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  • Partenariat stratégique France-Suède pour l’innovation et les technologies vertes

    Partenariat stratégique France-Suède pour l’innovation et les technologies vertes

    Le 17 novembre, à l’occasion de sa visite à Göteborg, Emmanuel Macron a signé avec le Premier ministre suédois Stefan Löfvén un partenariat stratégique entre les deux pays pour l’innovation et les technologies vertes. « La France et la Suède se sont engagées à évaluer les résultats de ce partenariat et de le mettre à jour tous les deux ans. Cette évaluation sera conduite à l’occasion d’un sommet bilatéral au deuxième semestre 2019 », a précisé le communiqué commun franco-suédois.

    Une des premières illustrations concrètes de ce partenariat stratégique a été la table ronde franco-suédoise de haut niveau intitulée « Les véhicules autonomes – une solution pour les transports propres ? » qui s’est tenue à Lyon pendant la première journée du 14e Salon international des solutions de transport routier et urbain (Solutrans). Mettant l’accent sur les poids lourds et les véhicules utilitaires, cette table ronde sur les véhicules autonomes et propres était présidée par Elisabeth Borne et son homologue suédois, le ministre des Infrastructures Tomas Eneroth, qui ont auparavant inauguré cette 14e édition, dont la Suède étant invitée d’honneur.

  • Quatre préqualifiés pour la prochaine génération des Docklands

    Quatre préqualifiés pour la prochaine génération des Docklands

    Alstom, Bombardier Transport, CAF et un consortium regroupant Siemens, Stadler Bussang AG et Stadler Rail Valencia. Voici les quatre candidatures préqualifiées par Transport for London (TfL) pour construire les 43 rames de la prochaine génération du métro léger automatique des Docklands (Docklands Light Rail, DLR). Ce futur matériel roulant, dont la mise en service a été fixée en 2022, doit permettre d’offrir, sur le réseau pris globalement, une capacité accrue supérieure à 30 %. En effet, si le tiers le plus ancien du parc actuel, construit dans les années 1990 (voir photo), doit être remplacé par 33 des futures rames, les dix autres contribueront à accroître le nombre total de trains en service. La fiabilité des futures rames à intercirculation devra aussi être supérieure à celle du parc actuel, tout en offrant la climatisation, des informations en temps réel et des prises de courant pour la recharge des objets connectés.

    Place maintenant à l’appel d’offres proprement dit, dont le résultat est attendu l’an prochain par le maire de Londres et les usagers. Avec ses petites rames et une fréquentation en hausse constante (122 millions de voyageurs l’an passé), le DLR est en effet de plus en plus surchargé aux heures de pointe. Et ce métro automatique, qui irrigue les quartiers d’affaires et de logements en plein développement de l’est de Londres, sera directement impacté par l’ouverture de la future Elizabeth Line (Crossrail) dans un peu plus d’un an. Car si d’une part, le « RER londonien » doit soulager le DLR de ses voyageurs sur les longs parcours, il entraînera aussi un trafic accru autour des quatre correspondances entre les deux réseaux.

    P. L.

  • L’UTP pointe les détournements de la loi sur le service garanti

    L’UTP pointe les détournements de la loi sur le service garanti

    Pour la première fois depuis qu’elle a lancé en 2008 son observatoire de la mobilité, l’UTP s’est intéressée à la grève pour dresser un bilan dix ans après l’adoption de la loi sur le service garanti. « La loi de 2007 a permis de vraies avancées. Le nombre de jours de grève par salarié a fortement reculé« ,  commente Frédéric Baverez, vice-président de l’UTP, également directeur exécutif France de Keolis. Mais ce texte a aussi fait l’objet de « détournements ». D’où le souhait de l’UTP de mieux encadrer le droit de retrait, les préavis sans limite de temps et les grèves de 55 minutes pour prévenir les excès. Une demande formulée dans le cadre des Assises de la mobilité. Sur le droit de retrait par exemple qui doit être utilisé « sur une base individuelle en cas de danger grave et imminent« , l’organisation professionnelle souhaiterait « une définition plus plus précise« , qui passerait notamment par un « encadrement géographique et dans la durée« .

    « Cette demande est aussi portée par les associations d’usagers qui réclament, elles, un véritable service minimum« , souligne Frédéric Baverez. Pour l’UTP toutefois, « il n’est pas question de revenir sur le droit de grève mais d’éviter que certains en abusent« . La mise en place d’un service minimum imposerait de réquisitionner des personnels. Personne ne le souhaite, ni les entreprises de transport, ni les préfets qui devraient s’occuper des réquisitions », ajoute le vice-président de l’UTP. « Nous demandons simplement que soient gommées les failles du texte qui sont apparues avec l’expérience. Ce qui nous permettra de mettre en place des plans de transport encore plus adaptés« .

    MH P

  • Un avant-goût de concurrence ferroviaire en Paca

    Un avant-goût de concurrence ferroviaire en Paca

    A partir de février 2018, les abonnés du TER de Paca pourront emprunter, en plus des trains régionaux de la SNCF, des trains de la compagnie privée Thello. Cette possibilité sera limitée aux Alpes-Maritimes où la fréquentation des TER est forte, explique le journal 20 minutes qui a dévoilé l’information. Pour quelques euros de plus, les voyageurs pourront emprunter l’un des trains Thello qui vont de Nice à Monaco, en s’arrêtant dans les plus grandes gares.

  • Des panneaux photovoltaïques sur les dépôts des tramways de Strasbourg

    Des panneaux photovoltaïques sur les dépôts des tramways de Strasbourg

    La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) va installer 15 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques sur les toits de ses unités de production de Cronenbourg et de la Kibitzenau. Les équipements permettront de produire 2,87 mégawatts-crête (MWc), soit l’équivalent de la consommation électrique moyenne de 340 foyers.
    La mise en œuvre des installations et leur exploitation seront confiées à Quadran, entreprise française spécialisée dans la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables. L’opérateur régional Electricité de Strasbourg s’est engagé à racheter l’énergie produite pendant 20 ans. Le montant de l’investissement (trois millions d’euros) restera à charge de Quadran, avec une fin de chantier prévue en juin 2019.
    Sur le dépôt (bus et trams) de Cronenbourg, les panneaux photovoltaïques remplaceront les couvertures existantes en toile de tente, posées il y a 25 ans et arrivées en fin de vie. Sur l’autre site de la CTS dans le quartier de la Kibitzenau, les panneaux couvriront une aire de stationnement des bus et le parking des salariés. « Ce projet contribue à la rénovation de sites que la CTS aurait dû renouveler elle-même », résume son président Alain Fontanel. Pour Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole en charge de l’Environnement, il s’agit avant tout de « promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables dans l’agglomération ». Les panneaux photovoltaïques de la CTS constituent un bond en avant : ils représenteront à eux seuls un tiers des équipements en place à Strasbourg.

    Olivier Mirguet

  • Strasbourg sensibilise les cyclistes à la sécurité

    Strasbourg sensibilise les cyclistes à la sécurité

    La ville de Strasbourg et la police nationale ont organisé ce mois-ci une action de contrôle préventif des vélos, en offrant un contrôle technique gratuit aux usagers de deux-roues. Le contrôle portrait sur onze éléments de sécurité : catadioptres de roues et de pédales, avertisseur sonore, éclairage, freins en bon état… « La loi prévoit que l’absence d’un de ces équipements constitue une contravention de 1ère classe passible d’une amende de 11 euros », ont prévenu les contrôleurs. Aucun cycliste n’a été verbalisé, malgré le déficit criant d’équipements constaté sur les bicyclettes en usage en ville. « Au fil de l’année, la police verbalise en moyenne deux à trois cyclistes par jour, pour non respect des feux de signalisation ou usage du téléphone portable », a cependant rappelé Jean-Baptiste Mathieu, conseiller municipal délégué à la prévention et à la sécurité.

    O. M.

  • Auvergne-Rhône-Alpes : 12 nouvelles stations GNV d’ici 2020

    Auvergne-Rhône-Alpes : 12 nouvelles stations GNV d’ici 2020

    La région Auvergne-Rhône-Alpes, GRDF et l’Adème ont lancé cette semaine l’appel à projet GNVolont’air auprès des transporteurs et des collectivités pour aider à la création de douze nouvelles stations GNV/BioGNV. Les aides des partenaires (2,4 millions d’euros prévus) permettront de financer l’achat de camions et cars GNV qui devront s’avitailler dans les futures stations, également ouvertes au public.

    Informations sur : www.auvergnerhonealpes.fr/aide/aapgnv

    C. F.

  • Poma réalisera la nouvelle ligne du Metrocable de Medellín

    Poma réalisera la nouvelle ligne du Metrocable de Medellín

    Le maire de Medellín, Federico Gutierrez, a annoncé, le 20 novembre dernier, que le contrat pour la construction et l’installation des équipements de la 6e ligne (« P ») du système de télécabines de Medellín (Metrocable) a été adjugé le 17 novembre au français Poma. Le projet, d’une valeur de 298 000 milliards pesos colombiens (84 millions d’euros au taux de change actuel), bénéficie du soutien financier de la municipalité, de l’Etat et, pour la première fois, du département d’Antioquia dont Medellín est la capitale. Le maître d’ouvrage est l’ETMVA, l’entreprise qui exploite l’ensemble des réseaux de transports urbains de la ville.

    Cette ligne, dite « Picacho », aura une longueur de 2,7 km (quatre stations) et sera située dans le nord-ouest de la ville de Medellín, complétant ainsi le premier réseau urbain de télécabines d’Amérique latine. La durée du trajet sera réduite de 40 à 11 minutes et le projet aura un impact environnemental substantiel (congestion, émissions de CO2, etc.). La nouvelle ligne sera connectée au métro dont la capacité est en cours d’augmentation de capacité : le maire a annoncé que 18 des 22 nouvelles rames prévues du constructeur espagnol CAF ont été livrées à ce jour. Les travaux de génie civil doivent démarrer pendant le premier trimestre 2018 pour une finalisation prévue en 2019.

    Pour la société de Grenoble c’est une belle victoire. Après avoir obtenu les contrats des cinq autres lignes, dont la « K », la première ligne de transport urbain de masse dans le monde, Poma renforce sa présence en Colombie et se trouve en position de force pour d’autres contrats dans le pays, alors que son concurrent, Doppelmayr, a obtenu le premier contrat de télécabine dans la capitale, Bogota. Poma a fait de sa filiale colombienne, qui emploie 35 salariés, sa base d’opérations en Amérique du Sud. Elle est complétée par une succursale au Pérou (dix salariés).

    Daniel Solano

  • Grand Paris : le vrai calendrier se fait attendre

    Grand Paris : le vrai calendrier se fait attendre

    On a pensé que ce serait en novembre, on a imaginé que ce pourrait être, avant Noël, pourquoi pas lors de la clôture des Assises de la mobilité, le 13 décembre. On entend maintenant parler d’un glissement, début 2018. D’autant plus attendu que le nouveau calendrier économique et politique sera l’occasion de dire la vérité sur le calendrier technique. De nouvelles dérives sont connues, mais pas encore avouées. Le prolongement de la ligne 14 au nord a été victime d’une double inondation survenue dans la future gare de la porte de Clichy. Le site a été bloqué pendant 13 mois, de juin 2016 à juillet 2017. La RATP, maître d’ouvrage avec Ile-de-France Mobilités, revoit les méthodes de travail, avec tous ses prestataires sur le projet, pour essayer de rattraper le retard. Le nouveau calendrier et attendu en décembre. S’il est évident que l’échéance fixée – fin 2019 – ne pourra être tenue, on ne sait pas encore si l’on pourra rester dans les clous de 2020. A priori, mais nous n’avons pu en avoir confirmation de la SGP ni de la RATP, ce retard n’a pas, dans les délais évoqués, d’incidence sur le tronçon suivant, allant jusqu’à la gare de Saint-Denis-Pleyel, la « gare olympique », sous maîtrise d’ouvrage SGP. Le tronçon sud est lui aussi très tendu, la desserte de l’aéroport d’Orly étant prévue pour mi-2024. Peu de marge avant les jeux Olympiques. Or, le retard de la section nord, dans laquelle prendra place le futur site de remisage de la ligne, peut avoir un impact sur toute la 14. Quant à la ligne 15 Sud, elle est toujours annoncée pour 2022. Alors que, de diverses sources concordantes, elle pourrait être prête en 2024.
    F. D.

  • En visite en Suède, Emmanuel Macron dévoile l’APS pour la route d’Alstom et Volvo

    En visite en Suède, Emmanuel Macron dévoile l’APS pour la route d’Alstom et Volvo

    Après sept réseaux de tramways, l’alimentation par le sol APS d’Alstom va-t-elle s’appliquer aux véhicules routiers ? En partenariat avec Volvo Group, Alstom y travaille depuis quelques années en Suède, où un démonstrateur équipé de l’APS pour camions électriques est en cours d’évaluation sur les pistes d’essai du constructeur de poids lourds. Pour ce projet, développé par ses sites de Vitrolles et Saint-Ouen, Alstom a livré tout le système d’électrification, y compris les segments conducteurs d’énergie intégrés à la surface de la route. Un projet de route électrique qu’Alstom a finalement présenté au siège de Volvo Group, à Göteborg, à l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron en Suède, le 17 novembre.

    La version routière de l’APS n’est pas la seule solution à faire l’objet d’une expérimentation en Suède dans le cadre du projet Elvägar de l’Agence suédoise de l’énergie (Energimyndigheten). Comme son nom l’indique suédois (« routes électriques »), ce projet vise à électrifier les routes afin d’assurer l’alimentation des véhicules électriques lors de leurs parcours. Comme sur les voies ferrées électrifiées !

    C’est ainsi qu’il y a près d’un an et demi déjà, en juin 2016, une double ligne aérienne de contact type tramway était mise en service sur 2 km d’une file de la voie rapide E16, à quelque 200 km au nord de Stockholm. Cette fois-là, Siemens et Scania étaient de la partie (pour l’installation électrique et deux camions hybrides respectivement).

    Sur les routes comme sur les lignes de tram, l’APS d’Alstom – avec le système de recharge statique SRS – se présente comme une alternative à la ligne aérienne de contact. Mais pour quel marché, côté routier ? Alstom indique dans son communiqué que « l’Europe (et particulièrement la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France) et les Etats-Unis sont les précurseurs pour la mise en œuvre de routes électriques ». Voire. Mais dans une perspective où l’on vise la fin du diesel sans pour autant être réaliste sur le cycle de vie des batteries destinées aux poids lourds électriques (y compris les bus), une mise en œuvre à grande échelle de ces derniers obligera tôt ou tard à se pencher sérieusement sur les questions de recharge rapide, voire d’alimentation en mouvement.

    P. L.