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  • Autocars Macron. Rejet de la plainte de Transdev contre la SNCF

    Estimant que les éléments fournis par le plaignant « n’étaient pas suffisamment probants », l’Autorité de la concurrence a rejeté le 1er juin la plainte de Transdev qui reprochait à la SNCF d’abuser de sa position dominante sur le marché du transport ferroviaire de voyageurs en faisant bénéficier sa filiale Ouibus de moyens tirés de son monopole. Transdev, qui possède également sa filiale d’autocars longue distance isilines, dénonçait notamment des « subventions croisées » entre les deux activités de la SNCF, qui auraient permis de financer le développement de Ouibus en ouvrant de nouvelles lignes, tout en multipliant les pertes.

    Malgré les pertes enregistrées par Ouibus depuis l’ouverture du marché, « aucun élément » n’a permis de considérer que sa politique commerciale était fixée dans le but d’évincer ses concurrents, écrit l’Autorité dans un communiqué. « Les éléments au dossier ne permettent pas de considérer à ce jour que le maintien de Ouibus sur le marché serait dépourvu de toute rationalité économique ou correspondrait à un comportement anticoncurrentiel », ajoute-t-elle. Alors que les cars Macron vont bientôt fêter leurs deux ans, aucune des trois sociétés du secteur (Ouibus, Isilines et Flixbus) n’est encore rentable.

  • ZCR de Paris. Les diesel d’avant 2001 interdits au 1er juillet

    Conformément à son plan antipollution, la Ville de Paris rappelle que dans un mois, il ne sera plus possible d’entrer dans Paris du lundi au vendredi entre 8h et 20h avec un véhicule qui a reçu la pastille Crit’Air 5 (de couleur grise). Il s’agit des voitures particulières diesel datant d’avant 2001, et des utilitaires antérieurs à 2002. Les poids lourds, autobus et autocars Crit’Air 5 sont ceux immatriculés avant octobre 2006 (entrée en vigueur de la norme Euro IV) et seront, eux, bannis 7 jours sur 7 sur l’ensemble du territoire parisien. Une campagne de communication vient de démarrer afin de ne pas prendre les Parisiens au dépourvu.

    C’est une nouvelle étape pour la première zone à circulation restreinte (ZCR) de France – qui représente la totalité du territoire parisien excepté le périphérique et les deux bois. A la même date, l’absence de vignette Crit’Air sur le pare-brise deviendra verbalisable, à hauteur de 68 euros. Un décret publié début mai par l’Etat précise en effet que l’absence de vignette peut désormais être sanctionnée.

    La municipalité rappelle qu’elle a mis en place depuis 2015 une série d’aides pour accompagner la transition vers des mobilités propres et notamment le remboursement du passe Navigo, les réductions sur les abonnements Autolib’ ou encore jusqu’à 400 euros pour l’achat d’un VAE. La métropole propose elle aussi une subvention allant jusqu’à 5 000 euros aux habitants – 9 000 euros pour les professionnels – se séparant d’un vieux diesel pour acheter une voiture électrique, GNV ou hybride rechargeable.

  • Stéphane Cougnon nommé directeur du Programme Gare du Nord – Transformation 2024

    Stéphane Cougnon nommé directeur du Programme Gare du Nord – Transformation 2024

    Stéphane Cougnon a rejoint SNCF Gares & Connexions le 2 mai 2017 en qualité de directeur du Programme Gare du Nord – Transformations 2024.
    Diplômé de l’Ecole Supérieure des Travaux Publics (1993), il a successivement occupé les postes d’ingénieur travaux au sein de Colas, de senior manager Infrastructures chez Eurodisney Développement et de directeur de l’Aménagement au sein du BET Gaudriot. De 2007 à 2013, il a exercé les fonctions de directeur du Développement chez Icade Promotion.
    En 2013, il intègre Espaces Ferroviaires, la filiale de développement immobilier du Groupe SNCF comme directeur de l’Aménagement, avant de devenir directeur général adjoint entre 2015 et 2017.
    Stéphane Cougnon aura pour mission d’accélérer les réalisations et de coordonner les projets de transformation de la gare du Nord et de la gare de l’Est.
    Stéphane Cougnon rejoint ainsi l’équipe de Benoît Brunot à la direction du Développement de SNCF Gares & Connexions. L’ambition finale du programme qu’il portera à ses côtés sera de faire émerger la Gare du Nord comme nouveau lieu de vie ouvert sur la Ville de Paris.

  • Le Contournement Nîmes Montpellier est sous tension

    La caténaire du Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM) a été mise sous tension fin mai. L’alimentation électrique de cette ligne nouvelle prolongeant la LGV Méditerranée constitue une étape majeure de ce projet avant sa livraison, prévue en octobre prochain. Désormais, la circulation de trains électriques y est possible.
    La caténaire de la ligne nouvelle est alimentée en 25 kV 50 Hz par la sous-station électrique de la Castelle (Lattes) et début juin, l’alimentation proviendra également de la sous-station existante de Biscarrat (Jonquières-Saint-Vincent), ce qui donnera à la ligne nouvelle sa configuration électrique définitive.
    Les opérations de mise sous tension de la caténaire sont coréalisées par Oc’Via Construction (signataire du PPP) et SNCF Réseau. Le CNM est désormais totalement intégré au RFN (Réseau ferré national) du point de vue électrique.

     

  • Laurent Gugumus directeur Bus et camion chez Forsee Power

    Laurent Gugumus directeur Bus et camion chez Forsee Power

    Rattaché à la division Smart transport, qui a pour vocation de développer des systèmes de batteries dédiés aux véhicules de transport public et industriels, Laurent Gugumus, 48 ans, accompagnera le développement de Forsee Power dans le domaine de l’électromobilité. Sébastien Rembauville-Nicolle, directeur de cette division estime que cette arrivée « est un point d’étape important pour l’entreprise qui possède la gamme de batteries la plus complète pour le transport public. Avec la forte croissance de Forsee Power sur le marché du transport, il était essentiel d’intégrer un profil expérimenté sur cette spécialité pour relever les défis liés à la transition énergétique ». Laurent Gugumus a exercé des fonctions très variées pendant 30 ans chez plusieurs constructeurs : RVI, Iveco, Irisbus, MAN, et Dietrich Carebus Group dont il était le directeur général.

  • Le Stif vote trois milliards d’euros pour les gares

    Le conseil du Stif du 30 mai a approuvé les grands principes d’un plan de développement des gares d’Ile-de-France, à la fois intermodales et multiservices. L’ensemble de ces programmes représente un budget de trois milliards d’euros d’ici à 2025 pour moderniser les 455 gares ferroviaires traversées quotidiennement par les RER et Transilien. Dans la continuité, le conseil a également entériné un plan de rénovation des gares routières pour un montant de 250 millions d’euros sur dix ans. « La rénovation de nos gares est essentielle dans le cadre de la révolution des transports que j’ai lancée, car la gare d’aujourd’hui et de demain n’est plus seulement un lieu où l’on vient prendre son train. Elle doit évoluer pour offrir toujours plus d’intermodalité, de services et faire gagner du temps aux Franciliens », a expliqué Valérie Pécresse, présidente de la région et du Stif. La priorité est donnée aux grandes gares de grande couronne et l’effort de rénovation est engagé dans plus de 150 gares où des travaux sont en cours ou à l’étude. Priorité aussi, la mise en accessibilité pour laquelle 1,4 milliard d’euros sont prévus afin que 266 gares soient accessibles en 2025. Le Stif a aussi décidé d’investir dans la création dès cette année de 150 espaces connectés et chauffés en gare, équipés de prises électriques et d’une connexion Wi-Fi gratuite. Enfin, 10 000 places de stationnement supplémentaires en parcs-relais seront créées pour 2021.

  • Montréjeau-Luchon, première de 6 lignes de train à renaître d’ici 2020

    La région Occitanie Pyrénées-Méditerranée mise résolument sur le train pour son développement. Suite aux Etats généraux du Rail du printemps 2016, elle a décidé de rouvrir six lignes rurales ou de montagne pour l’aménagement de son territoire. La première est Montréjeau-Luchon dont la remise en service est prévue pour fin 2020. C’est ce que sa présidente Carole Delga est venue annoncer mi-mai à Luchon devant 150 personnes, usagers, habitants et élus locaux. Les cinq autres lignes prioritaires sont Alès-Bessèges, Carcassonne-Quillan, le Train Jaune, la Rive droite du Rhône et Rodez-Sévérac. Mais il pourrait y en avoir d’autres

    Mise en service en 1873, la ligne Montréjeau-Luchon avait été suspendue en novembre 2014, suite notamment aux inondations de 2013 qui avaient fragilisé les voies et plusieurs ouvrages. Depuis, la desserte est assurée en autocar. « Une étude réalisée en 2015 a montré que la fermeture de cette ligne avait une vraie conséquence économique sur l’emploi dans nos vallées, avec une baisse de la fréquentation des thermes et des structures d’hôtellerie-restauration, indique Carole Delga. Il y a des zones pour lesquelles l’infrastructure routière n’est pas suffisante pour avoir une bonne desserte. »

    Entre les trois scénarios évoqués par le comité de pilotage de l’avenir de la ligne, le choix d’investissement de la région s’est porté sur la rénovation de la voie et des ouvrages, mais pas de la caténaire. La ligne fonctionnera donc avec des locomotives bimodes, roulant à l’électricité jusqu’à Montréjeau et au diesel sur les 35 km séparant Montréjeau à Luchon. « Le coût est de de 36 M€ au lieu de 56 M€, or les 20 M€ de plus ne se justifiaient pas au vu des faibles émissions de CO2 », explique la présidente. La Région est convaincue que le rail apportera du développement à ces vallées pyrénéennes, pour le thermalisme, le ski mais aussi avec l’installation de population pour qui ce mode de transport est une facteur d’attractivité.

    Sur 36 millions d’euros, 26 M€ seront pris en charge par la région, 6 M€ par l’Etat dans le cadre du contrat de plan Etat-Région et 4,5 M€ par la SNCF. La région prendra aussi à sa charge le déficit d’exploitation. Pour les autres lignes, Carole Delga souhaite le même engagement tripartite. « La Région est prête à s’engager sur une nouvelle offre d’exploitation de lignes en difficulté ou aujourd’hui fermées, mais cet engagement doit s’accompagner d’investissements partagés entre l’État, les collectivités locales et SNCF Réseau sur les infrastructures, souligne-t-elle. Ces mises à niveau doivent s’accompagner d’un projet de service car c’est par un niveau d’offre suffisamment important qu’une ligne est utile au territoire et justifie les investissements consentis. Un niveau de service de 6 allers/retours par jour semble être un objectif soutenable pour rendre le service de transport attractif pour les usagers. »

    Pour Montréjeau-Luchon, un comité de pilotage sera mis en place à l’automne 2017 pour construire un véritable projet de territoire. Les études préliminaires et d’avant-projet seront conduites d’ici 2018, pour un lancement des travaux en 2019.

    Catherine Sanson-Stern

  • La région Ile-de-France a adopté son plan vélo

    La région Ile-de-France a adopté son plan vélo

    Le conseil régional d’Ile-de-France a adopté son plan vélo le 18 mai dans le but de développer la pratique du vélo au quotidien, et de tripler le volume des déplacements en quatre ans. « L’objectif, c’est 2 millions de trajets quotidiens à vélo à l’horizon 2021 », a précisé Stéphane Beaudet, le vice-président chargé des transports. Le plan prévoit notamment le lancement d’un appel à projets sur trois ans, sur des territoires à fort enjeu en prenant en compte l’ensemble des besoins des usagers. « Il s’agit de passer d’une logique de guichet (à subventions) à une logique de projets de territoire », a encore déclaré l’élu francilien qui ne souhaite plus financer quelques mètres de pistes cyclables épars. Sont en jeu des attentes fortes comme la sécurité (éclairage, fin des coupures urbaines…), les parkings, la signalétique ou les services (information, réparations, locations, etc.).

    Le plan vélo prévoit également davantage de services en partenariat avec le Stif, tels que des espaces de stationnement en complément des stations Véligo à proximité des arrêts de cars, aires de covoiturage ou des lycées ; l’intégration d’un calculateur d’itinéraires cyclables à l’appli Vianavigo ; le développement de la location longue durée de vélos à assistance électrique. « Le budget dépendra de la nature des projets proposés, a déclaré Stéphane Beaudet. Il s’agit d’intéresser les territoires pour qu’on dépense le maximum » pour la pratique du vélo. Et la région précise que dans un souci d’exemplarité, elle favorisera la pratique du deux-roues auprès de ses agents.

  • Le Stif commande 83 Regio 2N de plus

    Le Stif commande 83 Regio 2N de plus

    Cette nouvelle commande était attendue et Valérie Pécresse s’y était même engagée en février dernier, lors de sa visite de l’usine Bombardier de Crespin, où était dévoilée la première des 42 rames Regio 2N pour la ligne R du réseau Transilien.

    C’est ainsi que lors du prochain conseil du Stif, sa présidente (également présidente de la région Ile-de-France) doit présenter le financement de la commande de 83 Regio 2N pour la ligne N du réseau Transilien (c’est-à-dire le réseau de Paris-Montparnasse) et sur une partie de la ligne D du RER. Le tout pour un montant d’1,1 milliard d’euros, financé à 100 % par le Stif.

    D’une part, sur la ligne N, l’ensemble des rames tractées VB2N (rénovées il y a 15 ans) doivent être remplacés par les Regio 2N entre fin 2019 et 2021. Sur les 117 000 voyageurs quotidiens du réseau Montparnasse, la plupart noteront certainement le changement, même si certains connaissent déjà le nouveau train de Bombardier. En effet, les Regio 2N du TER Centre assurent déjà les liaisons rapides Rambouillet – Versailles – Paris dans le cadre de leurs missions.

    Pour ce qui est du RER D, le déploiement d’ici 2021 des nouveaux trains sur les relations Juvisy – Corbeil – Malesherbes reste conditionné à la décision, prévue fin 2017, de reconfigurer cette desserte à compter de 2019.

    En attendant, toujours en 2019, la ligne R (c’est-à-dire les relations d’une centaine de kilomètres entre Gare-de-Lyon et Montargis ou Montereau-Fault-Yonne) sera totalement équipée des 42 Regio 2N en cours de livraison, qui y seront mis en service à partir de janvier 2018.

    Dans la version francilienne de ces rames où alternent les modules à un ou deux niveaux, l’aménagement a été pensé pour offrir une capacité élevée (absence de cloisonnement) et optimiser la circulation des voyageurs, en commençant par des accès à la hauteur des quais. De plus, chaque rame est équipée d’écrans d’informations et de la vidéoprotection. Des aménagements dont bénéficieront « plus de 200 000 voyageurs franciliens » en 2021 selon le Stif.

     

  • La navette autonome Navya devrait rouler au Québec

    Après avoir dévoilé la navette autonome électrique Navya au congrès de l’UITP, Keolis Canada, Navya et Urbis, service des transports de la municipalité régionale de comté (MRC) Les Moulins, à proximité de Montréal, ont annoncé qu’un projet pilote d’une durée d’un an pourrait prochainement voir le jour sur le territoire de la MRC Les Moulins (près de 160 000 habitants). « Des démarches sont en cours avec les décideurs publics québécois concernés », ont-ils précisé. L’expérimentation s’apparenterait fortement à Navly, la desserte du quartier Confluence à Lyon avec cette navette Arma, menée par Navya et Keolis. « Ce projet pilote cadre parfaitement avec la vision de la ville de Terrebonne et ses politiques visant à réduire les gaz à effet de serre », a précisé Stéphane Berthe, maire de la ville de Terrebonne, président d’Urbis et préfet suppléant de la MRC Les Moulins.