Votre panier est actuellement vide !
Blog

Cadencement à la demi-heure pour WESTbahn entre Vienne et Salzbourg
Au changement d’horaire du 10 décembre, le nouvel entrant autrichien WESTbahn (filiale de la SNCF à 17,40 %) a doublé la fréquence de ses dessertes entre Vienne et Salzbourg, offrant désormais un départ cadencé à la demi-heure entre les deux villes, avec arrêts dans les principales agglomérations traversées. Aux trains (rebaptisés WESTgreen) au départ ou à l’arrivée de la Gare de l’Ouest se sont ajoutés un train par heure et par sens (WESTblue) desservant les autres gares viennoises par le tronc commun du réseau S-Bahn. Désormais, les gares de Praterstern, Mitte, Rennweg, Quartier Belvédère et Meidling, ainsi que les voies souterraines de la « nouvelle » gare centrale viennoise, sont reliées avec les villes à l’ouest de la capitale sans qu’un changement soit nécessaire.

Cinq préqualifiés pour le tramway d’Odense
Cinq entreprises ou groupements ont été préqualifiés pour concourir à l’appel d’offres sur l’exploitation et la maintenance du tramway d’Odense (Odense Letbane) lorsque celui-ci sera en service, fin 2020. Ce sont Arriva Danmark, Keolis Danmark, Metro service (joint-venture entre ATM, les transports de Milan, et Ansaldo STS), Stockholms spårvägar (exploitant associatif de trams à Stockholm) et Odense lightrail service (partenariat entre la compagnie de bus danoise Umove et la filiale suédoise de Transdev). Le vainqueur devrait être désigné fin 2018.

Les deux lignes du tram de Dublin enfin en correspondance
Durant les 13 premières années qui ont suivi leur inauguration en 2004, les deux lignes du Luas, le tram de Dublin exploité par Transdev, n’avaient aucun contact entre elles. Depuis le 9 décembre, les voyageurs peuvent changer entre les lignes verte et rouge, suite au prolongement de la ligne verte vers le nord du centre-ville et la gare de Broombridge/Droichead Broome. Dans sa traversée du centre-ville, le prolongement de la ligne verte présente deux itinéraires à sens et voie uniques, offrant chacun une correspondance avec la ligne rouge.

A Saint-Louis, un deuxième tram transfrontalier ouvre en Alsace cette année
L’année 2017 aura été faste pour les tramways transfrontaliers en Alsace. Après le prolongement vers Kehl de la ligne D de Strasbourg, la ligne 3 du réseau suisse de Bâle-Ville (BVB) dessert désormais la commune de Saint-Louis (68). Réalisé en 29 mois pour un coût de 48,66 millions d’euros, le prolongement de la ligne 3 vers la gare SNCF de Saint-Louis compte 3,4 km, dont 2,6 km sur le territoire français et dessert cinq nouveaux arrêts, dont quatre dans la commune alsacienne. A moins de 15 millions d’euros par kilomètre, ce tram est parmi les moins chers ouverts en France ces dernières années ; il a été financé par la Confédération suisse (31 %), Saint-Louis Agglomération (27 %), l’Etat français (12 %), le conseil départemental du Haut-Rhin (7 %), la région Grand Est (7 %), la ville de Saint-Louis (5 %), l’UE (5 %), Pendlerfonds (Bâle, 4 %) et les BVB (2 %). Il est vrai que ce prix ne compte pas le matériel roulant Bombardier Flexity exploité par le réseau de Bâle-Ville.
Pour les BVB, il s’agit du deuxième prolongement transfrontalier ouvert ces dernières années, après celui vers Weil-am-Rhein (Allemagne), ouvert il y a trois ans. Mais par le passé, le réseau de Bâle-Ville avait déjà desservi Saint-Louis, jusqu’en 1957. Ceci alors que la ligne 10 du réseau suisse de Bâle-Campagne (BLT) n’a jamais cessé de desservir la commune française de Leymen.

Comment Moovia va inciter les automobilistes à payer leur stationnement
Transdev et Egis, alliés dans le contrôle du stationnement s’apprêtent à démarrer leur activité le 1er janvier prochain. La loi Maptam entrera en effet en vigueur, dépénalisant le stationnement. Cette loi donne la possibilité aux collectivités de fixer elle-même le montant des amendes (jusqu’ici fixé à 17 euros) et de confier le contrôle du paiement à des prestataires privés.
Le 14 décembre, les deux filiales de la Caisse des dépôts et consignations ont présenté la nouvelle marque qu’elles créent pour l’occasion : Moovia, contrôlé à hauteur de 70 % par Transdev et à 30 % par Egis. C’est cette marque que les habitants de Bordeaux, Dax, de Laval, Nice ou de Rambouillet, pour ne citer que ces villes, verront sur la tenue des agents de contrôle du stationnement. Des villes où Moovia a été retenu après appels d’offres. Ce sera aussi le cas dans quelques arrondissements de Paris, puisque Transdev et Egis ont remporté un des trois lots proposés par l’Hôtel de Ville, soit 43 000 places à contrôler dans le cadre d’un contrat de six ans. Jusqu’à présent, sur les 800 collectivités concernées, seules 20 % ont décidé d’externaliser les contrôles. Certaines, après une période d’observation devraient s’y mettre, estime Xavier Heulin, le président de Moovia. « On pense qu’il y aura une centaine d’appels d’offres en 2018 », indique-t-il, en précisant le chiffre d’affaires qui devrait être réalisé par Moovia : 10 à 15 millions d’euros l’année prochaine.
A Paris, le prestataire sera payé au forfait mais aussi au nombre de recours qu’il aura à gérer puisque cette mission lui incombera également. Les contrôles seront essentiellement humains car aujourd’hui la Cnil n’autorise pas un traitement automatisé complet. « Toutefois, les données qui seront récoltées permettront d’optimiser les tournées de nos agents », poursuit Xavier Heulin. L’objectif fixé par la ville est un contrôle quotidien d’une place sur deux. Dès à présent, une centaine d’agents sont sur le terrain pour tester le dispositif « à blanc ».
Avec ce nouveau dispositif, les villes s’attendent à voir croître leurs recettes de stationnement. Il faut dire qu’elles partent de très bas : à Paris, seuls 10 % des automobilistes paient correctement leur place de visiteurs. La capitale, qui prévoit 110 millions de recettes en 2017, estime que ce montant devrait passer l’année prochaine à 330 millions d’euros.
En recourant à un prestataire extérieur, les collectivités comptent aussi sur une meilleure rotation des places de stationnement et plus de fluidité, puisque actuellement 25 % des voitures qui circulent dans les villes sont en fait à la recherche d’une place pour se garer.
Marie-Hélène Poingt

Le long cheminement des Assises de la mobilité
Pour les décisions, il faudra encore attendre. En clôturant le 13 décembre les Assises de la mobilité qu’elle avait lancées trois mois plus tôt, Elisabeth Borne a expliqué qu’était venu le temps de « peser chacune des propositions, chacune des idées avant de présenter début février une stratégie globale pour une nouvelle politique des mobilités dont le socle législatif sera la loi d’orientation des mobilités ». 400 réunions de groupes de travail ont été organisées et plus de 2 500 propositions ont été présentées au cours de ces trois mois de consultation, a précisé la ministre qui attend maintenant d’ici à la fin janvier la contribution de Jean-Cyril Spinetta sur le système ferroviaire et les conclusions du conseil d’orientation des infrastructures.
Philippe Duron, qui préside ce conseil, a rappelé que la mission du groupe de travail consistait à hiérarchiser les projets de développement et de modernisation selon une double temporalité : une vision sur le long terme (15 ou 20 ans) et une loi de programmation sur cinq ans. « Ce qui nous rapprochera de deux pays, la Suisse et l’Allemagne, qui disposent de ce type d’outil permettant d’avoir de la visibilité », a souligné l’ancien député socialiste du Calvados.
Pour financer les projets, Elisabeth Borne a promis de nouvelles ressources, en s’inspirant des propositions de l’atelier sur les mobilités plus soutenables. Noël de Saint-Pulgent, son président, plaide notamment pour l’instauration de péages urbains à l’instar de Stockholm, Londres ou Milan, pour la mise en place d’une taxe foncière (quand un TGV arrive dans une ville et fait bondir le coût de l’immobilier par exemple), ainsi que pour la possibilité d’instaurer des péages sans recourir à la concession pour tout type de voirie.
Interrogée sur le péage urbain, la ministre a estimé que la disposition législative permettant d’instaurer le péage urbain en France est assez dissuasive, puisqu’il ne peut être mis en œuvre que dans le cas d’une expérimentation de trois ans. Quelle collectivité voudrait investir dans un dispositif pour seulement trois ans ? se demande Elisabeth Borne qui indique que les conditions de mise en œuvre seront modifiées.
Le gouvernement va aussi porter un plan de désenclavement complet du territoire en dix ans. La ministre juge en effet inadmissible que 80 % du territoire ne soit pas couvert par une autorité organisatrice des mobilités. « Nous allons réfléchir, sans doute au niveau des régions, pour voir comment les communautés de communes peuvent s’unir. L’idée, c’est d’aller vers des contrats de différents niveaux entre collectivités », précise-t-elle. L’enjeu est crucial : « Si on continue à avoir des petites villes mal desservies, les entreprises partiront et on créera de la détresse », poursuit-elle.
Enfin, faciliter la mobilité passera aussi par le vélo qui n’est « pas juste pour les bobos ». Un plan pour le développer sera lancé et bénéficiera d’une partie de l’enveloppe de 100 millions d’euros prévus chaque année pendant cinq ans pour soutenir les projets innovants sur les territoires. La ministre a rappelé que la prime à l’achat d’un vélo à assistance électrique avait été rétablie et qu’un travail sur la prime kilométrique vélo allait être mené. Une sensibilisation à la pratique du vélo est aussi envisagée en lien avec l’Education nationale.
Pour réguler le stationnement sur la voie publique des vélos, en plein développement avec l’apparition en France des vélos en libre service et sans station (free floating), des textes devraient être adoptés, pour permettre aux collectivités qui le souhaitent d’octroyer des licences aux nouveaux opérateurs de VLS en free floating.
Voilà pour les grands principes qui ont été rappelés, on attendra février pour entrer dans le vif du sujet.
M.-H. P.

Ouibus lance une alliance internationale
Ouibus a annoncé ce matin un partenariat avec trois opérateurs européens d’autocars ; le britannique National Express, l’Espagnol Alsa (qui appartient au groupe National Express) et la société privée italienne Marino Bus. Cette alliance leur permet de créer un réseau sur l’Europe de l’Ouest, couvrant dix pays et 300 destinations.
De son côté Ouibus, qui est à l’origine de ce partenariat, va pouvoir multiplier par trois le nombre de trajets proposés. « Nous avons fait le choix stratégique de nous appuyer sur des leaders. National Express par exemple est présent dans le monde entier. Nous partageons un socle commun d’expérience clients. Et il faut que chacun garde sa force », commente Roland de Barbentane, le patron de Ouibus.
Depuis début novembre, Ouibus propose sur son site l’offre d’Alsa. L’offre sera également partagée avec National Express en janvier, puis mi-janvier avec Marino Bus.

Des transformateurs Mitsubishi à l’essai à la SNCF
La SNCF était jusqu’à présent réputée aussi fermée aux fournisseurs japonais que le marché ferroviaire nippon l’est aux entreprises étrangères. Mais il n’y a pas de forteresse imprenable : Mitsubishi Electric a en effet annoncé être « la première entreprise japonaise à être certifiée par la SNCF en tant que fournisseur de systèmes de propulsion, avec effet immédiat ». Ce qui lui permettra de livrer à la SNCF des prototypes de transformateurs de traction pour deux matériels roulants dont la rénovation est envisagée : les rames Z2N (Z 20500) du réseau Transilien en février prochain, puis les trams-trains Siemens Avanto exploités sur la ligne T4 (Aulnay – Bondy) en décembre 2018.
Pour l’instant, il ne s’agit que de fournir des prototypes. Conformément aux demandes de la SNCF, ces transformateurs présenteront des caractéristiques innovantes. Ainsi, le proto destiné aux Z2N pèse 400 kg de moins que le transfo actuel grâce à ses enroulements en aluminium, tout en présentant un rendement égal ou supérieur à celui des équipements actuels. De plus l’interface étant identique à celle de l’équipement en place, le changement de transfo ne nécessite aucune modification du matériel roulant.
Quant au proto pour le tram-train, il est, selon Mitsubishi Electric, la « première application au monde d’un transformateur de traction refroidi par circulation d’air en toiture » ; par rapport aux équipements actuels, l’absence de ventilateur électrique se traduit par une réduction des émissions sonores d’environ 13 dB et une consommation électrique divisée par deux. Outre les économies d’énergie, ce transfo devrait permettre de réduire les coûts de maintenance par la mise en œuvre de joints hermétiques, grâce auxquels il ne sera plus nécessaire de remplacer périodiquement l’huile isolante.
« Les transformateurs seront installés et évalués sur une période d’un an », indique Mitsubishi Electric, qui ajoute que « si tout se passe bien, la SNCF établira des spécifications de production en série pour les deux transformateurs de traction ». Il va de soi que le fournisseur « a pour objectif de recevoir les commandes de production de masse des appels d’offres pour les deux produits ». En outre, Mitsubishi Electric « envisage de fournir d’autres produits à la SNCF […] comme point de départ pour développer son activité, y compris les rénovations, sur ce marché ». La concurrence est prévenue !
P. L.

Keolis accélère dans le transport sanitaire
Nouveau cap pour Keolis Santé, qui avait été lancé en juillet dernier : déjà numéro un du transport sanitaire grâce à son alliance avec deux leaders du secteur – Intégral et Douillard –, Keolis Santé (51 % Keolis, 49 % Douillard et Intégral) a annoncé le 11 décembre une nouvelle alliance avec Jussieu Secours France, présenté comme le premier réseau national de service d’ambulances.
Keolis Santé veut jouer sur la complémentarité des deux entités. Leur alliance va renforcer « son expertise en matière de prestations d’urgence dans la chaîne des secours et des soins », tandis que Jussieu Secours France va bénéficier de « l’expertise de Keolis dans la conception et l’organisation de services de mobilité, afin d’optimiser l’accès aux soins et le parcours patient », explique dans un communiqué le groupe de transport public, filiale de la SNCF. Le nouvel ensemble, fort de 4 000 collaborateurs, prend le nom de Jussieu Secours.
Keolis poursuit ainsi sa stratégie de consolidation d’un secteur très atomisé, « où le grand nombre d’acteurs induit une qualité de service très hétérogène et une efficacité d’ensemble peu optimale », explique le groupe, qui compte rationaliser et optimiser le service.

La DB met l’ICE 4 en service
Avec le changement d’horaire du 10 décembre, la DB a mis en service son nouveau train intercités ICE 4, après un an de marches à blanc. Les cinq premières de ces rames aptes à 250 km/h assurent désormais des dessertes régulières sur les relations Hambourg – Munich et Hambourg – Stuttgart.
D’ici l’été prochain, neuf rames devraient être en service, l’ensemble du parc ICE 4 étant attendu pour 2023, soit 100 rames de 12 caisses (346 m, 830 places assises et 4 PMR) et 19 de sept caisses. Son équipement ERTMS permettra à l’ICE 4 de circuler sur les voies où le système de sécurité européen est en vigueur, en particulier sur les tronçons de ligne nouvelle entre Berlin et Munich, où le nouveau train intercités est attendu dans un an.
La commande des ICE 4, la plus importante jamais passée à Siemens dans le secteur ferroviaire, s’inscrit dans la stratégie de la DB visant à accroître de 25 % son offre grandes lignes d’ici 2030. A cette fin, la conception du nouveau train offre une grande flexibilité : « en se basant sur cinq types de voitures, 24 compositions sont possibles en fonction du besoin de places, de la vitesse maximale ou du profil de la ligne à desservir », précise Siemens. Ces cinq types de voitures sont les motrices intermédiaires (au nombre de six dans les rames de 12 caisses), où tous les équipements de traction sont concentrés, les voitures de service (une par rame), les remorques intermédiaires, les voitures-restaurant (une par rame) et les voitures d’extrémité.
Le nouveau « porte-drapeau des dessertes grandes lignes », selon les termes de Birgit Bohle, présidente de DB Fernverkehr AG, offre plus d’espace pour les bagages à proximité des places assises, un espace de restauration « élégant », un « concept d’éclairage d’un nouveau genre » avec des LED créant des ambiances différentes en fonction de l’heure du jour, ainsi que des espaces familles et petite enfance repensés. « Pour la première fois, les vélos pourront également être pris dans un ICE », ajoute Birgit Bohle, huit espaces pouvant être réservés dans une des voitures d’extrémité. Les sièges bénéficient de tout le confort moderne (affichage des réservations, inclinaison sans gêner le voisin de derrière, liseuse, prise de courant) et l’équipement Internet bénéficie d’un haut débit. Conçue pour une plage de températures de -25 °C à 45 °C, la climatisation innove enfin par sa redondance : en cas de panne d’un des deux circuits, l’autre continue de fonctionner. Ce qui est appréciable l’été sur de longues distances !
P. L.