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Mitsubishi (avec Thales) remporte le métro de Doha
Qatar Rail, la compagnie ferroviaire du Qatar, a confié au consortium emmené par Mitsubishi Heavy Industries…
la fourniture des systèmes du futur métro automatique sans conducteur de Doha. La construction d’une première étape, constituée par le début des trois lignes projetées, devrait s’achever en 2019. Le communiqué du consortium présente ce contrat comme « l’un des plus importants au monde pour un système de métro », mais sans donner de chiffres. La presse avance 2,9 milliards d’euros. Thales ne communique pas sur sa part, mais on sait que ce contrat entre dans la catégorie des gros contrats du groupe, de plus de 100 millions d'euros. Le métro de Doha une fois achevé desservira l’ensemble de la ville et se composera de trois lignes : rouge, verte et or. Il couvrira une distance totale de 86 kilomètres, dont 52 kilomètres sous terre, et comprendra 32 stations.
Mitsubishi Heavy Industries, chargé du pilotage global du projet et de l’intégration des systèmes, fournira le système de distribution d’électricité, les portes de quai, les rails, la ventilation des tunnels. Egalement membres du consortium, Mitsubishi Corporation et Kinki Sharyo seront conjointement responsables de la fourniture des 75 rames de trois voitures. Hitachi se chargera notamment de la maintenance des installations, que le consortium assurera pendant vingt ans. Thales déploiera tout son savoir faire dans le domaine (signalisation, télécoms, sécurité, centre de contrôle, billettique), dont le CBTC, le système de contrôle-commande. Thales a déjà l’expérience d’une alliance avec Mitsubishi dans les métros automatiques et dans un pays du Golfe : c’est à Dubai, où Mitsubishi, qui avait reporté l’appel d’offres contre les favoris Alstom et Siemens, sans avoir leur savoir-faire en matière de métro automatique, s’était adjoint les compétences d’Alcatel, depuis repris par Thales. Les deux groupes sont aussi partenaires dans la navette d'aéroport de Washington-Dulles, aux Etats-Unis.
Ni Siemens ni Alstom , au départ intéressés par le métro de Doha n’ont finalement remis d’offres. Alstom estime que certains termes et conditions du contrat ne permettaient pas d’y répondre. Mitsubishi a été préféré à un seul autre compétiteur, un consortium Caf-Ansaldo STS.
FD
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