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Réduction de chantiers pour 2015 : une petite victoire pour la SNCF
Alain Vidalies a annoncé le 18 février qu’il allait proposer au Premier ministre de reporter d’environ deux ans plusieurs chantiers…
ferroviaires. Selon le secrétaire d’Etat aux Transports, «le constat sur le vieillissement du réseau ferré est partagé. Ce vieillissement ne signifie pas qu’il y a un danger. En revanche, si nous ne faisons pas un effort, alors nous pourrions passer d’un constat de vieillissement du réseau à un constat de problème de sécurité ».
Seules sont concernées les opérations qui étaient programmées en 2015 ou 2016 et n’avaient pas encore été engagées. « Il s’agit soit de réaménagements de gares (15 à 20 sont concernés), soit de renforcements de signalisation (une demi-douzaine d’opérations concernées), qui sont des opérations plus lourdes permettant de réduire les écarts de circulation entre les trains et donc d’augmenter les fréquences», précise Jacques Rapoport, le président de SNCF Réseau. Par exemple, la modernisation de la ligne Cannes – Grasse va être décalée. Ou encore le chantier de la gare de Laval.
« Il n’y a aucun arrêt de chantier », précise Jacques Rapoport. « Sur les 5 milliards d’euros d’investissements programmés, le report concerne 150 millions d’euros, soit 3 % du total », ajoute-t-il.
La reprise de ces opérations en 2017 sera possible car, à cette date, les quatre LGV qui sont actuellement en construction seront mises en service. Or, ces quatre grands chantiers et la nécessité de raccorder les LGV au réseau existant mobilisent de nombreux spécialistes de la SNCF qui ne peuvent de ce fait intervenir ailleurs. « Pour les opérations de renforcement de signalisation, nous faisons appel à des experts qui ont des années d’expérience derrière eux, comme par exemple des « essayeurs » — nous en employons quelques dizaines — et on ne peut donc pas les remplacer du jour au lendemain. Nous employons aussi en priorité ces agents pour des questions de priorité donnée à la maintenance », explique Guillaume Pepy, le président de SNCF Mobilités, en rappelant que 2000 personnes seront recrutées cette année au sein du groupe. « L’encadrement opérationnel est également sous tension. Ils interviennent sur un réseau exploité et sont soumis à une pression très forte », ajoute Jacques Rapoport.
Interrogé un peu plus tôt le même jour devant l'Assemblée nationale, Alain Vidalies avait déploré "les choix qui ont été faits ces dernières années notamment de lancer quatre LGV nouvelles en même temps (qui) se sont faits au détriment (…) de l'entretien des infrastructures existantes, et aujourd'hui (de) la fiabilité du réseau, en partie ».
Devant quelques journalistes, il a ajouté : « La décision de reporter des opérations nouvelles n’était pas facile. Surtout en année électorale, réaliser de la maintenance, cela ne se voit pas, cela ne s’inaugure pas », souligne le secrétaire d’Etat. Une petite victoire pour la SNCF qui a trop souvent du mal à obtenir de telles décisions.
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