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Keolis et la RATP remportent les premières lignes de bus ouvertes à la concurrence en petite couronne
Dans le processus d’ouverture à la concurrence des lignes de bus de la RATP, les premiers lots attribués par Ile-de-France Mobilités (IDFM) commencent à être connus. Comme IDFM l’avait déjà indiqué le 25 octobre dernier, les deux candidats pressentis, Keolis et RATP, sont confirmés.
La filiale de la SNCF et de la Caisse des placements du Québec est en effet désignée pour exploiter 39 lignes de bus, trois lignes de transport à la demande et deux lignes express desservant 600 000 habitants en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. Les communes desservies sont Chelles, Pontault-Combault, Emerainville avec des lignes allant jusqu’au Raincy, Noisy-le-Grand et Ozoir-la-Ferrière, détaille Ile de France Mobilités (IDFM) dans un communiqué.
Ce réseau compte six centres opérationnels et 350 véhicules. Keolis commencera l’exploitation d’une partie de ces lignes à partir du 1er août 2025, et à compter du 1er novembre 2025 pour une autre partie. le contrat est d’une durée de sept ans, jusqu’au 30 juillet 2032, avec une option d’un an supplémentaire.
De son côté, RATP Cap Ile-de-France, filiale créée par la Régie pour tenter de se succéder à elle-même, a remporté deux autres lots à partir du 1er novembre 2025 pour une durée de six ans jusqu’au 31 octobre 2031, avec possibilité de prolongation de deux ans supplémentaires. Le premier lot, « Boucles Nord de Seine », couvre 19 lignes de bus dans des communes au nord-ouest de Paris (Asnières, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine, Clichy-la-Garenne, Saint-Ouen, Argenteuil, Eaubonne, Saint-Cloud, Suresnes, Boulogne-Billancourt), desservant 1,7 million d’habitants avec 280 véhicules.
Le deuxième, « Bords de Marne », au sud-est de Paris, couvre 29 lignes dans 29 communes (dont Bry-sur-Marne, Noisy-le Grand, Villemomble, Gagny, Fontenay-sous-Bois, Vincennes, Montreuil, Bagnolet, Bobigny, Créteil), pour desservir un bassin d’1,2 million d’habitants, avec 300 bus.
Encore 10 lots à attribuer
Dix autres lots restent à attribuer d’ici à octobre 2025 sur l’ancien monopole de la RATP, parmi lesquelles les lignes parisiennes intra-muros. Les vainqueurs de ces marchés stratégiques seront connus en dernier.
En grande couronne, le processus d’ouverture à la concurrence des bus, lancée en 2021, est aujourd’hui terminé avec 36 contrats attribués à Transdev, Keolis, Lacroix-Savac et RATP Cap Ile-de-France (lire ici).
N.A

L’Autorité de la concurrence autorise la coentreprise entre la RATP et TotalEnergies
RATP Smart Systems et TotalEnergies avaient notifié à l’Autorité de la concurrence leur projet de création d’entreprise commune, dont l’objet est de développer et commercialiser, auprès des entreprises des secteurs public et privé, un service de gestion de la mobilité domicile-travail pour leurs salariés. La création de cette joint venture a reçu le 9 novembre le feu vert des sages de la rue de l’Echelle.
Ce service inclura en une carte de crédit mobilité, sous la forme sous la forme d’une carte bancaire adossée au réseau Mastercard, que le salarié pourra utiliser pour régler directement les frais de transport domicile-travail : frais de carburant et de recharge électrique, abonnements aux transports en commun, location de vélo. Il s’accompagnera d’une application intégrant le service de géolocalisation et de recherche d’itinéraire Mappy, détenu par la RATP.
« À l’issue de son analyse, l’autorité a écarté tout risque d’éviction des concurrents, aussi bien sur le marché de la fourniture de solutions de paiement et de gestion dédiées aux frais de mobilité domicile-travail que sur les marchés liés à cette activité et sur lesquels sont actives les sociétés-mères« , précise l’Autorité de la concurrence dans un communiqué.
Le marché des titres-mobilité s’est développé depuis 2019 et l’adoption de la loi d’orientation des mobilités (LOM), qui a notamment instauré un forfait mobilité durable pour les déplacements domicile-travail pouvant aller jusqu’à 800 euros par salarié par an. Plusieurs groupes sont déjà présents sur ce marché, notamment les spécialistes des avantages aux salariés Edenred et Pluxee (photos en exemple).

RATP : Jean Castex resserre son Comex
Reconduit début octobre pour un deuxième mandat à la tête du groupe RATP, Jean Castex redistribue et mutualise plusieurs directions (digital, innovation, stratégie, développement durable, immobilier) au sein de son comité exécutif (Comex) resserré à neuf membres, au lieu de onze. Cette nouvelle gouvernance intervient suite au départ à la retraite de Marie-Claude Dupuis, directrice Stratégie et Ville durable, et au rattachement de Frédéric Tran Kiem, l’ancien directeur du digital et de l’innovation, à Sylvie Buglioni.
La patronne du pôle technique et industriel de la RATP se voit en effet confier en plus le pôle digital. « Ce rattachement traduit la volonté de l’entreprise de positionner sous un pilotage unique l’ensemble des leviers de performance. C’est une opportunité d’intégrer le digital et l’innovation très en amont dans nos processus industriels« , insiste la RATP.
Le directeur financier du groupe, Jean-Yves Leclercq, homme-clé dans l’actuelle négociation du prochain contrat pluriannuel entre la RATP et Ile-de-France Mobilités (2025-2019), voit son périmètre s’élargir significativement puisqu’en plus des performances financières et extra-financières du groupe, il récupère la stratégie et la responsabilité sociétale et environnementale (RSE), désormais regroupées dans une direction Stratégie, finance et performance durable. Ce n’est pas tout, Jean-Yves Leclercq voit aussi lui revenir la filiale numérique RATP Smart Systems, qui a affiché de mauvais résultats en 2022 et 2023. « Une synergie nécessaire dans le cadre du nouveau plan d’entreprise », commente la RATP. Le plan doit être présenté à la fin de l’année.
Enfin, la direction de l’immobilier et de RATP Solutions Ville passe sous la responsabilité d’Emmanuelle Cortot-Boucher, secrétaire générale du groupe et directrice des services.
Hiba Fares reste aux commandes de RATP Dev. Par ailleurs, Lucas Goret est nommé directeur des relations média et influence, il succède à Alexandre Gallet qui rejoint l’unité d’affaire » du transport ferroviaire, RATP Services ferrés. Il est chargé de développer les relations des directeurs de métros avec les élus, les associations, les grands comptes.
N.A

Barcelone avance pour réunifier ses tramways
Barcelone a inauguré le 9 novembre un tronçon central de son tramway : deux kilomètres entre la place des Gloriès (arrivée du Trambesos) et, plus au sud, l’arrêt Verdaguer.
Grande première locale, le tracé n’a aucune caténaire puisque l’alimentation est amenée par le sol via le système APS de Alstom. Depuis le début des années 2000, le constructeur a d’ailleurs fourni à la ville espagnole une flotte de Citadis 302 qui vont donc arpenter Diagonal dans le prolongement de la ligne 4 venue du Trambesos.
Reste à rallier encore plus au sud la place Francesc Macià, soit 2,4 km supplémentaires pour que la jonction avec le réseau Trambaix soit effective. Végétalisation, voies réservées ou encore mobilier urbain sont au menu de cet aménagement engagé en 2022 avec ATM, l’autorité publique des transports métropolitains. Les décideurs misent sur une réalisation pour 2028.
Michel Garicoix

Livre de Jordan Bardella : les éditions Fayard attaquent Mediatransports
Les éditions Fayard ont annoncé le 8 novembre qu’elles attaquaient en justice la régie publicitaire Mediatransports, après son refus d’affichage pour le livre de Jordan Bardella, intitulé « Ce que je cherche ».
La campagne prévoyait un peu plus de 500 affichages dans plusieurs gares en France, en plusieurs vagues, à partir de fin novembre. Mais finalement Mediatransports, qui exploite les panneaux publicitaires pour le compte de la RATP et SNCF Gares et Connexions, a refusé cette campagne en se référant à son règlement et en expliquant que « la promotion de l’ouvrage d’un homme politique en exercice » porte atteinte au « principe de neutralité ». De plus, la régie avait précisé mi-octobre avoir reçu une demande pour une campagne de publicité de la part de la maison d’édition Fayard, sans avoir vu le visuel retenu.
Selon Fayard, ce refus « constitue une atteinte grave à la liberté d’expression. D’autres personnalités politiques, de tous bords, ont pu bénéficier de campagnes d’affichage, sans subir de discrimination ni d’inégalité de traitement« .
Affaire du chat Neko : la SNCF relaxée en appel
C’est l’épilogue dans l’affaire du chat Neko qui avait été écrasé le 2 janvier 2023 par un train en gare Montparnasse. Le 8 novembre, la SNCF a été relaxée par la Cour d’appel de Paris, a indiqué l’avocat de la Fondation 30 millions à France Bleu Gironde.
Déjà le 4 juillet 2023, alors que le procureur estimait, après une enquête poussée, que la SNCF n’avait pas failli et méritait la relaxe, le tribunal de police de Paris avait tout de même condamné l’entreprise, sans doute influencé par le buzz médiatique et politique autour de cette affaire.
En faisant appel, la SNCF avait voulu faire acter que ses agents avaient correctement travaillé. Dans un contexte plus apaisé, la cour d’appel a suivi la demande du parquet qui était de relaxer la SNCF, estimant qu’aucune faute n’avait été commise.

Les syndicats de cheminots appellent à une grève illimitée à partir du 11 décembre
Le ton monte du côté des syndicats de la SNCF. Dans un communiqué commun, la CGT Cheminots, l’Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et la CFDT Cheminots indiquent appeler à une grève illimitée et reconductible par période de 24 heures à compter du mercredi 11 décembre à 19 heures. Ils réaffirment qu’ils appellent également à une grève du mercredi 20 novembre 19 heures au vendredi 22 novembre 8 heures.
En cause, expliquent-ils, le manque « d’inflexion » de la direction du groupe, alors qu’ils demandent un « moratoire » pour stopper le démantèlement de Fret SNCF. Deux nouvelles sociétés, Hexafret et Technis, doivent en effet remplacer, à partir du 1er janvier prochain, Fret SNCF appelé à disparaître pour éviter d’avoir à rembourser des aides pouvant être considérées comme illégales par Bruxelles. Selon les syndicats, il serait possible de trouver des solutions pour garantir la continuité de Fret SNCF ainsi que « son développement sur le plus long terme« .
Ils dénoncent aussi « une trajectoire de morcellement et de Balkanisation du réseau » avec l’ouverture à la concurrence qui se traduit par une « privatisation dans les activités TER, Transilien et Intercités » ainsi que par « l’éclatement de SNCF Réseau« .Les syndicats représentatifs de la SNCF rappellent que le 15 décembre, des cheminots de SNCF Voyageurs seront transférés dans des filiales de la SNCF créées pour répondre aux appels d’offres TER lancés par les régions. Ainsi, lors du changement du service, trois sociétés dédiées fonctionneront pour exploiter les lots gagnés : la société SNCF Voyageurs Sud Azur pour exploiter l’Etoile de Nice (les lignes Cannes/Grasse – Les Arcs/Vintimille – Cannes /Nice/Monaco/Vintimille et Nice à Azur, ndlr), SNCF Voyageurs Etoile d’Amiens (lignes Amiens-Tergnier-Laon, Amiens-Saint-Quentin, Amiens-Albert, Amiens-Abbeville, Beauvais-Abancourt-le-Tréport, Amiens-Creil, et Amiens-Montdidier-Compiègne) et SNCF Voyageurs Loire Océan pour exploiter dans un premier temps le tram-train, qui dessert les lignes Nantes – Nort-sur-Erdre – Châteaubriant et Nantes – Clisson (puis, dans un second temps, le lot Sud Loire).
MH P

Signalisation ferroviaire : pourquoi la France est en retard
Le réseau ferré français ne doit pas seulement être renouvelé vu son grand âge, il doit aussi être modernisé. Ce qui passe notamment par le déploiement d’un nouveau système de signalisation ERTMS (European Rail Traffic Management System).
C’est l’objet de l’opération qui va se tenir sur la ligne à grande vitesse Paris-Lyon, du vendredi 8 novembre 23 h à mercredi 13 novembre à 4 heures du matin. La SNCF va ainsi se priver, pendant quatre longs jours (dont le jour férié du 11 novembre), de sa ligne la plus rentable qui sera alors totalement fermée pour franchir une nouvelle étape dans le déploiement de ce système européen de signalisation.
Interopérabilité européenne
L’ERTMS doit permettre de réduire l’intervalle entre les trains et donc d’augmenter le nombre de passages sur cette ligne de 460 kilomètres, la plus fréquentée de France avec 240 trains quotidiens en moyenne. Avec ce nouvel équipement, la capacité de la ligne augmentera progressivement, passant de 13 trains par heure et par sens en heure de pointe aujourd’hui, à 16 trains par heure et par sens en 2030. Soit un gain de capacité de 25%, sans nouvelle infrastructure, précise SNCF Réseau, en ajoutant « qu’une opération de cette ampleur est une première mondiale sur une ligne à grande vitesse en exploitation ».
Cette technologie vise aussi, dès 2025, l’amélioration de la régularité des trains car elle permet de donner en temps réel la position et la vitesse de tous les trains et d’informer le conducteur sur la vitesse à respecter, explique SNCF Réseau dans un communiqué. Plus sûre, elle réduit le risque d’erreurs. Et elle facilitera l’interopérabilité, autorisant les trains à traverser les frontières sans qu’il soit nécessaire de changer de signalisation.
6100 km de lignes équipées en 2044
C’est pourquoi la Commission européenne demande aux gouvernements d’accélérer son déploiement.Or la France est en retard. Aujourd’hui, seules les trois LGV inaugurées en 2017 (LGV Est, Tours-Bordeaux, Bretagne) ont été conçues en intégrant l’ERTMS. Et des travaux sont donc en cours sur la LGV Sud Est et sur la ligne Marseille-Vintimille qui devrait connaître vers 2027 le même type d’opération que celui mis en oeuvre en novembre sur la LGV Paris-Lyon.
Le gouvernement prévoit d’envoyer, vers la fin de l »année, à la Commission son nouveau programme de déploiement actualisé. Ce plan vise l’équipement en ERTMS de 6100 km de lignes à l’horizon 2044. Loin des objectifs européens qui demandaient 9 000 km en 2030 et 11 700 en 2040.
Maigre consolation ; les équipements mis en place aujourd’hui en France relèvent d’une technologie plus avancée que les premières générations mises en oeuvre il y a quelques années dans d’autres pays européens : il s’agit de ERTMS 2.
Le programme français cible prioritairement les LGV, quelques lignes classiques comme Marseille-Vintimille ou Nantes-Angers-Sablé et les corridors européens.
En attendant la conférence de financement…
Mais il nécessite du temps, des ressources humaines et de lourds financements : l’ensemble du seul projet ERTMS sur la ligne Sud Est représente un investissement de 820 millions d’euros. Il sera co-financé par SNCF Réseau (700 millions) et par la Commission européenne (120 millions ).
Comme pour la régénération du réseau, la France n’a pas mis suffisamment de moyens pour la modernisation. Le retard est tel qu’il est difficile à rattraper. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut désormais mettre les bouchées doubles si on veut disposer d’un réseau performant.
L’objectif gouvernemental est de consacrer 500 millions d’euros annuels à la modernisation (qui comprend aussi le déploiement onéreux de nouveaux centres de commandes centralisés et digitalisés pour les aiguillages). Mais il reste fragile compte tenu du contexte budgétaire. La conférence de financement, récemment annoncée pour le premier trimestre 20325 par François Durovray, le ministre des Transports, doit donner de la visibilité à la programmation des grands investissements.
Marie-Hélène Poingt
Six années de préparation
1000 personnes vont être mobilisées pour déconnecter le centre de commandement de la gare de Lyon et faire basculer la gestion des circulations sur un nouveau centre situé à Lyon. Les agents devront reconnecter 57 000 fils alimentant les 250 aiguillages de la LGV, indique le ministère des Transports. Il est prévu que 20 trains roulent à 20 km/h pendant ce week-end pour des marches à blanc. Ces travaux qui se feront en un temps record de 101 heures, ont nécessité six années de préparation, souligne-t-on encore au ministère.

Les gares de la ligne 15 Sud prennent forme
Alors que la ligne 15 Sud accueille les premiers essais automatiques de ses rames (marqué par un premier roulage en conduite automatique intégrale le 24 septembre dernier), la construction et l’aménagement des gares se poursuivent sur cette liaison qui reliera Noisy-Champs et Pont-de-Sèvres fin 2025.A Châtillon-Montrouge, la gare se situe au croisement des avenues de la République, Marx Dormoy et Jean-Jaurès, sur la commune de Montrouge, juste à côté de Bagneux, de Châtillon et de Malakoff, situé à quelques centaines de mètres. On dénombre 38 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre. Le trafic attendu de la future gare pourrait avoisiner les 95 000 voyageurs par jour.Les quais ont été creusés à 31 m de profondeur. Le site comprend cinq niveaux de sous-sol, dont un en mezzanine. Les échanges entre ces étages seront permis par un puits central où s’entrecroisent les escaliers mécaniques – la gare en compte 27 au total en cours d’installation – et des butons, ces énormes poutres bétonnées qui structurent l’ouvrage et maintiennent un écartement des 25 m d’un mur à l’autre.L’architecte David Trottin a choisi de mettre en valeur ces butons, à l’image de ce X de béton qui trône au milieu du puits central. Pour couvrir le plafond de 800 m2, l’artiste Laurent Grasso a imaginé “Ciel“. Cette œuvre reproduit une image de voûte céleste sur 2750 lames de métal sérigraphiées et plissées installées au-dessus du vide.De cette gare, une correspondance sera assurée avec le tramway T6 (Châtillon-Montrouge – Viroflay rive droite) et des lignes de bus de desserte locale. Une passerelle piétonne permettra aux voyageurs de rejoindre les quais de la ligne 13.La particularité de la gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart
Future gare de Fort d’Issy – Vanves – Clamart sur la ligne 15 Sud À quelques kilomètres à l’ouest, la gare de Fort d’Issy – Vanves – Clamart est aussi en cours d’aménagement. Elle a la particularité d’avoir été creusée en dessous des voies ferrées, à l’aplomb de la gare SNCF de Clamart sur la ligne N (Paris-Montparnasse – Mantes-la-Jolie, ou Dreux ou Rambouillet). L’une des premières étapes a donc été, en août 2017, de riper une dalle de béton de 7 tonnes (1,5 m d’épaisseur) sous les deux voies, qui sert de toit à la “boîte gare“. Celle-ci est une structure construite en parois moulées de 110 m de long sur 25 m de large.
L’entrée de la nouvelle gare souterraine, se fera au niveau du sol, sous les voies SNCF en surplomb. Et le nouveau bâtiment voyageurs sera commun au Grand Paris Express et à la SNCF.Une partie de l’espace sous les voies de SNCF Réseau (7 m de large sur 110 m de long) servira de passage public pour relier les villes de Clamart et de Vanves. La gare est aussi à proximité des communes d’Issy-les-Moulineaux et de Malakoff. Soit un ensemble de 32 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre. Avec ces accès de part et d’autre des voies, la gare devrait connaître une fréquentation allant jusqu’à 50 000 voyageurs par jour.En sous-sol, quatre niveaux ont été aménagés et les quais sont à 30 m de profondeur. Les voies sont déjà posées. Les compagnons installent les escaliers mécaniques et aménagent les locaux techniques. Les ouvriers ont aussi habillé les murs de plaques d’inox. Polies “miroir“ dans le sens de la longueur de la gare, elles sont laquées de blanc dans la largeur de la gare, comme l’a souhaité l’architecte Philippe Gazeau.Le béton est parfois laissé nu comme sur les poutres de soutènement. Au plafond, des lames de bois. Et au sol, toujours le même traitement, des dalles de grès cérame de 18 à 20 mm d’épaisseur, commun à toutes les gares de la ligne 15 Sud mais aussi du Grand Paris Express afin de donner une certaine unité à l’ensemble.Yann Goubin
Un tram envisagé à l’horizon 2030 pour desservir l’est lyonnais
Bruno Bernard a annoncé fin octobre l’intention de Sytral Mobilités de lancer une nouvelle ligne de tramway, le T8, pour desservir l’est lyonnais.« Ce projet est estimé à 250 millions d’euros et devrait aboutir à l’horizon 2030-2031 », indique le président de Sytral Mobilités. Une phase de consultation avec les acteurs économiques et institutionnels pourrait être lancée en fin d’année.
Le T8 devrait relier le pôle d’échanges multimodal de Vaulx-en-Velin-La Soie à la Gare de Vénissieux. La création de cette première ligne de tramway en rocade doit permettre de désenclaver des quartiers populaires, à forte densité de population, dans les communes de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et de Bron. Près de 30 000 habitants seraient concernés.
En fin de trajet, la nouvelle ligne devait traverser des pôles d’attractivité, comme le campus étudiant de Porte des Alpes et le parc de Parilly, avant de rejoindre son terminus à la station Gare de Vénissieux, déjà desservie par la ligne de métro D et bientôt par la ligne de tramway T10.
Douze arrêts devraient être positionnés tout au long de ce tracé de 8,1 kilomètres pour un temps de parcours de 21 minutes et une fréquence d’environ 10 minutes en heure de pointe. Le T8 devrait emprunter, en partie, les voies existantes des lignes T2 et T5, mais quelque cinq kilomètres de voies nouvelles seront à créer.
Séverine Renard