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Véhicules autonomes : Navya veut retenir ses nouveaux talents
Informaticiens rompus aux calculs des probabilités et aux langages de programmation, ingénieurs et docteurs en robotique mobile, en automatismes et traitement du signal, techniciens en cartographie 3D, en localisation, simulation et détection d’obstacles, designers et ergonomes, spécialistes de la fusion de données… Les nouveaux métiers de l’intelligence du véhicule autonome sont légion, les expertises pointues, les formations spécifiques.
Pour anticiper la montée en puissance de ses équipes R&D, dans un contexte de gouvernance chahutée suite au départ précipité du PDG Christophe Sapet fin 2018, la firme lyonnaise Navya (280 collaborateurs) qui figure parmi les leaders mondiaux du véhicule autonome, déménage le 22 janvier 2019 son « Lab » à la Défense. « Navya se donne les moyens de retenir les meilleurs talents en leur offrant les conditions de travail les plus favorables », lit-on dans un communiqué. Quand on tient un Millénial surdoué, il faut savoir le garder. Depuis aujourd’hui, 80 ingénieurs développeurs et docteurs universitaires s’activent dans les étages inférieurs de la Tour Majunga, la plus haute du quartier d’affaires parisien. Moyenne d’âge, 28 ans et demi. Fin janvier, 20 autres ingénieurs et chercheurs en R&D doivent les rejoindre, Leur formation ? « La plupart sont diplômés d’écoles d’ingénieurs françaises, comme Centrale Supelec et l’Institut national des Sciences Appliquées de Lyon (Insa) », indique l’entreprise.
N. A.

La Fondation SNCF lance le baromètre du mécénat de compétences
Près de 3 Français sur 4 se déclarent prêts à s’engager de manière solidaire sur leur temps de travail : c’est l’un des enseignements majeurs du baromètre du mécénat de compétences lancé par la Fondation SNCF, avec l’Ifop, et réalisé auprès de 3 000 personnes. 63 % des salariés estiment légitime que l’entreprise favorise leur engagement citoyen auprès du monde associatif, en leur permettant d’y consacrer plusieurs jours par an, pris sur leur temps de travail. Ils y voient un double effet positif : cela renforce leur lien avec l’entreprise (65 %) et leur permet d’évoluer à travers des expériences humaines enrichissantes (57 %). Pour les salariés engagés, c’est un moyen de sortir de la routine (71 %) et d’acquérir de nouvelles compétences (64 %). Lancé en 2013 par la Fondation SNCF a ce dispositif compte aujourd’hui plus de 3 500 salariés du Groupe SNCF, de tous les métiers et de toutes les régions. « C’est une grande fierté de voir aujourd’hui cette impulsion partagée avec quinze dirigeants d’entreprises françaises grâce à la signature », ont déclaré Guillaume Pepy, président du directoire SNCF, et Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau et président de la Fondation SNCF, le 16 janvier lors de la signature d’un manifeste en faveur du mécénat de compétences, avec notamment Vinci, La Poste, ADP, Total, Schneider Electric et Accenture, Manpower. «Cette dynamique collective apportera, j’en suis convaincue, un soutien inédit aux milliers d’associations qui se battent aujourd’hui pour plus de solidarité », souligne de son côté Marianne Eshet, déléguée générale de la fondation.
Indigo se renforce dans le stationnement
Indigo Group a annoncé le 17 janvier avoir conclu un accord en vue de l’acquisition du pôle stationnement de Spie batignolles concessions, opéré sous la marque Spie Autocité. « Cet accord s’inscrit dans le cadre de la stratégie Goal 2025 annoncée en mars 2018 consistant à se concentrer sur les pays dans lesquels le groupe détient une position de leader ou de co-leader. Il fait suite au rachat de l’entreprise Besix Park en Belgique en juillet 2018, ainsi qu’à la cession des activités du groupe au Royaume-Uni, en Allemagne, en République Tchèque et en Slovaquie, finalisée en décembre 2018 », indique la société qui se présente comme un acteur global du stationnement et de la mobilité.

Une « garantie logement » pour les nouveaux embauchés de la SNCF en Ile-de-France
Comment attirer plus de candidats à l’embauche ? En liant emploi et logement, répond la SNCF en Ile-de-France où se font près de la moitié des 5 000 embauches annuelles de l’entreprise. Depuis le 1er janvier, SNCF propose en effet à tous les nouveaux embauchés, dans cette région où il est particulièrement difficile de se loger, une offre inédite d’accès au logement. Baptisé « garantie logement », le dispositif consiste en une offre à prix attractif pour les non-cadres et un accompagnement à la recherche d’un logement pour les cadres. SNCF s’engage à proposer un logement situé à 20 km maximum du lieu de travail, au plus tard dans les quatre mois suivant l’arrivée dans l’entreprise. Cette mesure représente un investissement de 20 millions d’euros par an.
Cette année, la SNCF prévoit de recruter 2 000 personnes sur le territoire francilien, notamment pour des postes techniques tant côté SNCF Transilien que SNCF Réseau (conduite, aiguillage, maintenance…).

Autoroutes, ticket mobilité : deux mesures très « gilets jaunes »
17 janvier 2019 : après discussion avec les sociétés d’autoroutes, la ministre des Transports Elisabeth Borne annonce une réduction de 30 % sur les péages pour les automobilistes effectuant au moins 10 allers-retours par mois pour leur trajet domicile – travail. La mesure entre en vigueur le 1er février et pourrait concerner un million d’automobilistes selon les calculs du ministère. Le même jour, la hausse des péages autoroutiers interviendra comme chaque année, conséquence d’un ancien accord passé en 2015 entre l’Etat et les sociétés concessionnaires.
Le 14 janvier, lors de ses vœux à la presse, la présidente de Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay annonçait de son côté la future mise en place d’un « Ticket mobilité » pouvant atteindre 400 euros par an (sur le modèle de l’indemnité kilométrique vélo et du forfait mobilité prévus dans la loi d’orientation des Mobilités*), non chargés et défiscalisés. L’aide est soumise à un plafond de salaire individuel.
Seules conditions pour bénéficier de ce coup de pouce financier : habiter à 25 km au moins de son lieu de travail, dans une zone non desservie par un transport public sans autre alternative que la voiture, effectuer un aller-retour quotidien et… être salarié d’une entreprise volontaire pour abonder l’aide financière de la région.
La mesure a été présentée début janvier en séance du conseil régional, elle sera délibérée le 29 mars prochain. Budget pour la région : près de trois millions d’euros, selon Michel Neugnot, vice-président Transport de Bourgogne-Franche-Comté.
N. Arensonas
* Le projet de LOM qui sera débattu au Sénat mi-mars prévoit un « forfait mobilité durable » sur la base du volontariat des entreprises. La ministre des Transports se dit aujourd’hui favorable au principe obligatoire de la mesure.

Keolis renouvelé à Montargis
La filiale de la SNCF, candidat sortant, s’était vu renouvelé fin 2018 à l’issue de l’appel d’offres de l’agglomération montargeoise pour l’exploitation et la refonte du réseau de transport urbain Amelys : bus, transport de personnes à mobilité réduite (PMR) et intégration des nouvelles mobilités (covoiturage, autopartage et vélo).
Un nouveau contrat de six ans qui a démarré le 1er janvier 2019 pour un chiffre d’affaires cumulé de 25 millions d’euros.

Un consortium mené par JR East teste un bus sans chauffeur
Le japonais Kyocera, l’un des premiers fournisseurs mondiaux de composants en céramique fine pour l’industrie technologique, a annoncé qu’il participait à un projet-test de bus sans chauffeur organisé par « Mobility Innovation Consortium », une organisation faisant la promotion de la conduite autonome qui regroupe, autour de JR East, outre Koycera, Advanced Smart Mobility., Aichi Steel, SoftBank, Nippon Signal et NEC. Ces tests qui ont démarré en décembre dernier doivent se poursuivre jusqu’au mois de mars.
Il s’agit d’évaluer les technologies de conduite autonome pour les applications relevant des transports par bus, incluant un contrôle automatisé de la maintenance des voies de circulation, un contrôle de la vitesse, une aide au stationnement et des tests de passages alternés sur des voies de bus à haut niveau de service.

La Saemes fête ses 40 ans tout au long de l’année
La Saemes a 40 ans et souhaite le fêter tout au long de l’année. L’opérateur de stationnement en Ile-de-France veut mettre l’accent, autour de différents événements, sur son histoire et sur les évolutions et transformations qui font les parkings d’aujourd’hui.
Au programme : le lancement site Internet saemes40ans.fr ; une exposition dans le parking Hôtel-de-Ville de photos de Richard Kalvar, photographe de l’agence Magnum Photos (jusqu’à la fin février) qui retracent l’évolution de la mobilité dans Paris ; un concours photo ouvert à tous (dont le thème reste à définir) ; des visites des ruches de la Saemes installées sur le toit-terrasse de son parking Firmin-Gémier (Paris XVIIIe) ou encore la décoration du parking Pyramides (Paris Ier) avec deux fresques de 50 m² réalisées par des étudiants de l’Ecole Bleue à l’issue d’un concours.

L’intersyndicale d’Alstom redit son opposition à la fusion avec Siemens
L’intersyndicale franco-belge d’Alstom a réaffirmé le 14 janvier son opposition au projet de fusion entre Alstom et Siemens Mobility. A la suite des « rumeurs selon lesquelles la Commission européenne allait probablement retoquer, en l’état, le projet de « rapprochement » entre Alstom et Siemens », l’intersyndicale rappelle que, pour elle, les seuls convaincus de l’intérêt de l’opération, « ce sont les actionnaires. Et pour cause, 1,8 milliard de dividendes exceptionnels supplémentaires, ça ne se refuse pas ! »
De plus, ce projet, pour les syndicats d’Alstom, « profiterait majoritairement à Siemens AG ». Les syndicats redoutent l’effet de synergies, « estimées à 470 millions d’euros [qui] consistent en des réductions de gamme de produits, de capacité de conception et de capacités industrielles. Ce qui peut se traduire par 4 000 à 7 000 suppressions de postes dans les années à venir, essentiellement en Europe ».
Quant au concurrent chinois CRRC, « c’est un épouvantail sans réalité utilisé par la direction et le gouvernement ». Le rapprochement d’Alstom – Siemens accélérerait même son entrée de CRRC en Europe. En effet, « les “remèdes“ proposés par la Direction, et plus encore les “synergies“ à venir, seront pour eux l’occasion d’acquérir à bas coût une base industrielle en Europe ».
Quelle que soit la décision de la Commission, conclut l’intersyndicale, « nos revendications restent les mêmes : le maintien de tous les sites et de tous les emplois sur chaque site, l’arrêt des délocalisations d’activités dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. Et la mise en place d’une véritable stratégie industrielle pour le ferroviaire, en France et en Europe ».
L’intersyndicale rassemble, côté français, SCFE-CGC, CGT, FO, CFDT et, côté belge, FGTB/MWB, FGTB/SETCA, CSC/METEA, CSC/CNE.

En vœux-tu, en voilà
On connaît les cérémonies de vœux. Invitation générale – autorités, cadres, clients, fournisseurs, concurrents, journalistes – discours de la présidente ou du président, applaudissements, coupe de champagne, petits fours, papotage. Janvier est un gymkhana de vœux, se déroulant presque tous selon la formule éprouvée. Un peu lassante. On aimerait que le président de l’UTP s’affranchisse du discours écrit pour lui. Les messages seraient moins précis mais ils passeraient mieux.
La SNCF, elle, observe son propre rite, qu’elle a instauré en invitant séparément la presse depuis des années. Dîner assis, tournoiement de membres du Comex passant de table en table au fil du repas – entrée, plat, dessert sont les trois temps de la valse –, afin de poursuivre avec d’autres convives la conversation interrompue avec les précédents.
La RATP a cette année observé la coutume générale mais elle l’a transgressée. Votre billet s’il vous plaît… Lieu : le Trianon, belle vieille salle de spectacles parisienne, pas dans les beaux quartiers. Formule : Live Magazine, soit une hybridation du journalisme et du spectacle, un show dont les « articles » s’impriment dans les esprits et pas sur le papier. Journalisme ? On peut récuser la pertinence du mot pour une activité sponsorisée. Mais on n’est pas là pour pinailler, et surtout pas pour bouder le plaisir quand il passe. Le 14 janvier, ce fut le cas. Certes, le medley, sur scène, au piano, enchaînant des vieux standards comme Smoke gets in your eyes, n’est pas ce qu’il y a de plus original. La success story du métro du Qatar racontée par l’une de ses responsables est un peu trop attendue. Des six intervenants qui se sont succédé, on en retiendra trois. Un, Catherine Guillouard en un lever de rideau rebaptisé « édito » montre un vrai talent sur scène et son story-telling, en grande partie centré autour de ce qu’on préfère d’habitude taire – le déraillement du RER B le 12 juin 2018 – est gonflé et sonne vrai. Deux, la présentation par Richard Poirot, ancien journaliste passé à l’INA, d’archives rétrofuturistes, sur les transports de demain tels qu’on les imaginait hier, est drôle et stimulante. Aramis, l’aérotrain, on s’en souvenait, mais on avait oublié ou jamais eu vent des rêves sans lendemain de véhicules urbains. Trois, excellente idée de clore le spectacle avec le rappeur Pihpoh, l’un des musiciens du métro, qui a une belle façon de revisiter Je me voyais déjà, en hommage à Aznavour. Il y a un peu plus de vingt ans, c’est par un spectacle de danse hip-hop qu’avait commencé l’inauguration de la ligne 14. Il y a là une fidélité. En sortant du Trianon, il n’était pas difficile de s’approvisionner en substances prohibées. Puis de croiser un escadron de contrôleurs courtois à la station de métro Anvers, qui rappellent, une fois le rideau tombé, que la culture de la rue, à la RATP, ne tient pas que de l’idylle, et beaucoup de la confrontation. Votre billet s’il vous plaît…