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La RATP affiche un résultat semestriel en forte hausse
Sur les six premiers mois de l’année, la RATP a vu son résultat net bondir de plus de 50 % à 132 millions d’euros. Sa capacité d’autofinancement s’élève à 488 millions d’euros (en hausse de 57 millions d’euros par rapport à juin 2016).
En revanche, son chiffre d’affaires ne s’accroît que légèrement : +1,1 % (plus de 2,8 milliards de chiffres d’affaires sur les six premiers mois 2017). Mais il s’inscrit en positif après une année de recul : en 2016, le chiffre d’affaires avait régressé de 2 % comparé à l’année précédente.
La croissance de l’activité est homogène entre la RATP et ses filiales, note le groupe. En Ile-de-France, le trafic augmente légèrement de 0,7 %, essentiellement grâce au RER et au tramway. « Le retour des touristes et occasionnels est également notable par rapport à 2016 », indique encore la RATP dans un communiqué.
Le groupe, qui s’est fixé l’objectif d’un chiffre d’affaires de sept milliards d’euros en 2020, attend d’ici à la fin de l’année le résultat d’appels d’offres importants, notamment ceux relatifs aux métros de Doha et de Riyad.

Les Assises de la mobilité seront lancées le 19 septembre
Les Assises de la mobilité seront lancées le 19 septembre à 15 heures à Paris au Palais Brongniart, selon nos informations. Elles dureront jusqu’en décembre. L’idée est d’associer à tous les niveaux les acteurs de la mobilité pour « identifier les attentes à l’horizon 2030 » et « faire émerger de nouvelles solutions ».
Citoyens, entreprises, y compris start up, ONG, associations et élus seront invités à s’exprimer lors de ces Assises pilotées par une instance à laquelle participeront des parlementaires. Le grand public aura toute sa place dans le cadre de cette grande consultation nationale, promet-on au ministère des Transports.
Les infrastructures devraient être traitées à part. Des audits techniques sur les réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux seront menés, y compris par la Cour des Comptes. Enfin, il y aura aussi « une dimension territoriale » pour associer les collectivités. « Les premières orientations des Assises seront présentées aux autorités organisatrices des transports », a déjà précisé Elisabeth Borne devant l’Assemblée nationale.
Tout devra être bouclé fin décembre. Suite logique, et comme cela a été annoncé par Emmanuel Macron le 1er juillet , la loi d’orientation sera présentée au premier semestre 2018. Elle comportera deux volets : une loi de programmation, année par année, des projets et des financements de l’Etat sur une période de cinq ans et une vision à moyen terme des infrastructures. La loi portera aussi sur les nouvelles mobilités et les innovations à encourager. Un comité d’orientation pérenne devra assurer le suivi.
En revanche, la question de l’ouverture du transport ferroviaire ne devrait pas faire partie de la consultation même si elle sera traitée par la future loi. Une personnalité devait être nommée pour mener la concertation cet automne sur tous les sujets.
MHP

« Nous avons engagé un travail avec le Medef sur le versement transport »
Le PDG de Transdev, qui a pris en juin la tête de l’Union des transports publics, explique quelles orientations il compte donner à l’organisme professionnel et quelles sont ses positions alors que vont s’ouvrir les Assises.
Ville, Rail & Transports. Comment envisagez-vous votre action en tant que président de l’UTP ?
Thierry Mallet. Mon action à la tête de l’UTP se fera dans la continuité de celle de Jean-Pierre Farandou, tout particulièrement dans le cadre de ce qui a été initié par les états généraux de la mobilité durable que nous avons organisés il y a quelques mois. Certaines de nos préconisations ont d’ailleurs déjà été prises en compte comme notre demande d’un ministère de plein exercice qui s’est concrétisée avec la nomination d’Elisabeth Borne.
Nous voulons aussi faire de l’UTP une plateforme de toutes les mobilités. C’est pourquoi nous avons créé un nouveau statut : des membres partenaires, qui arriveront à partir de cet automne, pourront participer à des commissions – nous avons d’ailleurs créé une commission « Nouvelles mobilités, Villes de demain ». Nous allons réfléchir à la mise en œuvre cohérente de toutes les mobilités en intégrant le stationnement, les VTC, les taxis, les vélos partagés… Mais nous n’avons pas vocation et ne souhaitons pas nous occuper de leurs conventions de branche, autrement dit de leurs conditions sociales. Mon but est d’accueillir les nouvelles mobilités et des têtes nouvelles qui pensent différemment.VR&T. Quelles sont vos priorités en tant que président de l’UTP ?
T. M. L’un de mes premiers chantiers concerne le financement, tout particulièrement la pérennisation du versement transport. En juillet, nous avons engagé un groupe de travail avec le Gart et le Medef pour faire des propositions à ce sujet. Nous apporterons aussi notre contribution sur ce thème lors des Assises de la mobilité et lors de la préparation du budget 2018.
Nous demandons aussi toujours un retour à la TVA à 5,5 % car les transports sont un service de première nécessité [la TVA est actuellement de 10 %, NDLR]. En contrepartie, nous ne proposerons pas forcément une baisse des tarifs mais les sommes dégagées pourraient servir à la desserte des territoires délaissés, « les déserts de mobilité », un thème que l’on retrouvera également lors des Assises. Nous pourrions mixer des solutions classiques et d’autres plus nouvelles, comme du transport à la demande et du covoiturage, pour répondre aux besoins dans ces territoires.
Nous avons aussi devant nous tout le chantier de la transition énergétique : il faut voir comment on la financera puisque notre secteur va devoir renouveler ses flottes. Dans l’urbain, ce sera plutôt de l’électrique, dans l’interurbain, ce sera plus compliqué car l’électrique n’a pas encore l’autonomie nécessaire. Peut-on attendre des aides de l’Etat ? Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, il reste encore une enveloppe pour aider à cette transition énergétique : environ 800 millions d’euros n’ont pas été engagés, mais ce n’est qu’une inscription budgétaire !
Enfin, pour préparer l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, l’UTP souhaite une démarche progressive et consensuelle. Nous souhaitons guider l’Etat pour permettre les premiers appels d’offres dès 2020-2021. Nous nous sommes mis d’accord au sein de l’UTP sur le principe d’un transfert de personnel comme celui qui existe dans l’urbain. Reste à régler certaines questions, sociales comme le périmètre du transfert, mais aussi la maintenance. Nous devons arriver entre nous à des solutions intelligentes. Mais c’est l’Etat qui tranchera et la loi édictera les conditions.VR&T. Sur quels autres thèmes souhaitez-vous intervenir dans le cadre des Assises de la mobilité ?
T. M. Tous les acteurs se retrouveront autour de la table, les passagers, mais aussi les associations, les collectivités, les élus et les entreprises. Nous participerons car nous représentons les opérateurs de transport. Il s’agit non seulement de préparer une loi, mais aussi de mettre en avant les innovations. L’intérêt est de réfléchir à court et à long termes. La priorité annoncée à la mobilité du quotidien est une bonne nouvelle. Mais nous avons besoin de visibilité sur les infrastructures. L’enjeu est de repenser les projets et les financements. Nous avons aussi besoin de cohérence. Aujourd’hui, il y a différents niveaux d’offres, intercommunal, région, Etat. Ces trois acteurs majeurs devront intégrer leurs offres. Enfin, j’ajouterai qu’on ne peut pas envisager les Assises sans avoir une réflexion sur la ville de demain.Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

CarPostal se lance dans le covoiturage du quotidien
Après avoir signé une convention de partenariat en mai 2017, CarPostal France et Ecov s’apprêtent à lancer Covoit’ici, un service de covoiturage de proximité. Celui-ci sera proposé entre les villes de Salon-de-Provence et Sénas dès octobre prochain.Ce partenariat est conçu pour une durée de deux ans entre l’opérateur de transport et la start-up qui conçoit des stations de covoiturages connectées. Il pourra être déployé dans deux cas de figure : soit lors de réponses de CarPostal à des appels d’offres. Soit pour des expérimentations qui pourront être proposées aux collectivités déjà partenaires de CarPostal dans le cadre de contrats de délégations de service public.
Les stations seront couplées aux arrêts de bus et le fonctionnement sera « simple et spontané en complément du bus dans les territoires peu denses », explique CarPostal.
L’aéroport de Lyon teste le premier robot-voiturier outdoor
L’aéroport Saint-Exupéry de Lyon va lancer en septembre un robot-voiturier pour le stationnement des véhicules sur les parkings éloignés longue durée. Une « première mondiale » en extérieur selon l’aéroport et son prestataire Stanley Robotics, une start-up qui a déjà testé ce service à Roissy en début d’année, mais c’était en parking intérieur.
Avantages de cette expérimentation qui débutera à une date qui n’est pas encore précisée : les automobilistes n’ont pas à stresser pour trouver une place pour se garer, ni à traîner leurs valises ou attendre la navette des parkings éloignés, un gain de temps appréciable qui pourra être consacré à l’embarquement. Et pour l’aéroport, le système permettrait, grâce à sa technologie des voitures autonomes, de garer « de façon dense et sans dommage » jusqu’à 50 % de véhicules supplémentaires, et d’optimiser ainsi les extensions foncières au vu de la forte croissance du trafic passagers. Saint Exupéry a vu le sien augmenter de 9,8 % en 2016 (9,5 millions de passagers) et anticipe +50 % dans les dix prochaines années, une prévision qui s’inscrit dans les tendances internationales en hausse. Ce potentiel explique l’intérêt prioritaire pour les aéroports de Stanley Robotics qui a réalisé récemment une levée de fonds de 3,6 millions d’euros et compte 25 personnes après deux ans d’existence.
Selon ses créateurs, Stan le robot-voiturier fait tout pour simplifier la vie des automobilistes : il prend en charge le véhicule dans les boxes sécurisés à l’entrée de l’aéroport où l’automobiliste, qui garde ses clés, enregistre son arrivée connectée à son billet d’avion. Puis, Stan – qui s’adapte au véhicule (jusqu’à six mètres de long et trois tonnes)- le transporte jusqu’au parking longue durée P5 (sept jours en moyenne). Le retour du véhicule est programmé grâce au billet d’avion et permet au passager de retrouver sa voiture dans le box, prête à démarrer.
Dans un premier temps, Stan sera testé par le personnel de l’aéroport et par des clients volontaires, puis il devrait être déployé auprès du grand public d’ici fin 2018. Le système va fonctionner d’abord en réservation sur le site Internet de l’aéroport, l’appli de Stanley Robotics permettra ensuite de gérer en temps réel les flux de stationnement du parking P5. A noter que l’aéroport dispose d’un service voiturier « humain » géré par Ector depuis mars 2016.
Claude Ferrero

Jérôme Harnois nommé directeur de la Maîtrise des risques et des Enjeux sûreté à la RATP
Jérôme Harnois est devenu le 1er septembre le directeur chargé de la Maîtrise des risques, des Enjeux sûreté et des Affaires institutionnelles. Il est à ce titre membre du Comex du groupe RATP. Agé de 49 ans, et titulaire d’une maîtrise de droit privé et d’un DEA de droit pénal, ce diplômé de l’Institut de criminologie de Paris est par ailleurs président de RATP-International. Il était depuis 2015 directeur de cabinet de la PDG.

RATP. Paul Tirvaudey devient directeur de cabinet de Catherine Guillouard
Depuis le 1er septembre, Paul Tirvaudey a pris les fonctions de directeur de cabinet de Catherine Guillouard, la PDG de la RATP. Il sera aussi secrétaire du Comex et du Codir.
Ce polytechnicien, également ingénieur des Ponts, âgé de 30 ans, a débuté sa carrière en 2010 à EDF. Depuis 2014, il était chargé du suivi de SNCF Mobilités, des grands ports maritimes et de la SNCM à l’Agence des Participations de l’Etat.

Des repreneurs pour les trains « maudits » d’AnsaldoBreda
Pour le constructeur italien AnsaldoBreda, repris par Hitachi, ces deux dernières décennies auront été marquées par la fourniture de plusieurs séries de trains tellement défectueux qu’ils ont été retirés de service après une carrière très brève. Mais cet été, deux de ces séries ont trouvé des repreneurs : les automoteurs diesels IC2 livrés aux DSB (Chemins de fer de l’Etat danois) et les trains à grande vitesse Fyra V250 destinés à l’origine aux relations Belgique – Pays-Bas.
Si le scandale à 80 millions d’euros autour des 23 rames diesels bicaisses IC2 achetés par les DSB a fait beaucoup de bruit, l’accord conclu à la mi-juin pour leur vente a été très discret. L’acheteur, qui n’est pas danois, reprend 15 de ces rames pour un montant certainement supérieur à leur valeur comptable, égale à zéro ! Trois rames seront reprises dans un premier temps, les 12 autres devant suivre en cas d’homologation concluante. Parmi les huit rames restantes, une partira pour le musée danois des Chemins de fer et les sept autres seront cannibalisées pour fournir des pièces de rechange aux rames quadricaisses IC4, également produites par AnsaldoBreda, qui restent pour l’instant en service.
Plus au sud, selon une publication en août au Journal officiel de l’Union européenne, Trenitalia a acquis sans appel d’offres, et à des conditions très avantageuses, 17 des 19 trains à grande vitesse Fyra V250 (les deux restants devant être cannibalisés). A noter que ces trains avaient été rachetés par AnsaldoBreda après avoir été refusés par la SNCB et NS International, puis étaient restés propriétés de l’ancienne maison mère Finmeccanica après le rachat du constructeur par Hitachi. Du fait que les réseaux ferrés belge et italien ont fait les mêmes choix en matière de tensions d’alimentation (3 kV continu sur réseau classique et 25 kV 50 Hz sur LGV), les V250 se prêtent tout à fait à une exploitation sur la Péninsule.

Systra acquiert la société IBT spécialiste des ponts
« Systra accroît de façon décisive son potentiel dans le domaine de l’ingénierie des ponts grâce à l’acquisition ce jour de International Bridge Technologies (IBT), une société mondialement reconnue dans ce secteur », a annoncé le 1er septembre la société française d’ingénierie. Il s’agit de la première acquisition de Systra dans un secteur aussi spécialisé, note encore l’entreprise qui vise le top 10 mondial dans ce domaine. IBT s’appellera désormais Systra IBT.
Patricia Perennes rejoint Régions de France
Chassé-croisé dans le ferroviaire. Venue de la SNCF, Patricia Perennes, une économiste, rejoint Régions de France pour travailler spécifiquement sur la question de l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire.
De son côté, Amauty Lombard, qui était conseiller transports au sein de cette association, a rejoint Gares & Connexions en tant que directeur adjoint de la gare du Nord.