Premiers bus électriques parisiens entre Etoile et Clignancourt

Le Stif vient de trancher, le pragmatisme l’a emporté. Pour tester les 20 Bluebus de Bolloré, véhicules 100 % électriques, c’est

  la ligne 341 qui a été choisie. Elle relie la place de l’Etoile à la porte de Clignancourt via la mairie de Clichy et la porte de Saint-Ouen. Principal avantage : elle dépend du centre bus Belliard, dont les travaux d’adaptation sont les plus rapides à réaliser. Belliard héberge déjà des véhicules électriques avec les Montmartrobus et les minibus de la Traverse Batignolles – Bichat et possède notamment des équipements de recharge.

Par ailleurs, les conditions d’exploitation de cette ligne en zone dense, qui dessert Paris et la proche couronne sont représentatives de celles existantes sur les différents territoires, ce qui est une condition essentielle pour que cette expérimentation en grandeur réelle ait une valeur ajoutée pour l’exploitant.

Les premiers Bluebus de 12 mètres de long doivent être mis en service dès le début de 2016. C’est en décembre 2013 que le conseil d’administration du Stif avait pris la décision de faire évoluer le parc d’autobus francilien vers le tout-électrique et la filière GNV Biogaz. La RATP, alors présidée par Pierre Mongin, avait rapidement présenté son plan de transition énergétique.

Le premier marché lancé avait été attribué à Bolloré fin 2014 pour un montant allant de 10 millions d'euros (en tranche ferme pour une dizaine de véhicules) à 40 millions d’euros (avec les tranches conditionnelles), cofinancé par le Stif et la RATP. Les véhicules auront une autonomie allant jusqu’à 180 kilomètres sans recharge intermédiaire.

La ligne RATP 341 sera donc la toute première de cette importance d’Ile-de-France exploitée en 100 % électrique. Plus encore, « il s’agit d’une première en Europe avec une flotte de cette taille », souligne le Stif.

Parallèlement, deux autres lignes RATP verront circuler des véhicules électriques : la 21 (Gare-Saint-Lazare – Porte-de-Gentilly) et la 147 (Eglise-de-Pantin – Sevran). Il s’agira cette fois de bus prêtés par plusieurs constructeurs. La RATP a déjà signé un accord avec trois sociétés : Ebusco (le groupe hollandais travaille à partir d’un châssis chinois) ; YuTong, (l’industriel chinois s’étant associé à l’entreprise alsacienne de Dietrich Carebus Group), et le polonais Solaris. Les expérimentations doivent commencer en septembre avec Ebusco et en fin d’année avec les deux autres constructeurs, a précisé, lors du Salon milanais de l’UITP, Marie-Claude Dupuis, la directrice du département Matériel roulant bus de la RATP. L’objectif est de lancer des appels d’offres fin 2017.

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