Résultats de recherche pour « LOM »

  • RATP Dev va gérer les transports de Lorient

    RATP Dev va gérer les transports de Lorient

    Lorient Agglomération a choisi, le 17 octobre, RATP Dev pour la gestion de son réseau de bus et bateaux à partir de janvier prochain. Ce contrat devrait générer plus de 167 millions d’euros sur la durée du contrat qui est de cinq ans.

    RATP Dev va donc remplacer Keolis qui gère actuellement le réseau CTRL desservant plus de 200 000 habitants dans les 25 communes de Lorient Agglomération. Avec l’ambition de développer la fréquentation. « L’offre présentée par RATP Dev, appuyée sur les particularités du territoire, répond de manière appropriée aux exigences de Lorient Agglomération pour l’accompagnement dans la future restructuration du réseau, apporte les garanties de qualité de service et de relations à l’usager et décrit clairement l’approche méthodique du dialogue social », explique RATP Dev dans un communiqué. « Jacqueline Jury, précédemment directrice de la Compagnie des Transports du Boulonnais (CTB), filiale de RATP Dev qui exploite le réseau urbain de Boulogne-sur-Mer, prendra la tête du réseau » est-il également précisé.

  • RATP Dev. Cyrille Giraudat devient directeur Marketing, Digital et Innovation

    RATP Dev. Cyrille Giraudat devient directeur Marketing, Digital et Innovation

    Cyrille Giraudat a rejoint RATP Dev au début du mois en tant que directeur Marketing, Digital et Innovation. Précédemment vice-président de Capgemini Consulting, Cyrille Giraudat a conseillé et accompagné de grandes entreprises françaises et internationales dans la définition et le développement de leurs stratégies marketing et digitales. Diplômé de l’Ecole Centrale de Lille, il a effectué la majeure partie de sa carrière au sein des directions marketing des groupes Danone, Thomson et Samsung. Il a ensuite été directeur Marketing, Digital et Clients du PMU où il a été à l’origine du plan de transformation digitale et multicanal de l’entreprise puis a animé la digitalisation de l’offre ainsi que la refonte de l’expérience clients d’Europcar en tant que directeur Marketing et Clients.

  • Transdev. Xavier Aymonod nommé directeur de l’Innovation

    Transdev. Xavier Aymonod nommé directeur de l’Innovation

    Christian Schreyer, directeur de la Stratégie et de la Performance de Transdev, a nommé Xavier Aymonod, directeur de l’Innovation du groupe le 16 octobre. Il devra notamment à ce poste « définir la stratégie d’innovation du groupe et apporter un appui aux différents pays dans la conception et le développement de solutions et produits innovants » et renforcer « le leadership de Transdev sur les marchés du transport à la demande et de la mobilité en tant que service (MaaS) », selon Christian Schreyer.
    Xavier Aymonod compte plus de 10 ans d’expérience dans le secteur des transports et plus de 15 ans dans le conseil auprès de hauts dirigeants. Ancien élève de l’Ecole Polytechnique (1996), diplômé de l’Ecole supérieure des techniques avancées (2001), Xavier Aymonod était Associé au cabinet Roland Berger Strategy Consultants, depuis 2007, où il a géré des projets stratégiques complexes, notamment dans le secteur des transports. Parallèlement, il a dirigé, en France et à l’international, des programmes d’innovation, notamment dans le domaine du numérique dans les secteurs aéroportuaire, ferroviaire et du transport aérien.

  • Transdev. Olivier Ferrand nommé directeur des financements, M&A et projets

    Transdev. Olivier Ferrand nommé directeur des financements, M&A et projets

    Dans le cadre des ambitions et de la stratégie de croissance du groupe Transdev, Olivier Ferrand est nommé directeur des Financements, M&A et projets. Olivier Ferrand, 43 ans, diplômé de Polytechnique, de l’Ensae et Stanford, a commencé sa carrière à la direction financière d’Alcatel en financements de projets puis a travaillé dans le financement d’infrastructures au sein de la banque d’investissement Ixis CIB puis Macquarie Capital. Il rejoint le Fonds Stratégique d’investissement lors de sa création en 2009 en tant que directeur d’Investissement puis le groupe Transdev en 2011, où il est nommé chargé de mission auprès du directeur général. Il était depuis 2012, directeur financier France.

  • Les utilitaires diesel bientôt interdits à Strasbourg

    Les utilitaires diesel bientôt interdits à Strasbourg

    Les véhicules utilitaires diesel seront interdits au centre-ville de Strasbourg en 2021. Pour les camionnettes de livraison dépourvues de pastille Crit’Air ou correspondant à la catégorie 5 (véhicules antérieurs à 2001), cette interdiction sera effective dès l’année prochaine. « La logistique ne doit plus être le parent pauvre de nos politiques de mobilité », propose Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, qui entend contraindre les exploitants à « organiser des plates-formes de distribution en périphérie et à mettre en cause les circuits existants ». Les horaires de livraison seront revus dès 2018 avec une autorisation de circuler jusqu’à 10h30 le matin contre 11h actuellement. Les véhicules non polluants (GNV, électrique) bénéficieront d’une heure de bonus, jusqu’à 11h30.
    Ces restrictions de circulation concerneront uniquement le centre historique de Strasbourg (moins de 2 kilomètres carrés), en grande partie piétonnier. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ce secteur est fréquenté, en moyenne, par 3 600 véhicules de livraison chaque jour. En interdisant le diesel, la mairie de Strasbourg entend contraindre les livreurs à utiliser leurs véhicules les plus modernes. Plusieurs initiatives (chariots électriques de Chronopost, véhicules électriques de Geodis) ont pourtant échoué ces dernières années. « Les technologies sont mûres, mais elles ne seront pas mises en œuvre sans cadre contraignant », estime Jean-Baptiste Gernet, adjoint en charge des Mobilités alternatives. Au centre de Strasbourg, certains restaurateurs ont renoncé à sortir leurs terrasses le matin ou à servir des petits-déjeuners, parce que leurs clients se disent incommodés par la présence des véhicules de livraison.

    Olivier Mirguet

  • « TGV 20-20 : nous serons prêts fin 2017-début 2018 »

    « TGV 20-20 : nous serons prêts fin 2017-début 2018 »

    Entretien avec Jean-Baptiste Eymeoud, senior vice président France d’Alstom.
    Ville, Rail & Transports. On entend parler de retard dans le TGV 20-20 et Les Echos ont récemment parlé d’un sérieux problème de coût. On entend dire que la SNCF n’est pas très partante. Guillaume Pepy à qui nous avons posé la question s’étonne de la rumeur et se dit « enthousiaste ». Quelle est la vision d’Alstom, partenaire de la SNCF ?

    Jean-Baptiste Eymeoud. Nous menons sur ce projet un travail de fond, assez révolutionnaire, qui comporte des centaines d’innovation. Plus de 400 personnes des deux sociétés, venues de tous les établissements, de tous les sites, ont travaillé à la cospécification du train. Nous devons aboutir rapidement.
    Les critères de prix sont très importants. Nous voulons gagner, comme nous l’avons dit en signant l’accord, des gains de l’ordre de 20 %, par rapport au prix actuel d’une rame qui est d’environ 30 millions d’euros. 20 % sur le coût d’acquisition, 25 % sur le coût de maintenance, 25 % sur le coût de consommation énergétique.
    Nous sommes en train de finaliser tout cela, nous vérifions l’ensemble afin d’arriver à un chiffrage avant la fin de l’année. Nous procéderons alors à une validation de ce chiffrage et nous espérons que notre partenaire passera commande en début d’année prochaine.

    VR&T. Il n’y a pas si longtemps, Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Economie, annonçait les premiers TGV du futur pour 2017 !

    J.-B. E. Je ne vais commenter d’anciens projets, je ne peux parler que du partenariat avec SNCF que nous avons signé en avril 2016. Nous attendions une décision engageante fin 2017. C’était peut-être un peu ambitieux, mais on peut penser que nous serons prêts fin 2017-début 2018.

    Je vous rappelle que ce partenariat est venu d’un appel d’offres innovant, conduisant à la cospécification du matériel. Nous nous sommes donné 18 mois pour réussir, sous réserve que tous les critères soient remplis. Nous passerons alors à la phase de conception détaillée, puis à la réalisation de trains d’essais. La production industrielle ne pourra intervenir qu’après la phase d’homologation, assez longue, qui prend environ 15 à 18 mois. Nous ne rentrerons donc pas en production avant la fin 2022.

    VR&T. On dit que vous espérez 200 trains sur le marché français, mais que la SNCF n’est prête à en commander que 50…
    J.-B. E. Je ne vais pas commenter ce que SNCF pourrait nous commander. Je veux surtout souligner que cet accord est gagnant-gagnant pour SNCF et pour nous. Nous avons tous besoin de faire un vrai saut qualitatif dans la grande vitesse. Pour SNCF, c’est stratégique aussi. Ce train, ce sera son TGV des pour les 30 prochaines années.

    En parallèle, le programme « TGV du futur » que nous menons en partenariat avec l’Ademe, sert à définir un train qui peut être vendu à l’export, le premier étant l’Avelia Liberty pour Amtrak aux Etats-Unis.  Nous espérons vendre à l’export  200 trains.

    VR&T. L’accord avec Siemens ne va-t-il pas tout chambouler ?

    J.-B. E. Nous en sommes aujourd’hui aux phases de consultation de nos partenaires sociaux, nous aurons ensuite à présenter le dossier à Bruxelles et aux autorités de régulation partout où nous sommes présents. Nous avons pris l’engagement de maintenir des sites pendant quatre ans, en France et en Allemagne. Quatre ans à partir de la signature de l’accord, ce qui veut plutôt dire cinq ans à partir d’aujourd’hui. Le TGV 20-20 sera fabriqué dans nos sites.

    VR&T. Cependant, on annonce déjà 470 millions d’euros d’économies dues aux synergies. Cela ne concerne pas la grande vitesse ?

    J.-B. E. Dans ce domaine, comme dans d’autres d’ailleurs, nous sommes complémentaires avec Siemens. La France veut surtout du TGV à deux niveaux, alors que le système allemand, ICE, puis Velaro, est un système d’automotrices à un niveau. De plus, en France, le business est très orienté sur la capacité. Il n’y a pas de conflit. Il y a aura sans doute des synergies à trouver, mais sur des sous-systèmes.

    Ce qui importe aujourd’hui c’est que la commande du TGV 20-20 va générer des investissements au niveau industriel. A La Rochelle comme à Belfort, où l’on fait déjà la conception des rames pour Amtrak.

    VR&T. Quelles sont les perspectives pour les autres volets de l’activité française ?

    J.-B. E. L’activité est très orientée sur l’Ile-de-France et la mobilité quotidienne. Nous avons répondu à l’appel d’offres du métro du Grand Paris Express : pour le matériel roulant, la signalisation et l’infrastructure. Nous remettons dans quelques mois la première offre pour le métro fer de la RATP. Il s’agit de renouveler le matériel de quatre lignes du métro parisien, livré dans les années 70. Nous attendons aussi des marchés de RER. Dans les régions, des agglomérations ressentent des besoins de matériel nouveau, comme Marseille pour le métro ou d’autres villes pour des tramways. Et, en fin d’année, nous remettrons notre offre pour les Intercités, Marseille – Bordeaux, Paris – Clermont, Paris – Limoges. Et puis, c’est très important pour le site français de Belfort même si c’est de l’export, nous nous félicitons d’être attributaire pressenti pour 30 locomotives destinées au Maroc.

    Propos recueillis par F. D.

  • Une nouvelle présidente pour le Sytral

    Une nouvelle présidente pour le Sytral

    Fouziya Bouzerda, seule candidate, est élue présidente du Sytral (Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise). Elle succède à Annie Guillemot qui a choisi de conserver son poste de sénatrice. Fouziya Bouzerda, 46 ans, également adjointe centriste au Commerce à la ville de Lyon et vice-présidente à l’Economie de la Métropole de Lyon, a été enseignante en droit de l’urbanisme et avocate. Aux municipales de 2014, elle a soutenu Gérard Collomb, ce qui lui vaut d’avoir aujourd’hui les rênes du Sytral.

    Claude Ferrero

  • Cars Macron : la nouvelle stratégie d’isilines

    Cars Macron : la nouvelle stratégie d’isilines

    Si le nombre de voyageurs transportés par les cars Macron continue de croître, (1,65 million de voyageurs durant le deuxième trimestre 2017, en hausse de 22 % comparé au trimestre précédent et de +10 % par rapport au second trimestre 2016 selon l’observatoire mis en place par l’Arafer), des inflexions apparaissent. Ainsi, les liaisons transversales transportent désormais 47 % des passagers, contre seulement un tiers début 2016. Ou encore la recette kilométrique moyenne par passager augmente (+13 % par rapport au trimestre précédent), mais cela n’empêche pas les trois opérateurs qui rivalisent sur ce marché d’afficher de lourdes pertes.

    Mais si l’on en croit Hugo Roncal, le directeur général d’Eurolines/isilines, arrivé aux commandes il y a un peu plus d’un an, le plus petit opérateur, isilines, tirerait mieux son épingle du jeu.

    La filiale de Transdev fait certes figure de Petit Poucet : isilines assure en moyenne 15 % des départs quotidiens alors que Ouibus en réalise la majorité, avec 55 %, et que Flixbus en propose 30 %, selon les chiffres de l’Arafer. Mais c’est aussi, à en croire Hugo Roncal, celle qui remplit le mieux ses autocars : le taux de remplissage serait supérieur de presque un quart à celui de Flixbus et de Ouibus. « L’occupation de nos véhicules oscille entre 55 et 60 % alors que celui des deux autres transporteurs est de 40 % en moyenne », affirme Hugo Roncal. Ce résultat s’explique selon lui par une stratégie différente : « Nous ne faisons pas une course au volume pour rentabiliser nos investissements. Nos principaux investissements (comme des bureaux, des gares routières…) ont été réalisés depuis longtemps du fait de la longue existence d’Eurolines. Aujourd’hui, nous investissons principalement dans le digital et la sécurité », souligne-t-il.

    La stratégie d’isilines a connu un tournant avec l’arrivée de Hugo Roncal : constatant la très forte saisonnalité de l’activité, le directeur général a décidé d’adapter l’offre en fonction de la demande, ce qui impose une forte modularité et d’organiser la logistique et la sous-traitance en conséquence. Pour cela, la filiale de Transdev s’appuie sur des sociétés d’autocars qui réalisent une activité touristique importante, leur permettant de ne pas dépendre que d’une seule activité et d’avoir les reins plus solides pour s’adapter en fonction des flux.

    Autre décision, annoncée fin septembre lors du salon top Résa à Paris, la marque isilines va être déployée sur toutes les activités touristiques de Transdev. « Il s’agit de rationaliser et de passer d’une cinquantaine de marques à une seule, pour être plus visible. L’idée est de donner une unité commerciale dans les différentes régions et permettre de faire le lien entre activité touristique et cars Macron. Cela concerne près de 600 cars », explique Hugo Roncal.

    « Aujourd’hui, nous disposons d’un réseau assez équilibré. Nous ne sommes pas dans une phase de création de lignes mais plutôt d’optimisation, résume-t-il. Nos lignes sont bien connectées au réseau européen d’Eurolines. On propose beaucoup de lignes transversales, des liaisons de nuit… Tout l’enjeu est de savoir augmenter les fréquences, ou certains points d’arrêts au bon moment de l’année. » Selon lui, les prix de vente ont augmenté de 20 % ces derniers mois grâce au yield management.

    Conséquence, les pertes sont en train de fondre, assure Hugo Roncal. En 2016, elles se sont élevées à 20 millions d’euros (pour un chiffre d’affaires non dévoilé, son directeur général indique seulement qu’Eurolines réalise la grande majorité des 45 millions d’activités incluant isilines). Elles devraient se limiter cette année à quelques millions, « pas plus que les doigts d’une main », affirme Hugo Roncal. L’équilibre est attendu à l’été 2018. Alors que des pronostiqueurs affirment que le marché va continuer à se restructurer (deux acteurs ont déjà disparu depuis la libéralisation du secteur) et qu’il devrait se resserrer autour de deux opérateurs, Hugo Roncal croit au contraire à la force de ces trois transporteurs qui devraient rester encore longtemps sur le marché.

    M.-H. P

  • La métropole Aix-Marseille-Provence veut créer «  un consortium des financements  »

    La métropole Aix-Marseille-Provence veut créer «  un consortium des financements  »

    La métropole Aix-Marseille-Provence a adopté un agenda Mobilité ambitieux, qui définit les projets à mener jusqu’en 2025. Elle cherche maintenant comment financer les 3,5 milliards d’euros d’investissements envisagés. Elle a profité de la venue d’Elisabeth Borne le 10 octobre sur le salon des RNTP organisé à Marseille pour réclamer l’aide de l’Etat. « L’Etat doit assumer deux responsabilités : d’une part dans le retard historique pris sur notre territoire en matière d’infrastructures (nous sommes par exemple la région qui a le moins de kilomètres de voies ferrées) ; d’autre part, l’Etat doit assumer une part de responsabilité dans la création de la métropole (Aix-Marseille-Provence est né le 1er janvier 2017) », souligne Jean-Pierre Serrus, le vice-président de la métropole chargé des Transports.

    La métropole souhaite la création « d’un consortium des financements » disposant de recettes pérennes – un peu comme les taxes en Ile-de-France destinées au Grand Paris –, permettant à l’Etat de l’accompagner financièrement avec une programmation pluriannuelle. Interpellée, la ministre des Transports a indiqué que le gouvernement était conscient que l’agenda Mobilité de la métropole Aix-Marseill-Provence « est une priorité ». Elle a aussi rappelé qu’une réflexion sur la gouvernance et le financement est engagée dans le cadre des Assises de la mobilité. « Des collectivités nous disent : nous aussi, on a des idées sur le financement. J’entends parler de redevances sur les bureaux, de TICPE régionale… tout cela fait partie des pistes envisageables », a-t-elle ajouté.

    M.-H. P.

  • La Cour des comptes européenne pousse au déploiement de l’ERTMS

    La Cour des comptes européenne pousse au déploiement de l’ERTMS

    La Cour des comptes européenne (ECA) préconise le démantèlement obligatoire des systèmes de signalisation ferroviaire nationaux afin de favoriser le déploiement de l’ERTMS. Dans un rapport adopté le 9 octobre, elle recommande à la Commission de s’entendre avec les Etats sur « des objectifs chiffrés [de démantèlement] réalistes, coordonnés et juridiquement contraignants ».

    Ni la législation de l’UE ni le nouveau plan de déploiement européen de l’ERTMS adopté en janvier 2017 ne prévoient un démantèlement obligatoire. Cela pourrait donc changer puisque la Commission, dans ses réponses au rapport, prend l’engagement de « travailler avec les Etats membres afin de fixer des dates limites à partir des plans de mise en œuvre nationaux [que les Etats devaient lui fournir à l’été 2017, NDLR], permettant ainsi de parvenir à un consensus concernant des objectifs juridiquement contraignants ».

    La promesse est applaudie par le lobby européen des entreprises ferroviaires, la CER, qui souligne que l’absence d’échéance de démantèlement reste un obstacle à la planification des investissements des compagnies ferroviaires. « Nous réclamons un tel plan de démantèlement depuis longtemps, explique la CER à VR&T. C’est nécessaire pour tirer les bénéfices de l’installation de l’équipement ERTMS à bord des trains. Pour nous, il est important de disposer d’un parcours de migration fiable afin de soutenir les décisions d’investissement. »

    Selon l’ECA, les financements nécessaires à l’équipement des principaux axes ferroviaire européens pourraient atteindre au total 80 milliards d’euros d’ici 2030. Et jusqu’à 190 milliards d’euros à l’horizon 2050 pour l’équipement du réseau global. Une estimation qui inclut la totalité des coûts, y compris « la rénovation du système d’enclenchement d’itinéraires, la conception, les essais et l’autorisation, la gestion de projets, les investissements liés aux centres de télécommunications et de bloc radio, la formation et la réaffectation du personnel ou encore la gestion de la migration », précise la Cour.

    Pour établir ses calculs, la Cour a extrapolé à partir des chiffres danois et néerlandais, deux pays qui ont choisi de déployer l’ERTMS à grande échelle. Dans ces Etats, le coût moyen de déploiement au sol s’élève à lui seul à 1,44 million d’euros par kilomètre de ligne.

    A côté des montants globaux, la Cour recommande à la Commission d’analyser le coût total par Etat membre et à réfléchir à des mécanismes financiers qui permettraient de « renforcer l’intérêt économique » du déploiement. Des recommandations là encore saluées par la CER, pour qui « des solutions innovantes pour diminuer les coûts de la migration des systèmes nationaux vers l’ERTMS sont indispensables ».

    Isabelle Smets