bus à hydrogène de France circuleront cet été dans les Hauts-de-France

    Les premiers bus à hydrogène de France circuleront cet été dans les Hauts-de-France

    Dans la course qui se jouait entre Lens et Pau, toutes deux désireuses d’être la première à lancer le premier bus à hydrogène de France, Lens a finalement pris la tête en inaugurant aujourd’hui la station à hydrogène dans la commune de Houdain (Pas-de-Calais). Et en s’apprêtant à lancer les premières circulations en juillet. Six bus à hydrogène Businova de Safra devraient alors desservir la ligne « Bulle 6 » reliant Auchel à Bruay-la-Buissière en 13,4 km.

    « En conservant toute l’architecture du véhicule, Safra a adapté un système hydrogène sur son bus électrique, alimenté par un pack de batteries lithium-ion auquel a été greffée une pile à combustible à hydrogène fournie par Michelin, permettant ainsi d’offrir une autonomie supérieure à 300 kilomètres », indique dans un communiqué Transdev. Ces bus, présentés comme des BHNS (bus à haut niveau de service) pourront se recharger en 30 minutes. « Ils devraient parcourir 420 000 km annuels, tout en économisant plus de 530 tonnes de C02 par an », poursuit l’opérateur.

    « La perspective de l’hydrogène sur le réseau Tadao, exploité par Transdev, a été le fruit d’un choix audacieux pour introduire une véritable innovation. Ce carburant pourrait bien être le carburant du futur dans les transports publics », a déclaré de son côté le jour de l’inauguration Laurent Duporge, le président du Syndicat mixte des transports Artois Gohelle.

    Côté Pau, la collectivité devrait lancer ses BHNS à hydrogène à la fin de l’année, tandis que la RATP, qui vient de signer un protocole d’accord avec Solaris, annonce vouloir expérimenter l’hydrogène à partir du début 2020, pendant deux mois à Thiais dans le Val-de-Marne.

    M.-H. P.

  • Maîtrise d’œuvre de la troisième ligne de métro de Toulouse : choix des entreprises

    Maîtrise d’œuvre de la troisième ligne de métro de Toulouse : choix des entreprises

    Trois groupements d’entreprises ont été retenus pour la maîtrise d’œuvre des trois tronçons de la troisième ligne de métro de Toulouse. Le 5 juin, Tisséo a annoncé les deux groupements choisis pour les parties aériennes situées aux extrémités de la ligne : Arcadis ESG/Oteis/Séquences pour le sud-est, de la station Montaudran au terminus à Labège, pour 13 millions d’euros ; Artelia/BG ingénieurs-conseils/AR Theme associés/Harter Architecture pour l’extrémité nord, de la station Jean-Maga jusqu’à Colomiers, pour 11,7 millions d’euros.

    En avril, Tisséo avait choisi Systra, Arcadis, Richez_associés, Séquences et Taillandier Architectes associés pour le tronçon central du projet (tunnel entre les station Jean-Maga et Montaudran) estimé à 50 millions d’euros. Ce marché de maîtrise d’œuvre avait été divisé en trois après que l’appel d’offres avait été jugé infructueux à cause d’une proposition commune des concurrents habituels Systra et Egis à l’automne dernier, entraînant une année de retard sur la livraison de la ligne annoncée en 2025.

    D’ici fin 2019, Tisséo choisira les entreprises pour le matériel roulant entre Alstom Transport, Ansaldo-Hitachi, CAF avec Thalès et Siemens Mobility.

    C. S.

     

  • Jean-Pierre Farandou de retour à la tête de l’UTP

    Jean-Pierre Farandou de retour à la tête de l’UTP

    Sans grande surprise, le dirigeant de Keolis succède à Thierry Mallet (PDG de Transdev) à la tête de l’Union des transports publics ferroviaires (UTP). Elle représente les entreprises de transport urbains et ferroviaires, privées et publiques : SNCF, sa filiale Keolis, Transdev, RATP, le réseau indépendant Agir, etc. Ainsi que des gestionnaires d’infrastructure ferroviaire.

    Elu le 20 juin pour un nouveau mandat de deux ans, après avoir déjà présidé l’UTP de juin 2015 à juin 2017, Jean-Pierre Farandou « va poursuivre les travaux relatifs aux négociations de la convention collective de branche ferroviaire, à l’ouverture à la concurrence en Ile-de-France ou encore à l’intégration des nouvelles mobilités dans le modèle économique du transport urbain », lit-on dans le communiqué du syndicat professionnel .

  • Jeu de chaises musicales au cabinet d’Elisabeth Borne

    Jeu de chaises musicales au cabinet d’Elisabeth Borne

    La fin de l’examen de la loi Mobilités mi-juin signe le départ de plusieurs conseillers au cabinet de la ministre des Transports. Son directeur de cabinet, Julien Dehornoy part le 1er juillet, Guillaume Leforestier lui succède. Maître des requêtes au Conseil d’Etat, il avait lui-même succédé à Elisabeth Borne au cabinet de Ségolène Royal en 2015 lorsque l’actuelle ministre des Transports avait pris la direction de la RATP.

    De son côté, Nicolas d’Arco, conseiller chargé des nouvelles mobilités et du transport maritime, est remplacé par Laure Ménétrier. Le remplaçant de Benjamin Maurice, conseiller social, n’est pas encore annoncé, ont indiqué à VRT les services d’Elisabeth Borne.

     

     

  • Edouard Hénaut met en place l’équipe de Transdev France

    Edouard Hénaut met en place l’équipe de Transdev France

    Après la réorganisation de la direction du groupe, annoncée en janvier, une nouvelle équipe se met en place au sein de Transdev pour piloter les activités en France. D’où une série de nominations annoncée par Edouard Hénaut (photo). Le nouveau directeur général explique vouloir, d’une part, renforcer les liens avec les territoires, d’autre part mieux se préparer à l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire et en Ile-de-France.

    Un nouveau directeur général délégué, Sylvain Picard, sera chargé de l’articulation entre le central et les territoires. Les régions Transdev sont pilotées, « au plus proche des enjeux territoriaux », par Sylvie Bacqué pour l’Auvergne-Rhône-Alpes, Thierry Brunel (Occitanie), Vincent Destot (Hauts-de-France), Brigitte Guichard (Bourgogne-Franche-Comté), Sylvain Joannon (Sud), Gildas Lagadec (Bretagne et Pays de la Loire), Christophe Mallet (Centre-Val de Loire), Olivier Monnot (Grand Est, il prendra ses fonctions fin août 2019), Pascal Morganti (Nouvelle-Aquitaine), Sylvain Picard (Normandie) et Julien Tenenbaum (Outre-mer). De son côté, Salima Saa est nommée à la direction du Développement et Commerce, intégrant notamment la direction des Offres.

  • Bernard Schaer élu président d’i-Trans et de Railenium

    Bernard Schaer élu président d’i-Trans et de Railenium

    Le 23 mai, le conseil d’administration du pôle de compétitivité i-Trans a élu président pour trois ans Bernard Schaer. Il succède à Yves Ramette. Il lui a également succédé le 20 juin à la présidence de Railenium. Ingénieur des Ponts et chaussées, Bernard Schaer était jusqu’à son départ de la SNCF, en septembre 2018, membre du Comex de SNCF Réseau et occupait les fonctions de directeur général adjoint en charge de l’Ingénierie et des Projets.

  • Pier Eringa à la tête de Transdev Pays-Bas

    Pier Eringa à la tête de Transdev Pays-Bas

    Transdev nomme Pier Eringa à la tête de ses activités aux Pays-Bas où le groupe emploie près de 9000 personnes et a réalisé en 2018 un CA de 735 millions d’euros. Avant de rejoindre Transdev, Pier Eringa dirigeait ProRail, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire néerlandais. Il avait auparavant occupé des postes de direction à la Fédération néerlandaise de football, au ministère de la Justice et à la police néerlandaise.

  • Le centre de Lyon bientôt transformé en zone piétonne

    Le centre de Lyon bientôt transformé en zone piétonne

    La Métropole de Lyon va rendre piétonnier à partir du 21 septembre le centre-ville de Lyon, entre la place Bellecour et la place des Terreaux/Hôtel de ville. « Le statu quo n’est plus possible, Lyon et d’autres villes de la métropole doivent inventer un nouveau modèle de centre-ville », estime David Kimelfeld, président de la métropole.

    Le dispositif va favoriser les modes doux et les transports collectifs avec un maximum d’espaces aménagés pour les piétons, et interdire les voitures sauf sur la rue Grenette, conservée comme voie traversante est – ouest entre Rhône et Saône. La future piétonnisation est ambitieuse prévoyant notamment une navette autonome électrique, la suppression les trottoirs et « des projets d’envergure de végétalisation » (jardins, potagers, arbres) pour lutter contre les îlots de chaleur urbains. Les commerces, bars, restaurants et hôtels de la Presqu’île devraient en profiter, un secteur où seulement 12 % des achats se font en voiture.

    Le calendrier est progressif et fera l’objet d’une information pendant l’été. Le lancement sera d’abord expérimental le 21 septembre à raison d’une fois par mois pendant six mois et la piétonnisation du cœur de ville deviendra permanente à partir du 21 septembre 2021. Détail politique, le projet métropolitain a été présenté sans associer ni même informer le maire de Lyon, Gérard Collomb.

    Claude Ferrero