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Étiquette : LNPN

Ligne nouvelle Paris-Normandie : l’Ile-de-France et la Normandie vont reprendre les discussions
Le président de la Normandie, Hervé Morin, a annoncé le 5 novembre que les dessertes des gares des Yvelines sur le trajet entre la Normandie et Mantes (dont Bonnières, Rosny, Mantes ou Bréval) seraient maintenues même une fois que le prolongement d’Eole sera réalisé, à l’horizon 2030.
La suppression de la desserte des gares du Bonniérois et du Mantois avait été annoncée en 2022 par la Normandie. La région estimait qu’une fois le projet Eole en service, la suppression des dessertes des gares intermédiaires non normandes, permettrait d’offrir un meilleur service aux usagers normands en réduisant le temps de trajet.
Regrettant cette décision, la région Île-de-France avait, en septembre 2024, fait du maintien de ces dessertes dans les Yvelines, l’une des trois exigences pour inscrire le projet de Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN), au schéma d’aménagement régional (SDRIF-E). Ses autres demandes portaient sur l’étude de l’enfouissement partiel de la LPN entre Orgeval et Aubergenville et sur la limitation de l’évolution du trafic de fret ferroviaire en transit par l’Île-de-France avec le développement de solutions alternatives (contournement de la région par le fret ferroviaire et développement du fret fluvial).
Sur ce dernier point, les deux régions sont tombées d’accord, au cours de la réunion du 5 novembre. « Nous avons besoin d’un contournement fret de l’Île-de-France, pour les flux du port du Havre que nous voulons doubler en passant de 3 millions de conteneurs à 6 millions », a confirmé Hervé Morin. Florence Portelli, première vice-présidente de la région Île-de-France s’est engagée à inscrire ce sujet dans les délibérations du CPER qui se dérouleront le 19 novembre prochain.Par ailleurs, les deux régions ont annoncé « l’ouverture de discussions pour une augmentation de l’offre de transport des trains normands au regard des prévisions de trafic attendues à horizon 2030. Île-de-France Mobilités s’engage à financer l’ensemble des dessertes franciliennes« .
De ce fait, les discussions sur le projet de la nouvelle ligne Paris-Normandie (LNPN) vont pouvoir se rouvrir « sur de nouvelles bases« , ont convenu les élus régionaux. « Ce dialogue renoué doit permettre la reprise des études de refonte de la LNPN avec la révision de son tracé et la limitation de son impact« , ont-ils notamment précisé.

Le ministre des Transports affirme soutenir le projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie
L’inquiétude des élus normands n’aura peut-être été que de courte durée suite à la validation le 12 juin par le Conseil d’Etat de la liste des grands projets d’Ile-de-France qui excluait le projet de ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). Le 17 juin, en réponse à une question à l’Assemblée nationale, le ministre des Transports a affirmé que « le LNPN demeure un projet d’intérêt national majeur, je le réaffirme ». Selon Philippe Tabarot, cette ligne « répondra aux besoins croissants de mobilité entre Paris, l’Île-de-France la Normandie et la vallée de la Seine. Elle améliorera significativement à la fois la régularité, à la fois la capacité, la rapidité des liaisons ferroviaires. »
Un comité de pilotage doit se tenir le 1er juillet, auquel le ministre devrait participer.