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Strasbourg vante sa « révolution » des mobilités
À six mois des élections municipales, l’heure est au bilan en matière de mobilité. Les élus de l’Eurométropole de Strasbourg se sont prêtés à l’exercice. Pia Imbs, sa présidente et Alain Jund, vice-président écologiste chargé de la mobilité, ont vanté des progrès dans certains domaines. « Nous avons dépensé 100 millions d’euros dans les infrastructures, pistes cyclables, ouvrages d’art et franchissements. Le réseau de transports collectifs enregistre 550 000 voyages par jour, soit une hausse de 22 % par rapport à 2019« , a résumé Pia Imbs. 100 kilomètres de pistes cyclables ont été réalisés en cinq ans. Des résultats que Pia Imbs juge « impressionnants, dans un souci d’équité territoriale ».
Satisfaction également du côté de la gare centrale de Strasbourg qui a vu sa fréquentation passer de 60 000 à 76 000 voyageurs par jour, soit une augmentation de 27 %. Le nombre d’abonnés à la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a lui progressé de 20 %, pour atteindre 220 000 usagers. La ligne G de bus à haute qualité de service de Strasbourg, prolongée jusqu’au terminus Rotterdam, atteint 33 000 voyages quotidiens, contre 12 000 avant son extension mise en service en fin d’année 2023. Sur le plan environnemental, la totalité des 260 bus de la CTS est désormais électrique ou au Gaz GNV, et la concentration de dioxydes d’azote a pu diminuer de 42 % sur les principaux axes.
Un tramway Nord toujours bloqué
Pia Imbs et Alain Jund ont aussi reconnu le demi-échec du projet de tramway Nord censé relier Strasbourg à Schiltigheim. Promesse majeure du mandat en cours, il est bloqué depuis le 9 décembre 2024 par l’avis négatif de la commission d’enquête publique. Ce projet à 268 millions d’euros prévoyait la construction de cinq kilomètres de voies nouvelles en direction de Schiltigheim, assortie de nombreux aménagements en faveur des mobilités douces (vélos, piétons). La décision de la commission d’enquête publique et le retard qu’elle entraine, laissent planer des incertitudes sur le calendrier mais aussi la faisabilité. « Je n’accepte pas qu’on puisse pointer le tram Nord comme notre grande faille. Il est toujours aussi pertinent, et attendu. Une convention citoyenne est en cours, dont les propositions seront versées au mandat suivant« , propose Pia Imbs. « C’est un dossier très vaste, qui doit englober Strasbourg et la commune voisine de Schiltigheim, en intégrant le réaménagement de la place de Haguenau et de la place de la Gare. Sur la méthode, nous avons tiré les leçons« , reconnaît la présidente de l’Eurométropole.
L’exécutif souligne la continuité d’autres chantiers : le tram Ouest, dont l’inauguration est prévue en novembre 2025, les lignes de bus Chron’Hop, le pôle multimodal des Halles (gare routière) et l’extension du Réseau express métropolitain (Reme), en partenariat avec le Conseil régional du Grand Est.
La question du financement reste également sensible. « Il y a trois ans, la Première ministre Elisabeth Borne promettait 100 milliards d’euros d’investissements en faveur des transports en commun. A l’issue de la conférence sur le financement des transports clôturée avant l’été, les collectivités ont obtenu zéro. On marche sur la tête ! », estime l’écologiste Alain Jund.

Les 200 ans du rail anglais célébrés en grande pompe
Les Britanniques n’ont pas attendu la date officielle du 27 septembre pour lancer les festivités célébrant les 200 ans du train au Royaume-Uni. En ce jour de 1825, la locomotive à vapeur n° 1 de George Stephenson va parcourir 42 kilomètres entre Shildon, Darlington et Stockton, transportant des centaines de passagers, acclamés sur tout le parcours par une foule de curieux dont des ouvriers bénéficiant d’un jour férié pour l’occasion. C’est le démarrage d’une activité ferroviaire réservée jusque-là aux marchandises.
Depuis janvier, cet anniversaire est célébré au fil de plus de 354 manifestations, dans tout le pays, souvent organisées par des associations de bénévoles amoureux du train : expositions temporaires, journées portes ouvertes, visites guidées, concours de photos, poésie, maquettes, ou d’histoires sur des voyages en train ou les gares qui les ont jalonnés.
Alstom en première ligne
Le 1er août, le site Alstom de Derby a répondu à l’appel de Railway 200, le comité organisateur des célébrations, avec un événement sans précédent. Pendant trois jours, près de 40 000 personnes ont réservé leur place pour découvrir plus de 140 véhicules ferroviaires, soit le plus grand rassemblement mondial de trains historiques et modernes jamais organisé. Six jours plus tard, la filiale britannique du groupe français a accueilli la première marche des fiertés au monde à bord d’un train. Un cortège mené par des artistes drag a salué « l’engagement de l’industrie ferroviaire en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion ». Les trains Avanti West Coast et Elizabeth Line sont apparus à Derby avec des livrées « Pride » créées pour l’événement. Les participants ont aussi pu embarquer à bord d’un train Aventra de classe 345, qui dessert habituellement les passagers de la ligne Elizabeth, en pleine transformation à Londres, revenu chez Alstom pour le week-end.
Des décennies d’actualités
La campagne nationale britannique de célébration est aussi l’occasion de retracer les grandes dates de l’histoire du chemin de fer outre-Manche : la première tête couronnée à monter à bord en 1841, le premier ticket papier (1842), l’introduction d’un service de repas à bord (1879). En 1900, les premiers trains électriques font leur apparition avant d’être balayés par le diesel, 50 ans plus tard. En 1913, le premier syndicat national des cheminots voit le jour. Un premier record de vitesse, à 203 km/h tombe en 1938. Le tunnel sous la Manche est percé en 1990. Quatre ans plus tard, la privatisation du rail britannique est votée, avant de se terminer par une renationalisation l’an dernier.
En racontant 200 ans de chemin de fer, Railways 200 compte susciter l’intérêt de la prochaine génération en invitant les jeunes de tous horizons à envisager une carrière dans le rail. L’association espère également attirer davantage de bénévoles vers les chemins de fer historiques qui en comptent déjà des milliers.

Qualité de l’air : Paris dans les clous
La politique menée par Anne Hidalgo pour améliorer l’air dans la capitale commence à payer. L’étude d’Airparif sur les émissions de dioxyde d’azote et de particules, menée de 2012 à 2022, confirme une baisse drastique de la pollution, qui se poursuit ces dernières années. Selon un document diffusé hier par la mairie, les niveaux d’émissions de dioxyde d’azote auxquels sont exposés les Parisiens ont diminué de 40% en moyenne sur dix ans.
La modernisation du parc automobile et la baisse du trafic routier sont les causes principales de ce recul. L’arrivée de véhicules plus récents et donc moins polluants, voire électriques s’illustre par une hausse des kilomètres parcourus par les véhicules de Crit’Air 1. Ils sont passés de 4 à 38% sur la période. Les données de trafic routier entre 2012 et 2022 fournies par la ville de Paris mettent en évidence un autre facteur : le trafic routier a diminué, en moyenne, de 34% dans Paris intra-muros et de 7% sur le périphérique. La voiture ne représente plus que 4% des déplacements.
« Tout cela n’est pas dû au hasard mais le fruit de choix politiques », insiste Patrick Bloche, premier adjoint de la mairie de Paris en rappelant la liste des mesures prises par Anne Hidalgo. Les restrictions de circulation, la multiplication des pistes cyclables, la piétonisation, la végétalisation, le réaménagement de l’espace public, la réduction de la vitesse sur le périphérique, ont eu pour effet de réduire la place de la voiture et de réduire les polluants atmosphériques.
Pour les 10% d’habitants les plus exposés, logés au voisinage des grands axes routiers parisiens, l’amélioration de la qualité de l’air est plus importante encore avec – 45% de dioxyde d’azote et -31% de particules fines.
Pour Dan Lert, adjoint en charge de la transition écologique, du plan climat, de l’eau et de l’énergie, le bénéfice pour les Parisiens de ces mesures se traduit également sur leur santé. Les particules fines ont un impact direct sur un cas d’asthme sur trois chez les enfants. La pollution est aussi à l’origine du décès prématuré de 1500 habitants de la capitale par an.
Un recours contre la suppression aux ZFE
Les élections municipales se rapprochant, les résultats de l’enquête indépendante d’Airparif viennent valider le volontarisme de la majorité d’Anne Hidalgo dans sa politique anti-voiture. Ils apportent aussi un argument supplémentaire au débat sur la suppression des zones à faible émission. Leur sort va bientôt faire l’objet d’un vote parlementaire, mais la levée de bouclier suscitée ces derniers mois laisse craindre que les députés condamnent la mesure.
L’équipe municipale a décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif de Paris en déposant un recours contentieux. L’argument mis en avant renvoie aux engagements de l’Etat en matière de protection de l’atmosphère. En renonçant aux ZFE, la France semble compromettre ses chances d’atteindre les niveaux de réduction prévus à horizon 2030, qui sont eux-mêmes inférieurs aux préconisations de l’organisation mondiale de la santé, en matière de pollution atmosphérique.

Plus de TER entre Dinan et Dol-de-Bretagne
Le nombre d’arrêts des TER dans les gares de l’axe ferroviaire Dinan – Dol-de-Bretagne va plus que doubler à partir du 1er septembre. Ils vont passer de deux à sept arrêts supplémentaires par jour en semaine dans les quatre gares intermédiaires (La Hisse, Pleudihen, Plerguer et Miniac-Morvan), a annoncé la région Bretagne le 10 juillet.Cette nouvelle offre permettra d’harmoniser la desserte à huit arrêts au moins dans toutes les haltes, de répartir le flux des déplacements domicile-travail dans les deux sens, de ménager une possibilité d’aller-retour à la mi-journée et de proposer six correspondances dont une avec un TGV.Cette adaptation de l’offre a été réalisée en concertation avec les élus des intercommunalités et des communes concernées, et de l’Association Ferroviaire Bretagne Nord (AFBN). Elle fait suite de travaux de rénovation effectués en 2021 pour 24,2 millions d’euros, financés par l’État, la région, le département des Côtes d’Armor, Dinan Agglomération et SNCF Réseau.Des allongements de temps de parcours de quelques minutes sont, toutefois à prévoir entre septembre 2025 à avril 2026, à cause de travaux effectués pendant cette période sur l’axe Rennes – Saint-Malo. Les horaires définitifs entreront en vigueur à partir du 28 avril 2026.
Un pass pour voyager toute la nuit au Cap d’Agde
Dans le cadre du renouvellement du contrat de délégation de service public qu’il a obtenu en mars auprès de la Communauté d’agglomération Hérault Méditerranée, Keolis a proposé à de renforcer l’offre de mobilité nocturne en période estivale avec « Cap’Night ». Cette ligne Cap’Night assure un service de transport 24h/24 et 7j/7, en prenant le relais sur le service de journée et de soirée de 1h à 6 h du matin. « Une innovation sur le plan national », affirment dans un communiqué Keolis Agde et l’Agglo Hérault Méditerranée.
« Les lignes Cap’night 2 et 3 permettent d’étendre le dispositif sur l’ensemble du territoire, en s’adressant principalement aux habitants de Portiragnes, Vias, Pézenas et les communes environnantes du Nord de l’Agglomération », souligne le communiqué. Le service est lancé depuis le 7 juillet sur ces trois lignes nocturnes qui relient dix communes de l’Agglomération. Le pass Cap Night coûte 3 euros, tandis que les abonnés y ont accès gratuitement.
De plus, le réseau Cap Bus est renforcé du 5 juillet au 31août car la fréquentation estivale pendant ces deux mois représente 30 % de la fréquentation annuelle, soit environ 230 000 voyages.

ETF et Colas Rail vont construire le deuxième tronçon de la ligne Alameda – Melipilla au Chili
Le groupement de constructeurs Dragados-Besalco, a sélectionné ETF (mandataire), filiale de Vinci, et Colas Rail, filiale de Bouygues, pour réaliser, en sous-traitance, le deuxième tronçon de la ligne ferroviaire entre Alameda et Melipilla au sud-ouest de Santiago.Ce projet, commandé par l’entreprise publique EFE (Empresa de Ferrocarriles del Estado), gestionnaire du réseau ferré national, vise à relier la capitale du Chili au sud-ouest du pays.D’un montant de 100 millions d’euros, à parts égales entre ETF et Colas Rail, le contrat prévoit le démontage des voies existantes, la fourniture du matériel (rails, traverses, ballast, caténaires…), la pose et la mise en service de la nouvelle ligne suburbaine.Les travaux consistent à réaliser un tronçon de 21,5 kilomètres, comprenant trois nouvelles voies ballast équipées de caténaires, avec deux voies destinées aux trains de passagers et une voie aux convois de fret. Le chantier doit commencer fin août.La ligne doit bénéficier à 57 millions de passagers par an qui verront leur temps de trajet réduit d’une heure.
Alstom livrera 26 rames à la ligne B du métro lyonnais et rénovera la signalisation de la D
Alstom fournira à Sytral Mobilités 26 nouvelles rames de métro automatique de nouvelle génération pour un montant de 145 millions d’euros. Composées de 2 voitures et pouvant accueillir plus de 300 voyageurs, les nouvelles rames de métro baptisées MPL25 seront entièrement automatisées et compatibles avec les rames MPL16 déployées sur la ligne B.
Alstom rénovera également le système de signalisation de la ligne D avec Urbalis pour un montant de 158 millions d’euros. Le matériel roulant et le système de pilotage automatique sont développés et conçus en France, avec une équipe projet basée dans l’agglomération lyonnaise, indique le constructeur ferroviaire français.

Disparition de Jean-Claude Degand, infatigable défenseur des transports publics
La nouvelle a fait l’effet d’un choc dans le monde du transport public : l’association Objectif RER Métropolitains a annoncé ce matin le décès de son fondateur et porte-parole Jean-Claude Degand, survenu le 30 juillet à Kiev en Ukraine. Sur son compte Linkedln, on apprend que
Ingénieur civil des Ponts et Chaussées, âgé de 69 ans, Jean-Claude Degand était un passionné. Il a commencé sa carrière comme chercheur à l’IRT où il s’est penché dans les années 80 sur l’impact des politiques de stationnement. Il rejoint très vite le ministère des transports, un secteur auquel il va consacrer toute sa carrière puisqu’il part ensuite à la SNCF où il est rapidement nommé directeur général de Sceta qui donnera plus tard naissance à Keolis.
Il devient en 1998, et durant quatre ans, directeur des projets interurbains à la SNCF avant de quitter le groupe pour créer sa propre entreprise, la société Moviken, spécialisée d
VRT présente ses sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses collègues.

RATP Dev reprend la gestion du réseau de Béziers
L’agglomération Béziers Méditerranée a désigné RATP Dev pour reprendre la gestion, à partir du 1er août, de son réseau de transport public BeeMob. Cette reprise fait suite à la procédure de redressement judiciaire visant l’ancien exploitant, l’espagnol Vectalia.
« Les 180 salariés seront intégrés dans une nouvelle entité portée par RATP Dev, garantissant ainsi
la préservation de l’emploi et la reprise complète de l’exploitation du réseau« , indique dans un communiqué la filiale de la RATP, qui exploitera 70 véhicules pour desservir 17 communes du territoire biterrois. Le contrat prévu jusqu’à la fin 2028,Rappelons qu’une procédure de sauvegarde avait été mise en place en février 2025 pour la société Vectalia, exploitant depuis 2019 des transports publics du réseau, suite à des difficultés financières touchant également les autres filiales du groupe. Son déficit s’élevait à 400.000 euros en 2024 pour un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros selon le journal « ici Hérault ».

Le marché du VTC en France est-il vraiment saturé ?
Marqué par une concentration géographique, le marché du VTC pourrait trouver une dynamique de croissance à l’horizon 2035 s’il se diffuse sur le territoire.
Par Julia Janke & Nicolas Louvet du bureau d’étude 6-T

Julia Janke,
Cheffe de projet.Certains voient dans l’évolution des habitudes de transport et les récentes politiques de réduction de l’usage de la voiture individuelle une aubaine pour les VTC. D’autres, à l’instar de l’Union nationale des industries du taxi (UNIT), déplorent au contraire un ralentissement de la croissance historique du secteur ces dernières années. Quelles évolutions du marché du VTC pouvons-nous attendre ? Quels pourraient alors être les usages futurs du VTC ?
Dans le but d’éclairer les perspectives d’évolution du secteur, la société Uber a sollicité le bureau de recherche 6t pour réaliser une étude visant à objectiver la demande de déplacements en VTC en France à l’horizon 2035. Soucieuse d’assurer la plus grande transparence, cette étude repose exclusivement sur des données accessibles au public.
Une répartition très hétérogène
L’offre de chauffeur·e·s VTC ainsi que les courses réalisées sont réparties de manière très hétérogène sur le territoire français, avec une forte concentration en région francilienne : 81 % des courses sont localisées en Île-de-France, dont 46 % à Paris. En comparaison, 11 % des courses ont lieu dans les communes de Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Nice, Marseille et Toulouse, et seulement 8 % dans le reste du territoire.
L’offre se concentre donc principalement dans huit grandes agglomérations. Ces métropoles abritent les aéroports les plus fréquentés du pays et se caractérisent par une forte activité économique. La présence des VTC dans ces territoires, bien desservis par les transports en commun, ainsi que la part importante de courses réalisées en connexion avec ceux-ci, soulignent le rôle complémentaire que peuvent jouer les VTC vis-à-vis des transports collectifs. En revanche, le service reste aujourd’hui peu présent dans les zones insuffisamment desservies.

Nicolas Louvet,
directeur de 6t.Un marché saturé dans les territoires déjà bien desservis
Une enquête a été menée auprès de 1 500 répondant·e·s, représentatif·ive·s des résident·e·s des aires urbaines de France métropolitaine. Dans l’hypothèse d’une offre disponible, la demande potentielle se concentre principalement sur les déplacements vers et depuis les aéroports, les stations de transports en commun, ainsi que sur les trajets touristiques.
Deux tiers des répondant·e·s déclarent qu’ils·elles utiliseraient davantage le VTC uniquement en l’absence d’alternatives de transport. Le VTC est donc perçu comme un mode de transport d’appoint.
L’analyse permet de projeter une croissance annuelle de seulement 1 % entre 2022 et 2035, loin des 19 % de croissance historique. Seule une diffusion territoriale du service VTC dans les aires urbaines de plus de 200 000 habitant·e·s permettrait de maintenir une croissance allant jusqu’à 17 % par an.
Un mode pertinent dans les zones touristiques
Une autre source de croissance réside dans l’appétence pour ce service dans les zones touristiques, souvent accessibles par une gare mais avec une offre de transport public limitée. 43 % des répondant·e·s déclarent qu’ils·elles utiliseraient un VTC dans ce cadre, dont 30 % fréquemment.
Contrairement aux taxis, les chauffeur·e·s de VTC ne sont pas restreint·e·s à une zone d’activité définie, ce qui leur confère une plus grande flexibilité dans ces territoires, notamment durant la période estivale. En complément de l’offre existante, les VTC disponibles pendant les périodes touristiques pourraient également répondre aux besoins des résident·e·s et faire émerger une nouvelle clientèle.
1. Union nationale des industries du taxi 2021. Taxi/VTC – nouvelle étude sur le marché français,
2. Le rapport final, téléchargeable depuis le site d’internet de 6t bureau de recherche, détaille avec précision les méthodes et calculs déployés dans cette étude afin d’assurer la reproductivité des résultats. La base de données brutes de l’enquête est accessible librement sur le site data. gouv
3. Les utilisat·eur·rice·s potentiel·le·s du VTC sont des personnes qui n’ont jamais utilisé un VTC (non-utilisat·eur·rice·s), et des utilisat·eur·rice·s qui n’ont pas utilisé un VTC depuis 12 mois dans leur territoire de résidence (utilisat·eur·rice·s occasionnel·le·s).