Autocars longue distance : déjà 50 millions de pertes pour la DB

avant la libéralisation, le secteur était composé d’une myriade d’entreprises souvent familiales, opérant très peu de véhicules sur des trajets courts, régionaux ou intra-régionaux. aujourd’hui, une quarantaine de groupes se disputent le marché, que dominent plusieurs poids lourds : selon les chiffres du cabinet iges, spécialisé dans les questions de mobilité, mein fernbus arrive en tête (45 % de part de marché), suivi par flixbus (23 %). en troisième position, l’offre de la deutsche bahn (berlinlinienbus et ic bus) atteint 12 %. enfin, on retrouve l’adac postbus, lancé conjointement par la fédération allemande des automobiles-clubs et la poste allemande, qui plafonne à 8 %. très implanté sur les liaisons entre grands centres urbains (berlin-dresde ou munich-francfort, par exemple) et grosses villes régionales (comme munich-nuremberg ou stuttgart-karlsruhe), ce mode de transport séduit avant tout deux catégories distinctes : les étudiants, notamment lorsqu’ils font des allers-retours entre leur université et leur ville d’origine, mais aussi les retraités, qui ne rechignent pas à des trajets plus longs qu’en train. « les clients sont les grands gagnants de la libéralisation », relève christoph gipp, qui supervise le secteur pour le cabinet iges. « personne…

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