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Deutsche Bahn. Une pause dans le conflit social
En mettant un terme samedi à 18 heures à la plus longue grève du rail allemand… class= »MsoNormal »>
le syndicat GDL (Syndicat des conducteurs de locomotives allemands) a plaidé pour « un geste d’apaisement ». Initialement prévue pour durer cinq jours dans le transport de marchandises et quatre dans celui de passagers, celle-ci a donc été raccourcie de trente-quatre heures. Et ce juste à la veille de la commémoration des vingt-cinq ans de la chute du Mur de Berlin, pour laquelle des milliers de visiteurs étaient attendus dans la capitale allemande.
La dureté du mouvement social entamé par ce syndicat – qui compte 27000 adhérents dans les rangs de Deutsche Bahn – avait soulevé un véritable tollé dans la presse allemande.
Mais cet arrêt pourrait seulement marquer une pause dans la guerre de position entamée par le syndicat en vue d’obtenir satisfaction de sa demande majeure – celle d’avoir le droit de défendre d’autres catégories de personnels roulants, alors que ceux-ci étaient jusqu’ici représentés dans les négociations collectives par le syndicat majoritaire EVG (Syndicat du train et des transports, 160000 adhérents). Or la direction de la Deutsche Bahn refuse jusqu’ici catégoriquement de négocier plusieurs accords tarifaires pour une même catégorie de personnel.
Ce lundi matin, un changement de ton était perceptible. Le patron du syndicat, Claus Weselsky, déclare : « Pour la première fois, nous ne parlons pas seulement de grève. Nous attendons les négociations. » Reste qu’aucune date n’est encore annoncée pour la reprise des pourparlers. Claus Weselsky s’est déclaré « confiant » dans la possibilité d’un accord d’ici Noël. Interrogé dans l’édition dominicale du Bild, le porte-parole de Deutsche Bahn Achim Stauß a de son côté estimé le coût financier de la grève à 100 millions d’euros de perte, déplorant en outre « les dommages en termes d’image et de perte de confiance ».
Gilles Bouvaist, à Berlin
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