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  • Franck Gervais va quitter voyages-sncf.com

    Franck Gervais va quitter voyages-sncf.com

    Patron de voyages-sncf.com, Franck Gervais va quitter la SNCF pour rejoindre AccorHotels le 1er novembre. Il deviendra le directeur Général HotelServices Europe et intègrera le comité exécutif du groupe. Ce polytechnicien âgé de 40 ans, entré à la SNCF en 2005 comme directeur de cabinet du président et du directeur général (Louis Gallois et Guillaume Pepy), était considéré comme un dirigeant prometteur de la Société nationale.

  • CAF implantera son site de production britannique au pays de Galles

    C’est non loin de Newport, dans le sud du pays de Galles, que CAF implantera son site de production britannique de matériel roulant. Cette décision fait suite à une annonce du constructeur, il y a presque un an, de s’installer outre-Manche. En effet, les commandes ne manquent pas en Grande-Bretagne pour CAF : nouveaux trains de nuit Londres – Ecosse, futurs trains régionaux pour le nord de l’Angleterre, tramways pour Edimbourg et Birmingham… Mais si ces matériels peuvent être produits en Espagne, les contrats de maintenance devront, eux, être assurés in situ et CAF ne manquera sans doute pas de participer aux appels d’offres pour le Tube de Londres, la prochaine génération de rames automatiques du DLR, les trains à grande vitesse pour la HS2 ou des trains régionaux sur des franchises à renouveler. D’où l’intérêt de disposer d’une base solide en Grande-Bretagne.

    Après avoir visité une centaine de sites aux pays de Galles, en Angleterre et en Ecosse, CAF a choisi le Celtic Business Park, accessible par la mer, le rail et la route, avec une main-d’œuvre qualifiée à proximité. La filiale britannique du groupe espagnol prévoit de commencer par recruter 200 personnes au printemps, en vue d’une ouverture du site « à l’automne 2018 », l’objectif étant d’avoir 300 salariés en 2019. D’une surface de 46 000 m2, le site gallois doit être capable de produire tous les types de matériel roulant ferroviaire pour les réseaux ferrés ou urbains britanniques et il n’est pas exclu qu’il devienne le centre d’un cluster d’équipementiers britanniques.

  • SNCF, RATP, Transdev et Blablacar veulent s’allier dans l’open data

    SNCF, RATP, Transdev et Blablacar veulent s’allier dans l’open data

    L’union fait la force. Selon Les Echos du 31 août, ces quatre entreprises ont signé, juste avant l’été, un protocole d’accord portant sur la création d’un « data ware house » (entrepôt de données). Une étude de faisabilité a été lancée. Les résultats seront connus cet automne, annonce la quotidien économique. L’objectif est de préserver leurs intérêts et de contrer les ambitions des Gafa (Google Apple Facebook Amazon… ) qui cherchent à capter les données à leurs avantages pour se passer à terme des opérateurs.

  • Pau choisit le bus à hydrogène pour sa ligne BHNS

    Pau choisit le bus à hydrogène pour sa ligne BHNS

    La communauté d’agglomération de Pau Béarn Pyrénées a fixé son choix le 31 août sur les véhicules de sa ligne BHNS en cours de construction : pour un investissement global de 18 millions d’euros, elle commande huit bus électriques (coût 13,5 millions) alimentés à l’hydrogène au constructeur belge Van Hool. L’hydrogène sera fourni sur place par Engie via une installation au sein même du dépôt. Dans cette ville de 80 000 habitants, la ligne reliant la gare à l’hôpital devrait être prête en 2019. Sa voisine Bayonne a, pour sa part, retenu des bus électriques fabriqués par la société Irizar d’Ormaiztegi (Pays basque espagnol). Pour ce « tram-bus », deux lignes BHNS sont prévues dont la première sera prête dans deux ans.

  • Le retour de l’écotaxe régionale

    Le retour de l’écotaxe régionale

    Régions de France n’a pas chômé durant l’été. L’association a tout particulièrement fait avancer une question qui lui tient à cœur : le transfert du réseau routier national aux régions. La possibilité pour l’Etat de transférer certaines de ses compétences aux collectivités locales a ainsi été évoquée par le président de la République au cours de la première conférence nationale des territoires qui s’est tenue le 17 juillet au Sénat.

    Le réseau routier national représente 10 000 km de routes non concédées, dont les deux tiers nécessitent d’être rénovées, rappelle-t-on à Régions de France. Leur état se dégrade d’année en année. Les régions qui souhaitent prendre la main sur ce réseau et son entretien pourraient avoir les moyens de le faire en instaurant une écotaxe sur leur territoire, explique-t-on encore. Le Grand Est fait partie de ces régions très en pointe sur le sujet. Son président, Philippe Richert, qui est aussi le président de Régions de France, souhaite aller vite.

    Cela tombe bien : dans une interview accordée début juillet aux Echos, la ministre des Transports a jugé nécessaire de « réfléchir à une façon de faire payer les poids lourds » sans pour autant « relancer en l’état » le projet d’écotaxe abandonné par le précédent gouvernement. Et elle a évoqué la possibilité de mettre en place une écotaxe à l’échelle régionale. « Certaines régions sont volontaires pour lancer des expérimentations. D’autres demandent à pouvoir créer, comme l’a fait le Grand Paris, une taxe spécifique dédiée aux besoins en équipement », a précisé Elisabeth Borne. Cela peut également passer par la mise en place « de péages sur certaines sections de routes nationales, sans pénaliser les déplacements de proximité, à l’image de ce qui a déjà été fait dans les Landes. Nous devons donc débattre des ressources, comme d’autres pays l’ont fait », a-t-elle ajouté. Ce débat devrait être au menu des Assises de la mobilité prévues en septembre. Il pourrait aussi faire l’objet d’un engagement Etat-régions qui pourrait être signé lors du congrès des Régions de France qui doit se tenir les 27 et 28 septembre à Orléans et où est attendu le Premier ministre.

    M.-H. P.

  • Un premier dispositif pour taxer les poids lourds en Espagne

    L’exécutif de la province basque de Gipuzkoa a fait installer le 26 août un portique de 30 mètres sur l’A8 à Irún. Caméras et des capteurs identifieront les 14 000 camions qui utilisent chaque jour cette autoroute européenne depuis la France vers Saint-Sébastien, Bilbao, Madrid ou le Portugal : 60 % d’entre eux sont étrangers. Ceux de plus de 3,5 tonnes devront s’acquitter de dix euros via l’Eurovignette. Cette barrière sera en service le 1er janvier 2018 ainsi que deux autres à Andoain et au col d’Etxegarate. Avec ce dispositif (premier de ce genre en Espagne), le Gipuzkoa pense recueillir 9 millions d’euros par an, dont les deux tiers iront à l’entretien du réseau routier, et les habitants de ce territoire ne seront plus les seuls à payer les infrastructures.

  • SEA. Nouvelles mesures acoustiques

    SEA. Nouvelles mesures acoustiques

    Après avoir enregistré de nombreuses plaintes sur les nuisances sonores dues au passage de la nouvelle LGV Tours – Bordeaux depuis sa mise en service le 2 juillet, Lisea, la société concessionnaire a annoncé lancer une campagne de mesures acoustiques dès septembre prochain sur 100 points sélectionnés par un organisme indépendant, le Cerema.
    « Si des écarts à la réglementation étaient constatés, des mesures complémentaires seront étudiées », assure Lisea.

  • L’aéroport de Lyon teste le premier robot-voiturier outdoor

    L’aéroport de Lyon teste le premier robot-voiturier outdoor

    L’aéroport Saint-Exupéry de Lyon va lancer en septembre un robot-voiturier pour le stationnement des véhicules sur les parkings éloignés longue durée. Une « première mondiale » en extérieur selon l’aéroport et son prestataire Stanley Robotics, une start-up qui a déjà testé ce service à Roissy en début d’année, mais c’était en parking intérieur.

    Avantages de cette expérimentation qui débutera à une date qui n’est pas encore précisée : les automobilistes n’ont pas à stresser pour trouver une place pour se garer, ni à traîner leurs valises ou attendre la navette des parkings éloignés, un gain de temps appréciable qui pourra être consacré à l’embarquement. Et pour l’aéroport, le système permettrait, grâce à sa technologie des voitures autonomes, de garer « de façon dense et sans dommage » jusqu’à 50 % de véhicules supplémentaires, et d’optimiser ainsi les extensions foncières au vu de la forte croissance du trafic passagers. Saint Exupéry a vu le sien augmenter de 9,8 % en 2016 (9,5 millions de passagers) et anticipe +50 % dans les dix prochaines années, une prévision qui s’inscrit dans les tendances internationales en hausse. Ce potentiel explique l’intérêt prioritaire pour les aéroports de Stanley Robotics qui a réalisé récemment une levée de fonds de 3,6 millions d’euros et compte 25 personnes après deux ans d’existence.

    Selon ses créateurs, Stan le robot-voiturier fait tout pour simplifier la vie des automobilistes : il prend en charge le véhicule dans les boxes sécurisés à l’entrée de l’aéroport où l’automobiliste, qui garde ses clés, enregistre son arrivée connectée à son billet d’avion. Puis, Stan – qui s’adapte au véhicule (jusqu’à six mètres de long et trois tonnes)- le transporte jusqu’au parking longue durée P5 (sept jours en moyenne). Le retour du véhicule est programmé grâce au billet d’avion et permet au passager de retrouver sa voiture dans le box, prête à démarrer.

    Dans un premier temps, Stan sera testé par le personnel de l’aéroport et par des clients volontaires, puis il devrait être déployé auprès du grand public d’ici fin 2018. Le système va fonctionner d’abord en réservation sur le site internet de l’aéroport, l’appli de Stanley Robotics permettra ensuite de gérer en temps réel les flux de stationnement du parking P5. A noter que l’aéroport dispose d’un service voiturier « humain » géré par Ector depuis mars 2016.

    Claude Ferrero

  • Nouvelle levée de fonds pour Vulog

    Vulog vient d’annoncer avoir réalisé une nouvelle levée de  capitaux (la troisième) à hauteur de 17,5 millions d’euros auprès de plusieurs fonds et de ses investisseurs historiques (ETF Partners et le Fonds Ecotechnologies géré par BPI France). Elle doit permettre à l’entreprise française, spécialiste du logiciel d’autopartage, d’accélérer son développement à l’international mais aussi de conforter ses positions en France sur un marché, précise-t-elle, « en pleine croissance ».

  • La coupure de Rastatt engorge le sud-ouest de l’Allemagne et dévie le corridor Rhin – Alpes

    La coupure de Rastatt engorge le sud-ouest de l’Allemagne et dévie le corridor Rhin – Alpes

    Rien ne passe plus sur les rails entre Rastatt et Baden-Baden, sur la rive allemande du Rhin, à cause d’un affaissement de la voie ferrée dû à des travaux portant précisément sur les infrastructures ferroviaires, à Rastatt. Et ce jusqu’au 7 octobre, au moins. C’est en tout cas ce que la DB prévoit fin août.

    Pour les voyageurs, la DB a mis en place une navette par bus à haute fréquence (départ toutes les six minutes) entre Rastatt et Baden-Baden, mais indique que les temps de parcours globaux de parcours devraient être rallongés d’une heure. Et recommande de différer son voyage ou de prendre un autre itinéraire, si possible. Pour les TGV entre la France et le sud de l’Allemagne, ainsi que pour le train de nuit Paris – Moscou, c’est possible, en passant par Forbach et Mannheim au lieu de Strasbourg et Karlsruhe. Mais pour les trajets le long de la rive droite du Rhin, côté allemand, c’est difficile et les nombreux reports sur l’autoroute voisine ont vite eu fait de paralyser cette dernière. Un plan B ferroviaire, qui implique de nombreux changements et des temps de parcours plus élevés, existe aussi en passant par la rive gauche du Rhin, via Strasbourg, Lauterbourg et Wœrth.

    Pour le fret européen, sur le corridor Rhin – Alpes ainsi coupé, les itinéraires de détournement ne sont ni légion, ni très pratiques : lignes non électrifiées, à voie unique ou obligeant à changer de réseau ferré (donc de réglementation, de gabarit, voire d’alimentation, etc.)

    Côté français, il y a donc la rive gauche du Rhin, mais non électrifiée au nord de Strasbourg et avec un tronçon à voie unique. Ou en passant par la Lorraine, un gros détour qui a le mérite d’offrir une double voie électrifiée.

    Côté allemand, l’affaissement s’est produit au pire endroit possible, qui se trouve être un point de passage obligé à l’ouest de la Forêt Noire. C’est donc à l’est de ce massif qu’il faut chercher les plans B, sur des lignes pas vraiment optimisées pour recevoir un des trafics fret les plus lourds d’Europe.

    Cette coupure met en évidence la grande vulnérabilité du réseau ferré allemand – et transeuropéen – entre Bâle et Karlsruhe, section d’un axe majeur dépourvu d’itinéraire bis vraiment opérationnel. A moins d’exploiter le potentiel de la ligne de la rive gauche du Rhin entre Strasbourg, Lauterbourg et Wœrth, voire Spire et au-delà sur le réseau allemand.

    P. L.