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Les Grands Prix de la région capitale 2015
On ne va pas commencer par le plus facile. De tous les prix que nous remettons, la catégorie Logistique urbaine est l’une des plus difficiles à appréhender. Pourquoi s’en étonner ? On ne voit pas pourquoi la malédiction qui porte sur le transport de marchandises serait levée quand on parle de la mobilité urbaine. En Ile-de-France, les projets phares, et à bon droit, ont nom Eole ou Grand Paris Express. Projets pour les voyageurs. Rien d’aussi conséquent, loin de là, pour l’approvisionnement de la capitale. La logistique urbaine ne mobilise pas les attentions. Cela n’ôte rien au mérite des initiatives que nous présentons et l'enseigne spécialiste des points-relais, Pickup Store, du groupe La Poste accompagne bien le renouvellement de la distribution qu’apporte Internet. Tant mieux. Mais on aimerait observer sur un sujet crucial un foisonnement de solutions. Une bonne nouvelle, tout de même : la Mairie de Paris, vient de sélectionner, fin septembre, 22 projets de logistique urbaine durable dans le cadre d’un appel à expérimentation. Espérons que l’initiative va aider à renouveler le genre.
Notre catégorie Innovation est un sympathique fourre-tout. Pourquoi pas ? L’innovation est transverse et peut concerner aussi bien la technique que l’organisation de la société. Nous primons cette année l’expérimentation d’étalement des pointes en Seine-Saint-Denis, portée par Plaine Commune Promotion, association d’entreprises, petites et grandes, parmi lesquelles… la SNCF, dont le siège est à Plaine Commune. Le transporteur a saisi qu’on s’épuise à force de courir après la croissance continue des déplacements franciliens, et qu’il faut aussi, en amont du métier de transporteur, infléchir la demande.
Mais où vais-je garer mon vélib’ ? La question à première vue simple, la réponse ne l’est pas toujours. D’où la mise en place du service prédictif Cycl’ou qui a bien mérité du prix Smart City.
En Ile-de-France, le défi des bus électriques a été lancé par le Stif et relevé par la RATP. Les enjeux sont énormes, et l’expérimentation que conduit l’opérateur historique parisien sous la gouverne de l’autorité organisatrice aura des conséquences majeures, si elle est réussie, sur la santé des Parisiens et, parallèlement, sur la constitution d’une filière industrielle d’avenir. L’ensemble du dispositif – test de bus achetés à Bolloré, test de véhicules prêtés par des constructeurs, tout cela avant la commande industrielle – mérite bien d’être primé au titre de la Gestion de projet.
Cela fait longtemps que la RATP réfléchit à l’implantation et à la transformation de ses sites industriels. La création de logements sur de telles installations ne va pas de soi. Mais elle est l’un des signes d’une recomposition urbaine, du retour à une mixité fonctionnelle, à une ville qui ne crée pas de besoins excessifs de déplacements. Enjeux immenses du prix Aménagement urbain. A suivre.
Le prix Modernisation nous fait aller sur les voies ferroviaires. Le choix d’un outil industriel de pose d’aiguillages est une façon, outre les mérites propres de l’engin, de souligner l’ampleur de l’effort de modernisation effectué aujourd’hui par SNCF Réseau. Maître mot : la massification. La grue Kirow, que nous primons, en est un beau symbole.
L’Intermodalité est l’un des grands défis que pose le Grand Paris. Elle n’est pas simple à construire, et l’effort de Rueil-Malmaison, est poursuivi avec une belle constance. Cette année, c’est une gare routière qui est venue ajouter une pièce essentielle au « work in progress » qu’est le Mobipôle
Les questions spécifiques que pose le transport en grande couronne ou dans le Périurbain rencontrent l’exigence générale d’intermodalité. Le Stif a mis au point un outil d’aménagement important : les Véligo, consignes à vélo sécurisées dans les gares. En fait, la plupart des prix que nous décernons n’ont de sens que par l’activité de l’autorité organisatrice. Mais, les consignes à vélo Véligo sont l’un des dossiers que le Stif suit avec une attention particulièrement soutenue.Le Palmarès :
Logistique urbaine – Innovation – Smart Cities – Gestion de projets – Aménagements urbains – Modernisation – Intermodalité – Périurbain
Notre jury
Pour la troisième édition de ses Grands Prix de la Région Capitale, Ville, Rail & Transports a réuni un jury de spécialistes, placé sous la présidence de Pierre Serne (représenté par Christophe Ribet), vice-président chargé des Transports et des mobilités au conseil régional d’Ile-de-France, avec François Dumont, directeur de la rédaction. Trois membres du Club en faisaient partie : Elisabeth Gouvernal, directrice du département Mobilité et Transports de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme-Idf (IAU), Eric André, directeur-conseil chez Sennse, agence dédiée aux enjeux urbains, et Rémi Cunin, directeur général délégué d’Egis. Ont également répondu présent : Brigitte Rabaud, directrice du Développement commercial pour l’Ile-de-France chez Keolis, Stéphane Lapujoulade, directeur de Projets de Transdev et Marc Pelissier, président de la Fnaut Ile-de-France. La rédaction de VR&T était par ailleurs représentée par Cécile Nangeroni, tandis que François Jalbert (VR&T Evénements) a veillé au bon déroulement de la réunion du jury. Un grand merci à chacun pour sa participation active, ses remarques et ses votes.Logistique urbaine
Le prix récompense les meilleures initiatives et réalisations en matière de transport de marchandises en ville. (Parrainé par Ifrac.)
Le réseau Pickup Store pour sa troisième boutique gare Saint-Lazare
Dans sa quête permanente d’optimisation de son temps, le Francilien peut depuis quelques mois récupérer des achats d’e-commerce en attendant son train, tout en achetant du café dans une ambiance conviviale ! Après les Pickup Store des gares d’Ermont-Eaubonne, et d’Evry, la Poste – via sa branche GeoPost – a en effet ouvert, le 10 février, à la gare de Paris-Saint-Lazare, sa troisième boutique permettant aux voyageurs de retirer des colis et de faire quelques achats. Le concept bien connu du point relais est ainsi décliné avec un maximum de services. Ouvert de 7h30 à 21h, le magasin se veut un espace de vie avec un lounge. Il intéresse potentiellement quelque 450 000 voyageurs qui transitent quotidiennement dans la gare parisienne.
Mais c’est aussi un petit magasin puisqu’il intègre une zone commerciale (vente de vin, café, thé et de chocolats) et propose également des services tels que pressing, clé minute et cordonnerie. Concernant le retrait de colis, le client n’a qu’à scanner le QR code reçu sur le mail de livraison sur une borne et d’attendre que son colis prêt s’affiche sur l’écran.
On dénombre en outre 110 Pickup Station, des consignes automatiques pour le retrait de colis, installées dans les gares Franciliennes. En l’espace de trois mois, plus de 4 000 colis y avaient été récupérés. Le groupe La Poste, qui veut diversifier ses activités, prévoyait d’en installer 500 dans les grandes villes de France cette année, et 1 000 d'ici à fin 2016. En attendant, le groupage de colis dans ces relais de dernière génération, c’est autant de trafic routier en moins et donc d’émission de gaz à effet de serre.
Le challenger
Utilib' : les véhicules utilitaires en autopartage
Devant le succès d’Autolib’, l’initiative a été annoncée fin 2014 par Anne Hidalgo. En décembre, les trente premiers véhicules utilitaires électriques de Bolloré – sur une centaine en tout – ont été mis à disposition des Parisiens. Véhicule compact (3,65 m de long), la Blueutility est rouge et s’appelle Utilib’. Elle s’adresse aux artisans, commerçants et particuliers voulant transporter des petites marchandises jusqu'à 230 kg, grâce à un coffre de 900 litres séparé par une grille des deux places avant. Il en coûte 6 euros par mois et autant par heure de location, mais elle est désormais comprise dans l’abonnement Autolib’.
Innovation
Ce prix distingue les nouvelles idées ou réalisations et s’intéresse à tous les secteurs des transports,qu’il s’agisse de technologies de pointe, de services inédits ou de mesures concernant la politique desdéplacements. (Parrainé par ETF.)
L’étalement des pointes en Seine-Saint-Denis
A défaut de jouer sur l’offre, pourquoi ne pas jouer sur la demande. C’est l’idée qui avait été lancée par Transilien y a deux ans : modifier les horaires de travail pour lisser la demande de transport, en particulier le matin. En Ile-de-France, le taux d’occupation aux heures de pointe peut en effet atteindre 250 % sur certains axes, alors qu’il avoisine 40 % en moyenne le reste du temps.
En décembre 2014, une expérimentation a été mise en place avec Plaine Commune : Plaine Commune Promotion (regroupant une dizaine d’entreprises dont Generali, Orange ou SFR, mais aussi la SNCF avec son siège de 3 500 salariés). Un Epci qui avec ses neuf communes et ses 13 000 entreprises, draine chaque jour près de 195 000 employés, dont 10 % sur le territoire de la Plaine-Saint-Denis (RER B et D Stade-de-France).
Avec l’objectif de réduire la demande de 10 % à la pointe du matin, une commission 3T (trajets, trafic, temporalité) organise l’expérience. « Il est difficile de modifier les heures des salariés d’un plateau téléphonique, mais pour des ingénieurs aux activités nomades, ça ne pose pas de problème », assurait alors Christine Martin d’Orange et à la tête de 3T.
Cette commission a commencé par étudier les pratiques des voyageurs avec Ipsos. « Nous avons eu un taux de retour de 30 % qui prouve un réel intérêt pour le sujet, explique Alexis Bernard, responsable du projet Désaturation chez Transilien SNCF. Nous lancerons en novembre un challenge incitatif avec des points à gagner et des lots à la clé. » Même si le lieu est plutôt en contrepointe, il s’agit aussi d’anticiper l’arrivée de 15 000 salariés supplémentaires dans les cinq ans.
C. N.
Les challengers
Le plan Hidalgo-Najdovski antipollution
Le plan de la mairie de Paris contre la pollution automobile a été adopté en février. Il prévoit des interdictions progressives, afin de faire disparaître les véhicules diesels les plus polluants. Il est entré en vigueur le 1er juillet avec une première mesure : l’interdiction entre 8h et 20h des cars et poids lourds immatriculés avant octobre 2001. La verbalisation a commencé au 1er septembre. Prochaine étape : 1er juillet 2016, avec l’interdiction des véhicules de classe 1 étoile, dont font partie les voitures particulières antérieures à 1997. Le plan prévoit d’autre part des incitations pour que les Parisiens renoncent à leurs véhicules polluants : un an de passe Navigo, abonnement à Vélib’, offre découverte Autolib’.
Le lancement de Cityscoot
Ces scooters électriques en libre service sont proposés aux Parisiens depuis juin 2015. Une soixantaine de scooters sont testés pendant six mois. A la différence d’Autolib’ ou de Velib’, Cityscoot est une initiative privée dont l’objectif est d’arriver à 1 000 scooters. Organisée en zones de free-floating, l’offre permet d’emprunter et de restituer les deux-roues n’importe où.
Le tram T8, un Y pour Plaine Commune
Avec cette nouvelle ligne, inaugurée le 16 septembre, 20 rames de tramway Alstom Citadis doivent transporter 60 000 voyageurs chaque jour. Un tram qui concerne 77 000 habitants, 12 000 étudiants. Intéressant, la façon dont Plaine Commune, de part en part traversée, et quasiment de façon exclusive (à l’exception de la station Rosa-Parks), s’est approprié le tram Saint-Denis – Epinay-Orgemont – Villetaneuse-Université, sous le nom de Tram’Y, du fait d’un parcours en fourche.
Le tram T6, sur pneu mais à grande capacité
Mis en service le 13 décembre 2014, le T6 est équipé d’un nouveau type de tram sur pneu, STE6, de NTL, à grande capacité. Il relie Châtillon-Montrouge (Châtillon) à Robert-Wagner (Vélizy-Villacoublay). Innovation : le moteur-roue, issu du mode routier, pour faire face à des rampes fortes. Singularité, quand la ligne fonctionnera dans son intégralité, elle comprendra un segment en tunnel.
Smart Cities
Ce sont les initiatives en matière de gestion intelligente des ressources de la ville, en lien avec les transports qui sont ici primées. (Parrainé par Groupe RATP.)
Cycl’ou : l’application Vélib’ prédictive
Le souci est bien connu des utilisateurs de vélib’. « Qui n'a jamais rencontré de problème soit de places libres soit à l'inverse de vélo non disponible à une station ? »,questionne l’un des développeurs de Cycl’ou, Arnaud Renwick, chargé d'études en économie des Transports chez Systra. Avec Pysae, une start-up montée par deux anciens du groupe, Systra a développé un service prédictif qui se connecte en open data sur les API de JCDecaux et de la région Ile-de-France.
Sur cyclou.mobi – en attendant la sortie d’une application en tant que telle – grâce à un code couleur éloquent pour tous – vert, orange, rouge – il est possible de savoir à l'avance quels sont les vélos à proximité et les places disponibles aux stations. Bien sûr, avec la géolocalisation, c’est un jeu d’enfant. De plus, les développeurs envisagent déjà d’enrichir l’appli des données météos afin d’affiner les prévisions.
Cycl’ou calcule aussi le temps de parcours jusqu’à la destination, et informe sur la probabilité de disponibilité des stations à l’arrivée. Pratique pour éviter de pédaler sur la Butte Montmartre sans pouvoir déposer son Vélib’ !
Les challengers
Les gares Transilien entièrement cartographiées
La totalité des 381 gares d’Ile-de-France et leurs équipements (escaliers, ascenseurs, parkings, guichets accessibles, commerces, services…) sont désormais cartographiés par OpenStreetMap – dont le but est de créer une carte libre du monde. Après un test en 2013 sur la ligne C, OpenStreetMap est partenaire de Transilien SNCF dans le cadre de sa démarche d’open data, qui vise à améliorer, par l’intelligence collective, les services, la sécurité, et l’accès aux gares. Actuellement enrichies et fiabilisées, les données cartographiques sont utilisables par tous.
La RATP passe au NFC pour l’info-voyageurs
La RATP propose aux utilisateurs du bus et du tram d’avoir l’info-voyageurs en un éclair. Un smartphone NFC (Near field communication) qu’on approche de l’étiquette, dans les abris de la ligne 24 et du T2 où s’est déroulé le test, et le tour est joué ! Immédiatement, l’écran affiche les temps d’attente à l’arrêt pour les deux prochains bus ou tram, l’ensemble du parcours de la ligne et un plan de quartier interactif. Il peut aussi faire une recherche d’itinéraire. Développé par la filiale Ixxi, le dispositif vient compléter les canaux d’information existants sous abri, QR Code ou envoi de SMS. Il devrait être généralisé aux 13 500 arrêts du réseau de surface.
Gestion de projets
Le prix couronne un projet exemplaire pour sa conduite. (Parrainé par SNCF.)
L’expérimentation des bus électriques
Après les premières livraisons de bus hybrides – standard et articulés –, la filière bus électriques a entamé son développement en Ile-de-France, avec une première commande de véhicules standard de 12 mètres de long. La RATP a retenu Bluebus, société du groupe Bolloré, comme titulaire de ce marché, pour un montant de 10 à 40 millions d’euros, cofinancé par le Stif et la RATP. C’est le premier marché de cette importance en Europe.
Cet autobus électrique, le premier pour l’Ile-de-France, aura une capacité équivalente aux bus actuels et une autonomie pouvant aller jusqu’à 180 km sans recharge intermédiaire et davantage avec recharge en terminus. Cette commande permet en outre de garantir un confort des voyageurs optimal : pas de perte de capacité liée à l’encombrement des batteries (90 passagers minimum), respect des normes en matière d’accessibilité et d’information voyageurs.
Parallèlement à l’expérimentation de ces bus, qui se fera sur la ligne 341, l’exploitant francilien testera en fin d’année des bus prêtés par trois industriels : le groupe hollandais Ebusco (le châssis de son bus est chinois), le constructeur chinois Yutong qui s’est associé avec l’entreprise alsacienne Dietrich Carebus Group, et le polonais Solaris.
Les challengers
L’opération Castor + du RER C
Le programme Castor accélère et prend un « + » signifiant la massification et la concentration des opérations de maintenance de la voie et de la caténaire sur le RER C. Il s’est déroulé sur une période plus longue à l’été 2015, mais aussi, en tirant profit des derniers longs week-ends de mai. Une trentaine de chantiers ont été menés du 15 juillet au 22 août entre les gares de Paris-Austerlitz à l’est, de Javel à l’ouest et de Avenue-Henri-Martin au nord pour 15 millions d'euros, près du triple du chantier Castor de 2014.
L’exposition au Mac Val à Vitry
« Les passagers du Grand Paris Express », l’exposition du Mac Val, le musée d’art contemporain du Val-de-Marne, a permis de découvrir pour la première fois la conception de ce grand projet de transport, marquée par l’invitation à des dizaines d’architectes de créer des gares singulières, qui offriront, outre un espace de transport, un lieu de vie, de services, de culture… Scénographiée par Ruedi Baur, chargé de l’identité visuelle et de la signalétique du futur métro, elle a présenté, de mi-juin à mi-septembre, les maquettes au 1/200e des 16 premières gares du Grand Paris Express et des deux ateliers.
Aménagement urbain
Le prix distingue les meilleures initiatives autour de deux notions indissociables que sont le transport et l'urbanisme. (Parrainé par VR&T.)
La création de logements sur les sites industriels de la RATP
Dans le cadre de la restructuration de ses sites industriels, la RATP a signé le 18 décembre 2014, avec la Ville de Paris, un protocole d’accord pour la création de 2 000 nouveaux logements à Paris, dont au moins 50 % de logements sociaux. Huit sites répartis dans six arrondissements ont été identifiés*, mais en tout une vingtaine d'opérations immobilières sont prévues par la RATP durant les prochaines années. Elles consistent en général à « enterrer » les bus, puis à construire au-dessus des anciens sites. Le plus souvent des logements, parfois des bureaux comme rue des Pyrénées où la mairie souhaitait un rééquilibrage de l'emploi à l'est. Dans cet esprit, le projet de métamorphose du centre bus Lagny, primé en octobre 2014 par les Brownie Awards du Canadian Urban Institute de Toronto, consiste à enterrer le centre bus, qui sera surmonté, en 2017, de 30 000 m2 de bureaux, d’un collège et d’une crèche.
« Nous menons avant tout une politique industrielle, et non pas une politique de logements,rappelle quand même Rémi Feredj, le directeur du département de la valorisation immobilière à la RATP. Je réponds à la demande de mes collègues qui me demandent plus de place pour les bus .».A la clé toutefois un avantage pour le transporteur : ces réalisations immobilières permettent de payer les modernisations des sites. Du moins à Paris où le prix du foncier est élevé. En banlieue, où il y a plus d’espace, et où 2 000 logements sont également prévus dans les cinq ans, l'équation économique diffère.
*Le centre bus du bd Jourdan (XIVe), les ateliers ferrés de Vaugirard (XVe), Italie (XIIIe) et de Saint-Fargeau (XXe), le centre de contrôle technique de la porte de la Villette (XIXe) ainsi que les sites occupés par le CE à la porte de Choisy (XIIIe) et rue du Docteur-Arnold-Netter (XIIe), et enfin le centre bus de la Croix-Nivert (XVe), en relation avec le Stif.
Les challengers
Les nouveaux abribus de la mairie de Paris
Ils sont beaux, numériques et design ! Bien que critiqués en matière de protection contre le vent et la pluie, les 2 000 Abribus tout récemment déployés par JCDecaux représentent un net progrès en matière de design, d’accessibilité et de service, ne serait-ce qu’avec leurs totems bien visibles affichant les numéros de ligne.
L’accord entre la Ville de Paris et la SNCF pour reconquérir la Petite Ceinture
La Mairie de Paris et la SNCF sont parvenues le 7 avril à un protocole d’accord de dix ans pour rouvrir au public la Petite Ceinture. L’idée ? Offrir de nouveaux lieux de respiration, tout en garantissant la réversibilité des aménagements, dans l'hypothèse d'un renouveau ferroviaire de cet anneau de 32 km. Un « plan-programme » pluriannuel identifiera les activités à développer : promenade, activités sportives, jardins partagés, restauration, voire cinéma…
Le premier contrat aménagement-transport pour la ligne 11
Avec ses cinq nouvelles stations, le prolongement de la ligne 11 du métro, de Mairie-des-Lilas à Rosny-Bois-Perrier permettra la desserte de près de 235 000 habitants de Seine-Saint-Denis et près de 85 000 emplois. L’Ile-de-France s’est associée avec les collectivités locales – un contrat a été signé en janvier – pour intégrer cette nouvelle offre dans une « ville de proximité » avec des quartiers mixtes, accueillant logements, commerces, services, équipements publics, activités économiques et espaces verts.
Des tiers-lieux dans les gares d’Ile-de-France
Pour préparer la transformation d’espaces dépendant des gares en lieux de coworking, la SNCF Transilien veut passer à un stade industriel, construire des bureaux au-dessus des gares ou des parkings, et contribuer, même si c’est marginal, à la démobilité. Un appel à manifestation d’intérêt avait en tout cas été lancé en 2014 par Gares & Connexions.
Modernisation
Le prix récompense les initiatives de modernisation des gares ou des réseaux de transport existants,routiers ou ferroviaires. (Parrainé par Keolis.)
La grue Kirow pour massifier les poses d’aiguillage
Le renouvellement de sept appareils de voies à Paris-Est, entre février et avril 2015, a donné l’occasion de mettre en œuvre, à titre expérimental, la pose par une grue Kirow. Munie d’un bras de 25 m de long et acheminée par voie ferrée, cette grue peut soulever horizontalement un aiguillage (soit 14 t), acheminé sur le lieu du chantier, en un ou plusieurs panneaux prémontés, sur wagons-pupitres.
En cours de généralisation pour les renouvellements d’appareils de voie sur plusieurs réseaux européens (pays nordiques, Suisse, Grande-Bretagne, Allemagne, Autriche, Espagne…) l’emploi de la grue Kirow et des wagons-pupitres présente de nombreux avantages, tant du point de vue de la productivité (logistique, économies) que du temps, de la qualité et de la sécurité du travail. Ainsi, les voies sont plus vite rendues à la circulation, ce qui en fait une solution idéale pour la massification des travaux en Ile-de-France.
En effet, l’essentiel du travail est ici effectué en atelier, et non sur le chantier, l’appareil de voie restant monté pendant son acheminement sur wagons-pupitres. Ces derniers permettent en effet le transport d’aiguillages beaucoup plus larges que la voie en utilisant le gabarit de façon optimisée (inclinaison des panneaux transportés, d’où le nom de « pupitre »). Quant à la grue Kirow, elle permet la manutention d’appareils de voie sous caténaire, préalablement mise hors tension, et en milieu contraint, tout en respectant le gabarit des voies adjacentes.
P. L.
Les challengers
Le renfort d’offre sur la ligne 14 avec le MP 05
Le nouveau matériel roulant, identique à celui de la ligne 1 automatisée, permet de gagner de la capacité sur la ligne 14, en réduisant l’intervalle des trains de 95 à 85 secondes durant l’heure de pointe du matin. Ce lancement s’est accompagné d’une campagne humoristique du Stif et de la RATP, sous forme d’un problème de maths : « Sachant que 38 métros passent dans chaque direction aux heures de pointe et que chaque métro peut accueillir 722 voyageurs… » La réponse était « plus de confort ».
Le PC unique sur la ligne B du RER
Après 34 ans de gestion bicéphale, une des artères majeures du réseau francilien est enfin gérée de façon unifiée. Lancée en novembre 2013, la mise en place du centre de commandement unique (CCU) a pris toute sa dimension à la mi-avril 2015 avec l’arrivée des régulateurs de la partie SNCF dans les locaux de Denfert-Rochereau. Désormais le CCU gère non seulement les parties SNCF et RATP de la deuxième ligne la plus fréquentée d’Europe – 870 000 voyageurs/jour – mais aussi la ligne classique Paris – Crépy-en-Valois. Résultat : de 2013 à 2014, la régularité du RER B est passée de 83 à 88 %, et la tendance se poursuit en 2015.
Intermodalité
Les meilleures initiatives en matière de liaison entre les modes de transport sont ici mises à l’honneur. (Parrainé par Alstom.)
Le Mobipôle de Rueil-Malmaison
Ou comment la gare devient un espace accueillant et fonctionnel, plutôt qu’un simple lieu de passage… Siles travaux de finition sont encore en cours, le pôle multimodal de Rueil-Malmaison se constitue progressivement, depuis l’été 2012 autour de la gare du RER A. Le Mobipôle, comme il a été baptisé, est destiné à accueillir à terme quelque 14 millions de voyageurs par an. La toute nouvelle gare routière a ouvert en avril dernier et c’est la RATP qui s’est vu confier son exploitation pour une durée de six ans. Elle est chargée de l’entretien des infrastructures, et de la régulation des 8 lignes d’autobus et 18 quais, pour le compte de la communauté d’agglomération du Mont-Valérien.
Le programme Mobipôle est complété par une galerie commerciale, un hôtel, une résidence étudiante et un parc. La collectivité y aménage enfin un parking souterrain de 200 places, dans lequel sont réservées 50 places de stationnement pour les deux-roues motorisés, une station de 450 places de vélos (confiée à Promométro, filiale du groupe RATP), et deux halls d’accès au RER. Les taxis auront aussi leur station près des bus et de la sortie des quais du RER. Enfin, cerise sur le gâteau, on pourra aussi y recharger les batteries des vélos électriques.
C. N.
Les challengers
Le service iDVroom pour l’Ile-de-France
Lancé en décembre 2014, pour stimuler le covoiturage au quotidien et satisfaire une demande pour les trajets réguliers, le service iDVroom a été mis au point après les reprises successives par la SNCF des sociétés 123envoiture.com et Easycovoiturage. Pratique et économique, il fonctionne sur le principe de communautés de mobilité et vise quatre marchés : faciliter l’accès aux gares, covoiturer là où il y a des travaux sur les voies de Transilien (en particulier le RER C après Les Ardoines), desservir une quinzaine de bassins d’emplois peu reliés aux transports publics, ainsi qu’une quinzaine de centres commerciaux.
La Sharette de la RATP
La start-up spécialisée dans le covoiturage courte distance s’est récemment alliée à la RATP qui a pu articuler son offre de transport public avec du covoiturage du 25 juillet au 23 août pendant les travaux de renouvellement de la voie et du ballast sur la ligne A du RER entre La Défense et Auber. Pour cette expérimentation, la RATP a intégré Sharette à son service de recherche d'itinéraire en ligne. Le trajet est facturé deux euros, plus 36 centimes de réservation sur l’application, quel que soit le trajet effectué. Le partenariat court jusqu'à la fin de l'année. Après, tout dépendra du bilan qui sera tiré. Mais n’oublions pas qu'il est prévu de fermer le RER A tous les étés jusqu'en 2021…
Périurbain
Ce nouveau prix salue une réalisation de la grande couronne favorisant la mobilité durable. (Parrainé par Transdev.)
Les consignes Véligo
Afin d’inciter à l’utilisation du vélo pour rejoindre les transports en commun, le Stif encourage depuis 2012 le développement de consignes à vélo sécurisées dans les gares (cofinancement Stif, région, SNCF). Ce stationnement collectif, qui est présent aux abords de certaines gares franciliennes, a pris cette année davantage d’ampleur avec l’objectif de proposer 20 000 places en 2020. Réservés aux clients du transport public, les abris Véligo sont accessibles 24h/24 et 7j/7 avec la carte Navigo, moyennant une inscription annuelle de 10 à 30 euros, sachant que la place de stationnement est garantie à l’abonné.
En grande couronne, on trouve actuellement environ un millier de places : plus de 500 en Seine-et-Marne (à Chelles, Fontainebleau, Villeparisis, récemment Torcy…), près de 200 dans les Yvelines (Rambouillet, Sartrouville, Trappes), autant dans le Val-d’Oise (Argenteuil, Cergy, etc.), et une centaine dans l’Essonne (Athis-Mons, Corbeil-Essonnes, Boussy-Saint-Antoine). « En 2014, alors qu’il existait 14 Véligo en service, nous comptions 75 % d’abonnés avec un taux de satisfaction de 92 % », se félicite-t-on au Stif. Il faut dire que selon les études, plus de la moitié des voyageurs affirment pouvoir « certainement » venir à la gare en vélo si un abri vélo sécurisé est proposé. Le dispositif est prometteur…
C. N.
Les challengers
Les bluecar de Rambouillet
La communauté de communes Rambouillet Territoires (Yvelines), qui dispose de cinq Bluecar – les mêmes que les Autolib’ – pour l’usage de ses agents territoriaux, envisage d’étendre son expérimentation. Avec le groupe Bolloré, elle cherche à mesurer la pertinence de développer une offre de transport électrique individuel en zone rurale, sachant que les transports publics y sont peu efficaces hors heures de pointe. Intéressée par le faible coût de revient des voitures électriques – de l’ordre de 2 euros pour 200 km –, la collectivité locale envisage l’achat de 6 à 10 autres véhicules afin de répondre à deux problématiques différentes : les personnes connaissant des problèmes de mobilité (personnes âgées, chômeurs, jeunes…) et l’action sociale ou associative.
Les PDIE de Saint-Quentin-en-Yvelines
De grandes ou de très grandes entreprises sont installées à Saint-Quentin-en-Yvelines, comme Renault, Bouygues, Thales, Egis. La communauté d’agglomération (Casqy) s’est appuyée sur ces groupes et a associé les entreprises de taille plus modeste, pour mettre au point cinq plans de déplacements interentreprises. Une bonne partie du travail a consisté à revoir les horaires et les trajets de bus, mais aussi à mettre en place un système de covoiturage. Un bus est particulièrement cher à la Casqy : le 475, opéré par Sqybus, qui, suite à cette refonte, a vu sa fréquentation augmenter de 83 % en deux ans, assure-t-on à la Casqy. Le Stif, qui souhaitait interrompre cette ligne qui va jusqu’à la porte d’Orléans, du fait de la mise en service du T7, a été convaincu. Le bus 475 continue de rouler.

« Les cars pourront circuler partout en 2020 s’ils respectent la norme Euro 6 »
Entretien avec Ingrid Mareschal, secrétaire générale de la FNTV.
Ingrid Mareschal a pris en décembre dernier le poste de secrétaire générale de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV). A l’occasion du 23e congrès de la FNTV qui aura lieu le 14 octobre, elle revient sur les implications de la loi Macron sur le secteur des autocars. Selon elle, avec l’essor de ce mode sur longue distance, des bouleversements devraient se produire sur le territoire. Mais, ajoute-t-elle, tout finira par s’équilibrer au bénéfice du consommateur. Restera à gagner la bataille de l’image de l’autocar. Ville Rail & Transports. La loi Macron adoptée en juillet a libéralisé le transport longue distance par autocar. Il est trop tôt pour en faire le bilan, mais quels sont les premiers constats ?
Ingrid Mareschal. C’est un succès, on constate un réel engouement des voyageurs pour ces transports mis à leur disposition. Nous pensons que des millions de voyageurs utiliseront le car dès la première année.
Mais c’est une vision forcément partielle puisque pour le moment, seules les lignes supérieures à 100 km sont totalement libéralisées. Les entreprises ne commercialisent donc pas les liaisons inférieures à 100 km. Un décret doit préciser toute la procédure d’autorisation relative à ces liaisons de moins de 100 km. Les entreprises devront en effet les déclarer. Nous pensons qu’il y aura beaucoup de refus de la part des collectivités locales. Et c’est l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) qui sera chargée de vérifier qu’il n’y a pas d’atteinte substantielle à l’équilibre économique d’une liaison ferroviaire. Nous y sommes favorables car historiquement, nos entreprises de transport par autocar se sont positionnées sur des marchés délégués par les collectivités. Nous ne souhaitons pas qu’elles soient mises en péril.
Nous avions plaidé pour que le seuil soit fixé à 200 km car nous estimions que c’était le juste point d’équilibre pour que la partie libéralisée et pour que le transport conventionné fonctionnent chacun correctement. Le gouvernement a voulu envoyer un signal fort au marché et doper l’économie du marché. Mais le seuil de 100 km est un moindre mal.VR&T. Le marché français ne risque-t-il pas de vivre la même situation qu’en Allemagne où les opérateurs des lignes de car longue distance se sont lancés dans une guerre des prix et perdent de l’argent ?
I. M. Ce ne sont pas les mêmes conditions. En Allemagne, le seuil d’autorisation a été fixé à 50 km. Il y a aussi des différences géographiques dans le sens d’une plus grande densité de villes petites et moyennes en Allemagne.
En France enfin, notre réseau autoroutier est beaucoup plus développé (dix fois plus) que le réseau ferré. L’autocar peut aller là où le train ne peut pas aller. Mais notre culture ferroviaire est très forte. De ce fait, alors que la concurrence est très vive, parfois mortelle, en Allemagne, en France, où l’encadrement est fort, les évolutions seront sans doute plus progressives.
Nous avons rencontré cet été Emmanuel Macron, qui nous a fait part de sa volonté de suivre l’évolution du marché de manière à le recadrer si des difficultés surgissaient. Et la vérification qui sera effectuée par l’autorité de régulation, l’Arafer, est un garde-fou pour que la concurrence ne soit pas débridée. Dans un premier temps, il y a aura un impact sur le territoire, mais tout finira par s’équilibrer, et tout cela pour le bénéfice de l’usager.VR&T. Qu’est-ce qu’il faudrait améliorer rapidement selon vous ?
I. M. Nous travaillons avec l’Etat sur le sujet des gares routières. Nous partageons un même constat : il y a un manque de gares routières ou bien une saturation quand elles existent. Les besoins peuvent être différents d’un lieu à l’autre. Cela peut aller d’un simple arrêt sécurisé à un pôle d’échanges multimodal, bien connecté.
Il n’est pas forcément nécessaire qu’un car pénètre au cœur d’une agglomération. On peut imaginer de construire certaines gares routières en périphérie, en un point qui serait bien raccordé aux transports publics. Cela peut être pertinent à la fois pour les usagers et pour les entreprises qui ne sont pas obligées de faire sortir leurs cars du réseau autoroutier et de leur faire perdre du temps.
Une étude réalisée en 2012 par la FNTV montrait que 50 % des villes préfectures ne sont pas équipées en gare routière. Et quand il y en a, ces gares servent à des lignes régulières et ne sont pas correctement interconnectées.VR&T. L’autocar va faire face à une concurrence qu’il n’avait pas prévue : le covoiturage. Qu’est-ce qui peut faire la différence ?
I. M. Si les autocars avaient pu circuler avant, sur le territoire, le covoiturage se serait sans doute moins développé. Nous sommes finalement davantage en concurrence avec le covoiturage qu’avec le train. Nous empruntons en effet le même réseau, nous proposons la même souplesse et des tarifs attractifs. Mais les autocaristes offrent en plus la sécurité, les conducteurs sont formés et bénéficient d’une réglementation sociale très stricte. Pour un même prix, nous offrons donc des garanties supplémentaires. Auxquelles s’ajoute la possibilité de transporter avec soi autant de bagages que l’on veut. Après, ce n’est pas le même style de voyage qu’avec des covoitureurs.VR&T. A l’heure de la loi de transition énergétique et peu avant la COP21, les entreprises d’autocars longue distance semblent singulièrement épargnées par des contraintes d’achat de véhicules propres. Quels efforts la profession peut-elle s’engager à réaliser ?
I. M. Nous sommes souvent stigmatisés avec une image de pollueurs. Pourtant, depuis de nombreuses années, la profession est engagée dans une démarche de développement durable. Nous représentons une forme de transport public puisqu’un car remplace 30 voitures individuelles.
Nous participons à la baisse des émissions polluantes et nos véhicules en rejettent de moins en moins. Un arrêté d’application de la loi Macron en préparation va indiquer que les autocars respectent au minimum la norme Euro 5 à partir de 2017. Puis à partir de 2018, c’est la norme Euro 6 qui s’imposera. Ces dispositions sont totalement acceptées par les entreprises car en général elles utilisent des véhicules neufs pour les longues distances, appelés à rouler longtemps et rapidement amortis.
En ce qui concerne la loi de transition énergétique, on parle désormais de véhicules « à faibles émissions » à l’horizon 2020 et non plus de véhicules « propres ». Nous travaillons aussi à l’élaboration du décret d’application de cette loi qui permettra de définir cette notion. On distingue les véhicules urbains et les véhicules interurbains. Les cars, de leur côté, seront autorisés à circuler partout à partir de 2020 à condition qu’ils respectent la norme Euro 6.
Ces évolutions auront des conséquences sur le marché de la vente d’occasion : les entreprises ne pourront plus revendre aussi facilement les cars en dessous d’Euro 6. Toutefois, comme ces règles ne sont pas applicables au transport scolaire, on pourra utiliser les véhicules les plus anciens pour cette activité. Les transports scolaires représentent 60 % de l’activité du secteur.VR&T. Comment renforcer la sécurité de ce mode appelé à se développer ?
I. M. Avec l’essor du transport par autocar, nous sommes effectivement attendus sur deux questions : d’une part, comme je viens de le dire, sur les questions environnementales, d’autre part sur la sécurité.
Nos entreprises sont soumises à des contraintes fortes dans le domaine des formations de conducteurs. De plus, la législation impose de nouveaux équipements de sécurité. Depuis janvier 2015, les autocars doivent être dotés de ceintures de sécurité. Nous devons sensibiliser le public au port de la ceinture qui doit devenir une évidence comme elle l’est dans une voiture.
Depuis septembre dernier, des éthylotests doivent aussi être installés. Nous représentons le seul secteur pour lequel cet équipement a été imposé. C’est une contrainte qui a été assez coûteuse pour les entreprises. Mais c’est rassurant pour tout le monde, notamment pour les parents dont les enfants utilisent les transports scolaires. Et c’est une fierté pour la profession.Propos recueillis par
Marie-Hélène PoingtPlus de 70 villes desservies par les autocars en France
Plus d’un mois après la libéralisation du transport par autocars, déjà plus de 70 villes sont desservies en France et une trentaine d’autres le seront d’ici la fin de l’année, a déclaré le 21 septembre Emmanuel Macron. On devrait en compter 100 d’ici à la fin de l’année, estime le ministre de l’Economie.
Selon ses calculs, 700 emplois créés, 250 000 passagers déjà transportés, contre 110 000 sur l’ensemble de 2014. « D’ici fin 2016, un million de voyageurs auront emprunté ces lignes et on aura créé des milliers d’emplois », précise-t-il.Alstom remporte un nouveau contrat de métro en Inde
Alstom a annoncé le 5 octobre avoir décroché un contrat de plus de 150 millions d'euros pour la fourniture de vingt rames de métro à la ville de Lucknow, située dans le nord de l’Inde.
Cet accord conclu avec Lucknow Metro Rail Corporation (LMRC) porte sur la livraison de vingt rames de quatre voitures climatisées et d'une solution de signalisation pour le nouveau réseau de la ville, une ligne de 23 kilomètres composée de 22 stations. « Les voitures de métro seront fabriquées sur le site de production de trains d'Alstom à Sri City, en Inde. Le système de signalisation sera fourni conjointement par les sites d'Alstom de Bangalore en Inde, et de Saint-Ouen en France », précise le groupe dans un communiqué.
Alstom est déjà présent en Inde, où la société a remporté des contrats pour la fourniture de rames de métro à Madras (Chennai), Delhi et Cochin (Kochi).Les Euro VI vont revenir en force…
Une dernière réunion de concertation doit se tenir au ministère de l’Ecologie, ce lundi 5 octobre, avec les constructeurs de bus, les représentants des opérateurs et des autorités organisatrices de transport ainsi que l’Ademe, pour définir quels bus
et cars pourront prétendre à la qualification de « propre » retenue par la loi de transition énergétique. Rappelons que la loi impose aux collectivités de s’équiper en véhicules « à faible émission » à hauteur de 50 % de leurs achats en cars et bus en 2020 et 100 % en 2025. La loi crée aussi des zones à circulation restreinte. C’est un décret attendu avant la fin de l’année qui doit préciser quels véhicules seront autorisés à circuler en fonction des zones desservies.
Alors que les services du ministère de l’Ecologie prévoyaient de retenir essentiellement les véhicules électriques pour définir cette notion de « faible émission », les professionnels sont montés au créneau pour défendre les vertus des bus et cars Euro VI sur lequel ils ont investi des sommes considérables depuis des années. « Les Euros VI sont propres ! Les émissions polluantes des bus et cars Euro 6 ont été considérablement amoindries et n’ont rien à voir, avec les voitures Euro 6 », affirment les constructeurs.
Leurs arguments ont été entendus si l’on en croit le document de travail qui devrait être retenu et que s’est procuré Ville, Rail & Transports. Ce document montre en effet un retour en force des véhicules Euro VI : que ce soit en Ile-de-France (l’Ile-de-France étant considérée comme une zone entièrement recouverte par un plan de protection de l’atmosphère (PPA) ou en province (en zone PPA ou pas), les autocars à vocation non urbaine sont considérés comme étant à faible émission à partir d’Euro VI. Les cars « Macron » ont droit à un traitement à part puisque le texte prévoit qu’ils pourront être Euro V jusqu’à la fin 2017, puis Euro VI à partir de 2018.
En zone urbaine, la classification est plus fine. En province, hors PPA, les Euro VI sont autorisés. Sinon, il faut distinguer entre agglomérations de plus de 250 000 habitants, où l’Euro VI devrait être banni, et les autres où, dans certains cas, il pourrait être autorisé. En Ile-de-France, en dehors du périmètre qui sera défini par le préfet, il devrait également banni à l’horizon 2025 sauf quelques exceptions.
Cette classification convient au secteur, constructeurs et exploitants. « La sortie du diesel n’est pas possible à l’échéance fixée », estime un représentant des autocars, tandis qu’un constructeur s’exclame : « On ne peut inonder la France de bus électriques ! Vu leur coût actuel et vu l’état des finances, qui les paierait ? »
La RATP embarque un Français de plus à bord du bus électrique
En signant le 30 septembre une convention d’exploitation avec le groupe Heuliez, la RATP allonge un peu plus la liste des constructeurs avec lesquels elle va tester le bus électrique. Une signature annoncée dans le cadre des Rencontres nationales du transport public qui se sont tenues à Lyon du 30 septembre au 2 octobre.
Et ce n’est pas fini, puisque des discussions sont en cours avec d’autres constructeurs. Actuellement, outre les français Heuliez, Bolloré (qui fera rouler l’an prochain des Bluebus allongés sur une ligne entière) et PVI, les européens Solaris et Irizar sont retenus ainsi que les chinois Yutong (associé à l’alsacien Dietrich Carebus) et Golden Dragon (associé au néerlandais Ebusco).
Ces constructeurs ne veulent pas passer à côté de l'énorme commande qui se profile depuis que la RATP a annoncé vouloir passer à une flotte 100 % propre à l’horizon 2025 (80 % de bus électrique, 20 % au biogaz). « Nous avons prévu de tester les différents bus en condition d’exploitation réelle », rappelle Elisabeth Borne, la PDG de la RATP qui veut devenir demain « le partenaire incontournable de la mobilité durable ».
Les premiers essais devraient démarrer vers la fin de l’année, sûrement avec Irizar et Solaris. même si pour l’heure les bus qui semblent afficher la plus grande autonomie sont chinois. Yutong annonce par exemple une autonomie de quelque 250 kilomètres pour son bus électrique. Une autonomie qui répond au cahier des charges de la RATP qui a opté pour une recharge lente des batteries, de nuit. « Mais il faut prendre tous ces chiffres avec précaution car tout dépend des conditions d’exploitation », nuance Marie-Claude Dupuis, la directrice du Matériel roulant bus à la RATP. « Nous comparerons tous les bus suivant les mêmes conditions d’exploitation », ajoute-t-elle, en se disant certaine que le bus électrique (même s’il est onéreux à l’achat) sera moins cher à exploiter. « C’est pour cela que les hybrides ne peuvent représenter qu’une solution transitoire. » La RATP aborde cette phase transitoire. Elle a aujourd’hui 50 bus hybrides, elle s’apprête à en recevoir 250 à la fin de l’année, puis près de 600 en 2016 sur un parc de 4 500 bus.
Le Gart et Agir vont recenser les besoins nationaux en bus propres
Dans le prolongement de l’accord de partenariat signé au printemps entre l’association de réseaux de transports indépendant Agir et le Gart, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé le 1er octobre par Agir et sa centrale d’achat des transports publics (CATP) « Nous sommes dans un cercle vicieux, regrette Marthe Marti, maire adjointe de Toulouse, conseillère métropolitaine, administrateur de SMTC Tisséo et vice-présidente d’Agir. Les collectivités veulent investir dans des véhicules propres, alternatifs au diesel et il n’y a pas d’offre. » La demande nationale forte est pourtant réelle, comme en témoignent la politique de la ville de Toulouse, ou, en Ile-de-France, la stratégie arrêtée par le Stif. Mais quelle en est vraiment l’ampleur, quelles en sont les caractéristiques ?
Pour répondre à ces questions, Agir et le CATP demandent à l’ensemble des collectivités territoriales d’exprimer leurs besoins en véhicules électriques, au gaz ou hybrides afin de transmettre ces données de marché potentiel aux constructeurs, ce qui permettra de soutenir le développement d’une filière industrielle. Les réponses sont attendues à la fin janvier pour les achats de 2016 et 2017. A charge aux industriels de proposer ensuite des délais de fabrication et des tarifs. « Grâce à notre recensement, ils auront plus de poids pour solliciter les banques qui les aideront à industrialiser la filière », poursuit Marthe Marti, qui s’attend à ce que toutes les grandes agglomérations se déclarent intéressées.
« Notre démarche sera un accélérateur de développement pour la filière des bus alternatifs, assure de son côté Arnaud Rabier, le délégué général d’Agir. La CATP permettra aussi d’avoir des prix corrects et donc aux petits réseaux de s’équiper. »
Toulouse qui a marqué son souhait de sortir du diesel et possède déjà un parc à 50 % de bus GNV, est la preuve vivante du problème : le SMTC a dû récemment acheter du diesel pour quatre véhicules de 9 m faute d’offre alternative sur le marché. Mais il a aussi acheté 15 bus hybrides et espère beaucoup du biogaz. Pour l’électrique, l’AO attend. « Ca coûte des sommes folles, on n’a pas de retour d’expérience et on transporte davantage des batteries que des gens », se plaint l’élue toulousaine.
Villes moyennes : en finir avec la deuxième voiture
Comment parler du retour de la voiture dans les petites villes alors qu'elle n'en est jamais partie ? C'est le constat que dresse l'étude du Gart « Mobilité et villes moyennes, état des lieux et perspectives » dirigée par deux élus, Anne Gérard, élue du Grand Poitiers et Sébastien Martin, président du Grand Chalon présentée le 1er octobre aux RNTP de Lyon. « Qu'on le veuille ou non, la voiture est et restera pour longtemps encore le mode de déplacement avec lequel les autorités locales devront compter », écrivent les auteurs, qui ont auditionné une quinzaine de professionnels et utilisé les nombreuses statistiques du Gart pour se focaliser sur les villes de 50 000 à 200 000 habitants.
Dans ces collectivités, la part modale de la voiture oscille entre 60 et 75 %. 42 % des ménages en moyenne possèdent même deux véhicules quand ce n'est pas trois… De ce fait, les cris d'alarme lancés au lendemain des élections municipales de 2014 tombent presque à plat. L'abandon des projets de tramway à Amiens ou à Caen, les places piétonnes retransformées en parking, etc., ne signaient pas de « retour » de la voiture. Mais ces événements ont eu le mérite de déclencher cette étude instructive, qui servira d'outil méthodologique aux adhérents du Gart. « La situation est beaucoup plus compliquée qu'on ne le pense, le thème d'un recul des politiques durables est à nuancer, commente Guy Le Bras, directeur général du Gart. Beaucoup des projets abandonnés l'ont été parce qu'ils n'avaient jamais pu recueillir de consensus. » Consensuelle, la ligne 2 du tram d'Angers a bien passé l'épreuve de l'alternance. Conflictuel, et mal tracé, le tram d'Amiens, lui, a été emporté dans le changement de majorité. Un tram qui rendait le centre-ville impossible à traverser…
Or le fond du problème, c'est la place de la voiture dans les centres-villes. Le modèle de mobilité durable qui fonctionne dans les grandes agglomérations ne peut être forcément calqué aux villes moyennes. C'est pourtant ce qu'on a généralement fait jusqu'à présent, à grands renforts de tramways. Dans ces agglos de taille intermédiaire, inutile notamment de plaider pour l'abandon de l'automobile. « Il faut plutôt réussir à convaincre les ménages d'abandonner leur deuxième voiture, poursuit Guy Le Bras. Une voiture pour laquelle ils dépensent beaucoup d'argent. » Des sommes colossales même puisque dans une ville comme Chalon-sur-Saône où le taux de motorisation est de 1,2 véhicule, à 5 000 euros la dépense annuelle moyenne, la facture globale du deuxième véhicule atteint environ 60 millions d'euros pour les 60 000 habitants. La somme permettrait de mener à bien pas mal de projets…
L'étude remet aussi les pendules à l'heure sur les commerces de cœur de ville. L'adage mille fois entendu, « no parking, no business » est battu en brèche par les faits. Toutes les statistiques concordent pour dire que 80 % des clients des magasins de centre-ville sont des piétons, des cyclistes ou des utilisateurs des TC. Leur panier moyen est peut-être inférieur à celui de l'automobiliste, mais comme ils reviennent plus souvent, au total ils consomment davantage.
Dans sa dernière partie, l'étude passe en revue diverses solutions spécifiquement adaptées aux agglomérations de taille moyenne, des plus classiques aux plus originales. Avec par exemple la nécessité d'optimiser les réseaux existants, de rechercher des modes plus flexibles, en s'appuyant sur l'expérimentation, de développer les services d'autopartage et de covoiturage. Ou encore de développer l'innovation de services (l'info-voyageurs par exemple) plutôt que l'innovation de produit, tout en gardant bien en perspective qu'on ne bannira pas la voiture, mais qu'on en rationalisera l'usage. Et que moyennant des campagnes de sensibilisation, les bi ou trimotorisation des foyers finiront pas n'être qu'un vieux souvenir…
C. N.
GPSO : Valls ne veut pas confondre grande vitesse et précipitation
« Sur le projet de LGV au sud de Bordeaux, je veux être très clair. Contrairement à ce que disent certains commentaires, le projet n'est pas décidé », a déclaré le Premier ministre, lors de son allocution aux RNTP de Lyon le 1er octobre. Manuel Valls a ajouté : « Si le projet doit être amélioré, il le sera. Ce que nous proposons d'engager, c'est le projet d'une décennie. Il est primordial d'avancer de manière apaisée, en respectant les parties prenantes, sans se précipiter. » Des déclarations qui ressemblent à du rétropédalage, à la suite des propos d'Alain Vidalies du samedi précédent. Le secrétaire d’Etat aux transports avait indiqué ce jour-là, au téléphone à l'AFP, lors de la fête de la rose de la Fédération socialiste des Landes, que le gouvernement entendait poursuivre la procédure entamée pour ce projet. Cela en dépit de l'avis négatif de la commission d'enquête publique. L'enquête publique a eu lieu du 14 octobre au 8 décembre 2014. Le gouvernement dispose d'un délai de 18 mois après la clôture de l'enquête pour se prononcer, après avis du conseil d’Etat, sur la déclaration d'utilité publique du projet. Soit le 8 juin 2016. Les orientations d'Alain Vidalies n'ont pas de conséquences immédiates, mais elles conduisent tout de même sur le chemin de la déclaration d'utilité publique.
Gilles Savary, dans un entretien au Parisien, dénonçait aussitôt une « braderie électorale » à deux mois des élections régionales. Une manœuvre de son camp que le député socialiste regrette. Elle risque d'ailleurs, selon lui, d'être contre-productive. D'abord on est inquiet dans la région de Sauternes. Mais il n'y a pas que les riverains du « TGV des vignes », comme dit Le Parisien, qui s'offusquent. Gilles Savary souligne surtout l'exaspération d'usagers d'une ligne Bordeaux – Toulouse, en pleine « métropolisation » autour des deux grandes agglomérations. « Dans nos circonscriptions, cela fait dix ans, dit-il, qu'on demande la mise à niveau de la ligne actuelle. » Et, selon lui, la promesse d'avoir une ligne à grande vitesse dans dix ans exaspère plutôt des usagers dont les besoins quotidiens relèvent du cabotage.
L'autre crainte du député, rapporteur de la loi de réforme ferroviaire, qui a fait inscrire dans la loi un article empêchant la course à l'endettement de RFF, c'est que la « grande gabegie » reparte. Le travail de la commission Mobilité 21 présidée par Philippe Duron semble oublié. La commission avait en effet retenu des priorités en faisant remarquer que la réalisation soit de Lyon – Turin soit du Canal Seine réduirait à zéro les capacités de financement. Or, les deux projets ayant obtenu des crédits européens se trouvent désormais sur le dessus de la pile…
Pour en revenir à GPSO, la Fnaut (Fédération nationale des associations d'usagers), peu suspecte d'être fan inconditionnelle de la très grande vitesse, a soutenu la décision annoncée par Alain Vidalies. La Fnaut souligne le gain de temps important sur Paris – Bordeaux – Toulouse et en attend un « report significatif du trafic aérien Paris – Toulouse (trois millions de passagers par an) » ainsi que du trafic routier interrégional. Rappelant que « l'avion émet 35 fois plus de gaz à effet de serre par voyageur.km et la voiture 16 fois plus », elle demande une hausse des taxations des carburants routiers et une taxation du kérosène consommé par les avions effectuant des vols intérieurs pour aider au financement d'un projet « bon pour l'environnement ».
Nouveau projet de téléphérique à Grenoble
Grenoble-Alpes Métropole a annoncé le 2 octobre le lancement d’une concertation autour d’un projet de téléphérique urbain reliant quatre communes de l’agglomération, après l’abandon d’un précédent projet de liaison avec le Vercors.
D’un coût de 54 à 60 millions d’euros, ce téléphérique doit relier la ville de Fontaine, au pied du Vercors, à celle de Saint-Martin-le-Vinoux, au pied de la Chartreuse, en survolant la ville de Sassenage et la presqu’île scientifique de Grenoble. Le tracé comporte quatre à six stations sur 3,7 kilomètres et enjambe deux cours d’eau (le Drac et l’Isère), une autoroute (A480) et une voie de chemin de fer (Lyon – Grenoble). Il permet de relier trois lignes de tramway entre elles en seulement 16 minutes sur la totalité du parcours. La fréquentation attendue est de 5 000 voyageurs par jour lors de la mise en service, prévue en 2021, et de 8 500 personnes par jour à l’horizon 2030.
La ville de Grenoble compte déjà un des premiers téléphériques urbains du monde, à vocation touristique, qui relie le centre-ville à la colline de la Bastille depuis 1934.
Le transport public s’inquiète pour son modèle économique
Pour la première fois, l'offre kilométrique de transport public a reculé de 2,4 % durant les cinq premiers mois de l'année, a indiqué l'Union des transports publics qui recevait – c'était une première – le Premier ministre au cours des RNTP (Rencontres nationales du transport public) qui se sont tenues à Lyon du 30 septembre au 2 octobre. Si le Premier ministre a fait part de sa volonté d'augmenter la part des transports collectifs, il n'a pas annoncé de moyens pour y parvenir. La profession qui s'inquiète pour l'avenir de son modèle économique réclame la fin « de la cascade des mauvaises nouvelles », citant entre autres le relèvement de la TVA, la réduction de l'assiette du versement transport ou encore le report de la mise en place de la dépénalisation du stationnement, qui sont autant de financements en moins pour le secteur.