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« Je propose de faire payer aux automobilistes un abonnement de transports en commun ! »
Bruno Faivre d'Arcier, professeur à l'Université 2 de Lyon, qui planche pour class= »rtejustify »>
des autorités organisatrices de transport, mène actuellement une réflexion sur le prix de la mobilité urbaine, tous modes confondus.
Selon lui, « il est nécessaire de prendre en compte les évolutions des comportements dans les déplacements qui sont de plus en plus multimodaux ». En effet, explique-t-il, le client apparaît de moins en moins fidèle : il ne fait pas chaque jour le même aller-retour aux mêmes heures avec le même mode de transport. « Aujourd’hui, compte tenu des nouveaux plans de déplacements urbains (PDU), aller en centre-ville en voiture fait perdre du temps. Beaucoup d’automobilistes commencent à "basculer" sur les transports publics, explique-t-il. Nous nous appuyons sur cette idée de multimodalité pour proposer une tarification de l'usage de la voiture ».
Il s'agit de mettre au point une tarification multimodale intégrant la voiture, « en instaurant des contraintes sur le stationnement ou la vitesse de circulation". Et de s'interroger : "Pourquoi par exemple ne pas mettre en place une réglementation demandant à l’usager de la voiture en ville d’afficher son abonnement de transport public sur son pare-brise ? Ainsi, l’automobiliste contribuerait au financement du système de mobilité globale. Il achèterait ce droit à l’AOT, tout en étant incité à utiliser les transports publics », précise-t-il. Une forme de péage urbain nouvelle version qui ne dit pas son nom mais qui permettrait de réduire la congestion.
Le professeur au laboratoire d'économie des transports (Let) cherche à évaluer l’impact d’un tel système sur une agglomération et le niveau de recettes qui en découlerait pour financer les modes alternatifs.
Et pour ne pas placer ce dispositif sous le feu des critiques (selon lesquelles on favorise les plus aisés qui seuls auraient à l’avenir les moyens de payer ce droit à l’automobile), on peut envisager une tarification sociale comme pour les transports publics. « Le droit de circuler pourrait ainsi ne coûter que deux euros à un ménage peu aisé ayant trois enfants mais 50 euros à un couple de cadres supérieurs. Cette solution permet de répondre aux critiques généralement formulées à l’encontre du péage urbain. C’est une piste de travail car tout le monde est bien conscient qu’il y a un problème de financement en France et qu’il faut réduire les trajets automobiles en ville. Il faut encourager le basculement des automobilistes sur les transports publics sans interdire l’usage de la voiture car ceux-ci ne peuvent satisfaire tous les besoins de déplacements. Je prône un système de mobilité global », conclut-il.
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