la situation financière de l’entreprise est certes délicate, mais elle n’est pas – encore ? – catastrophique. avec un trafic voyageurs qui monte en puissance, de 6,2 millions en 2013 et de 6,5 millions en 2014, elle serait même enfin, et « pratiquement en ligne avec ses objectifs initiaux », selon un connaisseur du secteur. pas tout à fait cependant si l'on se réfère aux déclarations initiales : à l’été 2008, l’un de ses fondateurs (voir plus bas), giuseppe sciarrone, ambitionnait de capter 20 % du marché de la grande vitesse dans la botte en 2015, évalué à près de 150 000 voyages par jour avec un trajet moyen de 320 km, en affirmant « ntv vise 30 000 voyages par jour, 10 millions par an et 3,3 millions de voyageurs.km ». il était aussi question d’atteindre l’équilibre en trois ans, or la compagnie accumule les pertes. selon son dernier rapport financier annuel, rapporté par le quotidien économique il corriere della sera du 3 septembre, malgré un chiffre d’affaires de 249,6 millions d’euros en 2013 (contre 102,9 m€ en 2012), les pertes totales s’élèvent à 105,8 m€ et sont identiques…