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« Airbus du rail » : la zone d’ombre politique d’une bonne nouvelle, selon Gilles Savary
Ville, Rail & Transports a demandé à Gilles Savary de réagir après l’annonce de la fusion entre Siemens et Alstom. Voici ce que nous a répondu l’ancien député socialiste de la Gironde, rapporteur de la loi
de réforme ferroviaire et de celle sur la sécurité et la fraude dans les transports :« Lancée par une tribune publique de quatre parlementaires français reprise par Alain Juppé, l’idée de création d’un Airbus du rail se profile au moment où l’on ne l’attendait pas.
Comme souvent en matière européenne, à l’instar du traité constitutionnel européen en 2005, cette idée française fait l’objet de vives oppositions et controverses françaises.
En cédant de fait ses « parts optionnelles » dans Alstom Transport à Siemens, l’Etat français est accusé de privilégier une aventure étrangère aux dépens d’un champion français.
S’il est une chose qui n’est pas contestée, c’est la nécessité, et même l’urgence, d’une consolidation d’Alstom Transport face aux géants asiatiques qui pointent leur nez sur le marché européen. Le japonais Hitachi a déjà mis un pied en Europe en absorbant l’essentiel des activités ferroviaires de l’italien Ansaldo et en vendant des trains à grande vitesse à la Grande-Bretagne. Il contrôle désormais l’entreprise de signalisation italienne Ansaldo STS, leader du fameux système de signalisation ferroviaire ERTMS. C’est une entreprise de Hongkong, MTR Corporation, qui a délogé le français Veolia du métro de Stockholm. La fusion des deux opérateurs chinois CSR et CNR, le 30 décembre 2014, en un géant mondial redoutable, déjà très impliqué dans la création d’une prometteuse « Route de la soie ferroviaire » entre la Chine et Hambourg, et qui a mis la main sur les activités ferroviaires du tchèque Skoda, ne pouvait laisser les Européens indifférents. Une fusion entre Siemens et Alstom est infiniment préférable au « picorage » asiatique d’une industrie européenne en ordre dispersée, et à l’éventualité d’un rapprochement opportuniste entre Siemens et les Chinois. Et s’il faut envisager ultérieurement de prendre pied en Asie, le nouveau groupe européen disposera des moyens d’une telle ambition, qui n’est pas aujourd’hui à la portée de nos « champions nationaux » européens.
Berceau du chemin de fer, l’Europe ne comptait pas moins d’une quinzaine de producteurs de matériels roulants ferroviaires, pour la plupart autocentrés sur leurs étroits marchés domestiques, avant que les industriels asiatiques ne s’y intéressent pour en faire leurs têtes de pont européennes.
Alstom Transport est dans une position intermédiaire un peu paradoxale. Particulièrement dynamique et offensive sur les marchés extérieurs avec un carnet de commandes de l’ordre de 24 milliards d’euros, ses usines françaises quasi exclusivement dédiées au marché intérieur avec une gamme limitée à deux trains, le Régiolis pour les TER et le TGV pour les grandes lignes, sont confrontées à l’épuisement du modèle économique du TGV, et par conséquent de son « droit de tirage » politique sur une SNCF surendettée par l’investissement en LGV, qui a dû de surcroît déprécier plus de 12 milliards d’actifs en 2016 du fait d’un « suréquipement » en TGV.
On ne peut s’empêcher de penser que la fusion Alstom-Siemens procède d’une convergence d’intérêts entre, d’une part, le gouvernement français en recherche de cash dans le cadre de son programme de redressement budgétaire, Alstom dont les pressions sur la commande publique nationale atteignent des limites mises en lumière par l’épisode du « chantage » à la fermeture du site de Belfort, et d’autre part la nécessité de créer un géant européen dimensionné pour affronter la concurrence asiatique qui se profile.
Pour autant, cette opération n’est pas de même nature que la création d’Airbus. D’abord, parce qu’il s’agit d’une opération gigogne d’échange – acquisition d’actions, somme toute classique, et non pas d’un programme intergouvernemental volontariste, sous contrôle stratégique initial des gouvernements. Ensuite parce que de nombreux autres opérateurs européens, et non des moindres comme le français Thales en matière de signalisation, ne sont pas de la partie ! Sans compter les industriels suisses, britanniques, espagnols, roumains, polonais et tchèques qui ne sont pas quantités négligeables. Enfin parce qu’elle intervient dans un secteur industriel à maturité qui ne présente ni les mêmes caractéristiques pionnières, ni les mêmes perspectives de marché que l’aéronautique civile à l’aube d’Airbus.
S’il n’est pas interdit d’espérer que le rapprochement Alstom-Siemens en agglomère d’autres, il est fatal que cette consolidation prometteuse entraîne ultérieurement des restructurations, qui, pour l’instant, demeurent l’angle mort du dossier.
Il n’est donc pas étonnant que cette annonce – qui revient à sortir Alstom de son illusoire cocon colbertiste et à préparer l’industrie ferroviaire européenne à l’agressivité de concurrents asiatiques désormais à demeure sur le marché européen, et à niveau pour lui tailler des croupières sur le marché mondial – fasse l’objet d’interrogations voire de craintes.
Il est en effet très difficile aujourd’hui d’imaginer comment vont se répartir à terme les sites de production, les charges et les emplois du futur groupe, à la différence du « modèle » Airbus qui a constamment veillé à distribuer les plans de charges industriels de façon équitable entre les usines des différents pays du consortium.
Certes l’alternative d’une nationalisation d’Alstom, qui reviendrait à la maintenir à une taille sous-dimensionnée par rapport aux conditions actuelles de la concurrence mondiale, et à enfermer un peu plus ses usines françaises dans un marché domestique saturé (sans compter les clauses de protection contre les entreprises publiques sur les marchés concurrentiels étrangers) procède de la plus pure illusion protectionniste en économie fermée.
Les Anglais comme les Italiens nous ont démontré depuis longtemps que ce n’est pas tant la nature de la propriété qui garantit le mieux le maintien d’entreprises et d’emplois industriels dans nos vieux pays européens, que la capacité des Etats à y créer un climat et un environnement public propices à leur adaptation aux défis de la mondialisation des marchés.
La fusion des activités transports des deux champions européens du ferroviaire est incontestablement une chance pour l’Europe de continuer à figurer au premier plan du vaste marché ferroviaire mondial. Pour être utile à la France, elle devra rompre avec le confinement national, devenu trop étroit, dans lequel Alstom a maintenu ses usines françaises et leurs emplois, et leur faire profiter enfin de ses remarquables performances à l’étranger.
Mais, avouons-le, pour établir un parallèle crédible avec Airbus, il manque cruellement la dimension politique d’un accord industriel européen à ce dossier. »
Gilles SAVARY

Pourquoi l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire ne devrait pas faire partie de la future loi sur la mobilité
En annonçant le 19 septembre que Jean-Cyril Spinetta sera chargé de réfléchir à l’avenir du système ferroviaire (une réflexion globale allant de la dette du système à l’ouverture à la concurrence en passant par la fixation des péages), le Premier ministre a aussi précisé que l’ancien président d’Air France devrait remettre son rapport au premier trimestre 2018. Or, il a aussi indiqué que la future loi sur la mobilité était attendue plutôt au début de l’année…
Cela confirme le sentiment de certains élus (dont Louis Nègre et Hervé Maurey qui ont déposé début septembre une proposition de loi sur l’ouverture à la concurrence), qui avaient l’impression que le gouvernement n’est plus pressé d’avancer sur ce thème. Le gouvernement ne veut en effet pas accumuler les dossiers explosifs. Il a déjà prévu de présenter au premier semestre 2018 au Parlement les orientations de la réforme des retraites. Si le climat social est trop lourd, le ferroviaire pourra attendre. Mais quoi qu’il se passe, il semble déjà très probable qu’il y aura deux lois, une sur la mobilité, une autre sur le ferroviaire.
M.-H. P.

La France confirme la pause du Lyon – Turin en même temps que son importance « stratégique »
La France et l’Italie ont confirmé le 27 septembre, lors du 34e sommet franco-italien « l’importance stratégique de la section transfrontalière de la ligne ferroviaire Lyon – Turin, qui fait partie des réseaux transeuropéens de transport et dont la réalisation repose sur des accords internationaux ». Les deux pays ont également rappelé que les travaux préliminaires sont près d’être achevés et que « le lancement des travaux ultérieurs, notamment pour la réalisation du tunnel de base est en préparation ».
« Nous sommes l’un et l’autre pleinement engagés », a assuré Emmanuel Macron, qui a toutefois rappelé que ce projet de tunnel ferroviaire transfrontalier de 57,5 km sera examiné comme les autres grands projets d’infrastructures dans le cadre de la réflexion annoncée lors des Assises de la mobilité, et qui sera conduite par une commission présidée par l’ancien député socialiste Philippe Duron. Les engagements internationaux constituant un critère important dans la réflexion, les décisions qui seront prises par la France associeront le gouvernement italien et la Commission européenne (qui participe au financement du projet à hauteur de 40 %) a rappelé le chef de l’Etat. « Ce projet, on ne peut pas le faire réussir avec les idées d’il y a 20 ans », a encore indiqué Emmanuel Macron, qui veut « l’adapter aux modes de mobilité contemporains », des mobilités « plus écologiques, plus intelligentes » et annonce des décisions au premier trimestre 2018. Le chef de l’Etat confirme ainsi la pause annoncée en juillet par la ministre des Transports, qui avait affirmé que le Lyon – Turin était concerné et proposait d’en réexaminer les modalités. Elisabeth Borne avait toutefois pris soin de souligner la spécificité de ce projet, « financé à 40 % par l’Union européenne mais aussi à 35 % par l’Italie ».
M.-H. P.

Keolis garde les transports de Caen
Comme nous l’annoncions fin juillet, la Communauté urbaine Caen la mer a choisi de renouveler le Groupe Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport urbain. Dénommé Twisto, ce réseau qui dessert les 50 communes de la communauté urbaine est géré par Keolis depuis 2002. Pour ce nouveau contrat, annoncé le 28 septembre, deux concurrents étaient en lice face au sortant : RATP Dev et Transdev.
D’une durée de six ans à compter du 1er janvier prochain, le nouveau contrat devrait générer un chiffre d’affaires cumulé de 345 millions d’euros. Dans le cadre de la nouvelle DSP, Keolis aura en charge l’exploitation et la maintenance du réseau de bus, le service de transport dédié aux personnes à mobilité réduite, la gestion de 650 vélos (150 en libre service et 500 en location longue durée) ainsi que l’exploitation des trois lignes du nouveau réseau de tramway dont le lancement est prévu en 2019. Ce lancement sera précédé d’une opération de substitution inédite en France, pour laquelle Keolis accompagnera Caen la mer, de l’arrêt du tramway sur pneu type TVR (31 décembre prochain) à la mise en service de 23 tramways « fer ». Durant les 18 mois de travaux, 42 bus de substitution seront mis en service et les autres lignes seront renforcées. De plus, dès janvier 2018, Keolis exploitera un nouveau service de navette en centre-ville par minibus électrique (22 personnes).
Dans le cadre cette nouvelle DSP, Keolis a pour objectif de « mieux mailler le territoire de la communauté urbaine Caen la mer, grâce notamment à la mise en service d’une grande ligne circulaire d’agglomération qui sera lancée en même temps que le nouveau réseau de tramway ». En parallèle, « l’intégralité du réseau sera modernisée afin de répondre efficacement à la hausse de fréquentation de 19,5 % prévue à horizon 2023 ». Keolis précise que de nouveaux services pour optimiser le parcours client seront également mis en place : « e-boutique, nouvelle billettique avec des titres de transport sans contact, nouveau site internet durant les travaux, calculateur d’itinéraire, etc. ».

Talgo veut produire des trains en Grande-Bretagne
Quelques semaines après la confirmation de l’implantation de CAF au pays de Galles, l’autre constructeur espagnol de matériel roulant ferroviaire, Talgo, dévoile son intention de recruter et construire une usine en Grande-Bretagne. A condition de gagner des appels d’offres. C’est ce que Carlos Palacio Oriol (photo ci-dessus), président de Talgo, a déclaré à notre confrère britannique Rail. « Si nous remportons un marché, nous engagerons la construction d’une usine dès le lendemain. Mais un gros marché, sinon, ça n’a pas de sens. » Par « gros marché », le dirigeant espagnol entend des commandes au moins équivalentes à la moitié des dernières en date, soit un minimum de l’ordre de 500 millions d’euros. Et si Talgo avoue viser avant tout les trains à grande et très grande vitesse, par exemple pour la future ligne à grande vitesse HS2, « nous nous intéressons aussi aux autres marchés pour lesquels nous avons développé des produits ». Carlos Palacio Oriol précise que, quelle que soit la commande, le train de présérie serait construit en Espagne, mais que « le reste serait construit au Royaume-Uni ». Et souligne ce dernier point : « Construit, pas assemblé » ; allusion à Hitachi ? Toujours est-il que le président de Talgo souhaite associer à sa démarche les fournisseurs britanniques, « autant que faire se peut ».

Trois nominations à la direction de Transdev France
Richard Dujardin, directeur général France de Transdev, a annoncé trois nominations le 26 septembre. Celle de Natacha Charvet comme directrice du développement, de Salima Saa comme directrice marché collectivités locales et d’Hervé Baron comme directeur des ressources humaines.
Natacha Charvet, diplômée de ESCP (Master audit et conseil), elle est titulaire d’une Maîtrise de sciences de gestion à l’Université Paris IX Dauphine, a intégré le groupe en 2004. Elle était depuis 2007, directrice du développement de la filiale anglaise de Transdev en charge des appels d’offres et des fusions-acquisitions.
Titulaire d’un DESS en environnement à l’université de Lille et d’un diplôme de management à l’ESC de Marseille, Salima Saa a créé une « start-up » Enviro2B, en 2000, puis fondé un cabinet de conseil en communication environnementale à Marseille. Entre 2008 et 2014, elle a dirigé les équipes commerciales du Groupe Saur. Depuis septembre 2014, elle était directrice commerciale déléguée chez Veolia. Elle a également été présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (2011-2012), membre du Haut conseil des rapatriés et du Haut conseil à l’intégration, porte-parole adjointe de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012.
Hervé Baron est quant à lui diplômé de Sciences-Po Paris, et titulaire d’un DESS gestion de l’emploi et développement social d’entreprise. Il a effectué une partie de sa carrière au sein du groupe Danone ; dès 2010 en tant que DRH Evian et Volvic, puis en 2016 comme directeur des Relations sociales du groupe Danone.
Grenoble s’appuie sur l’imagination pour favoriser la mobilité « active »
Grenoble-Alpes Métropole teste depuis le 28 septembre cinq nouveaux équipements qui doivent faciliter la mobilité « active » (c’est-à-dire à pied ou à vélo) à l’échelle d’un quartier : un axe apaisé où chacun a sa place (voie vélo, espaces pour piétons), un banc multi-usages long de 15 m, un abri voyageurs nouvelle génération, écologique et numérique, un gouvernail pour se mettre sur le bon chemin, et une signalétique « Petits Poucets » (avec marquage au sol). La métropole s’appuie sur un projet 100% participatif puisque ces innovations ont été imaginées par les usagers. Le test va durer quelques mois, indique la métropole, en précisant poursuivre deux objectifs : augmenter la fréquentation de la ligne de bus (où se passe l’expérimentation) et favoriser la marche.
Cette nouvelle phase d’expérimentation fait partie du projet « Chrono en marche ! » qui s’appuie sur 1054 idées proposées par les usagers et les riverains grâce à une application numérique lancée en 2015. Les premiers tests ont été lancés en 2016. Les résultats sont déjà perceptibles : depuis la mise en place des premiers équipements de l’expérimentation, la ligne de bus Chrono C5 a enregistré une augmentation de sa fréquentation de 11 % entre février 2016 et février 2017, et une hausse de 14 % à l’arrêt Cémoi (38 montées supplémentaires chaque jour), lieu où est concentrée l’expérimentation.

La Haute-Garonne développe le covoiturage
Pour accompagner et encourager le développement du covoiturage, le conseil départemental de Haute-Garonne va consacrer 1,6 million d’euros en cinq ans pour améliorer l’accès routier et l’éclairage de 25 aires relevant de sa compétence (sur 37 identifiées) et porter le nombre de places de stationnement réservées de 130 à 480. Une quinzaine de sites n’ayant pour l’instant aucune place seront fortement développés : 30 places seront ainsi créées à Capens, Labarthe-sur-Lèze, Muret ou Pins-Justaret et 40 à Garidech.
En parallèle, la collectivité mène une enquête sur son site Internet pour recueillir les attentes des Haut-Garonnais et est allée à la rencontre des usagers sur les aires de covoiturage existantes du 28 septembre et le 12 octobre. Le département travaille également à la création d’une plateforme de covoiturage en ligne, en partenariat avec la start-up Coovia, qui sera expérimentée par ses agents avant son déploiement au deuxième semestre 2018.
Catherine Sanson-Stern
Les régions se retirent des Assises de la mobilité
Réunies le 28 septembre à Orléans à l’occasion de leur congrès, les régions de France ont fait part de leur colère après le discours du Premier ministre qui a confirmé que l’Etat allait supprimer le fonds de soutien de 450 millions d’euros qui leur avait été accordé l’année dernière pour compenser les compétences économiques qu’elles ont récupérées des départements. Un véritable casus belli pour les présidents des conseils régionaux qui ont décidé de se retirer de la Conférence des territoires et de toutes les discussions engagées avec l’Etat. Dont les Assises de la mobilité. « C’est un scandale ! Nous attendons des excuses de l’Etat, a indiqué à VR&T Philippe Richert, alors président du Grand Est et président de régions de France, qui a annoncé deux jours plus tard le 30 sa démission de ses mandats.
Un communiqué de Régions de France souligne que « les Régions sont néanmoins prêtes à renouer le dialogue dès lors que le Président de la République et le Premier Ministre feront des propositions concrètes pour sortir de l’impasse ». Elles comptent également « faire des propositions notamment pour faire des propositions pour mettre en oeuvre dans notre pays un véritable processus de décentralisation qui soit plus respectueuse des prérogatives des élus locaux et qui laisse une place plus importante à l’expérimentation et aux libertés locales.
MH P

Strasbourg. La CTS élimine les billets en papier
La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) va investir dix millions d’euros pour achever sa migration vers un système billettique sans contact. « Les anciens titres de transport en papier auront totalement disparu en juillet 2018 », annonce Alain Fontanel, président de la CTS. « Cette évolution répond à deux objectifs : inciter les Strasbourgeois à anticiper leur voyage ou à s’abonner, et favoriser la transition écologique. L’abandon du support papier permettra d’économiser 110 arbres par an et des kilomètres de rubans d’encre », calcule l’élu. L’opérateur entend également améliorer la fluidité d’accès dans les bus et les trams, en permettant à ses voyageurs de valider plus rapidement, « en quelques millièmes de secondes », ses titres de transport.
Introduite sur le réseau en 2004 avec la carte Badgéo, la billettique intègre désormais l’application Hoplink, « gage d’interopérabilité », selon Alain Fontanel. Il sera notamment possible de recharger les futurs titres de transport dans le réseau de guichets automatiques de banque (GAB) du Crédit Mutuel, avec lequel la CTS a conclu un accord technique.
Les nouveaux billets sans contact, qui compléteront la gamme existante des supports Badgéo, seront rechargeables et cessibles. La CTS proposera aussi un titre de transport sur QR Code, compatible avec les smartphones Apple et Android. Une part majeure de l’investissement (six millions d’euros) sera consacrée au remplacement des deux valideurs présents dans chaque bus et à l’installation des nouveaux terminaux sur les stations du tramway. Avec la fin de la billetterie magnétique et du support papier, la CTS prévoit de réduire le nombre de valideurs en station. « Cinq valideurs mixtes numériques et magnétiques étaient installés sur chaque quai. Il n’y en aura plus que trois », prévient Alain Giesi, directeur général adjoint de la CTS.Olivier Mirguet