Pierre Serne : « En Ile-de-France, nous continuons à augmenter l’offre »

Le vice-président EELV du conseil régional d’Ile-de-France, chargé des Transports et Mobilités, souligne les principaux aspects des nouveaux contrats que le conseil du Stif devait approuver le 7 octobre avec la SNCF et la RATP pour les prochaines années Ville, Rail & Transports. Quels sont les points les plus importants des contrats que va signer le Stif avec les opérateurs ?

Pierre Serne. Le premier, c’est que nous maintenons un effort financier très important, qui se traduit par des augmentations d’offres et des investissements plus importants que lors du contrat précédent. Il faut le souligner, alors que bien des conventions sont revues à la baisse dans d'autres régions. Ces augmentations d’offres concernent aussi bien la RATP que la SNCF et elles sont prévues dès la maquette financière de base. Nous sommes toujours dans une phase où nous continuons à augmenter l’offre.

D’autre part, nous augmentons fortement les embauches et la présence humaine. Cela concerne les questions de sûreté et donc la Suge à la SNCF et le GPSR à la RATP. Mais cela concerne aussi des métiers de médiation ou d’accompagnement dans les bus de nuit, ou la présence humaine dans les gares SNCF. Nous avons d’ailleurs obtenu une plus grande amplitude d’ouverture des gares du Transilien, comme le souhaitaient les élus. Il y aura donc beaucoup d’embauches.

Troisièmement, tout cela rentre dans la maquette financière que nous avions prévue, soit, à grands traits, s’agissant du fonctionnement, deux milliards d’euros par an à la RATP et à peu près la même chose (1,9) à la SNCF. D’autre part, dans le cadre d’un plan d’investissement quinquennal – et non plus quadriennal –, le Stif apportera huit milliards d’euros à la RATP. Et il apportera 2,5 milliards à la SNCF, dont le contrat reste sur quatre ans. Tout cela s’est fait dans un contexte assez compliqué pour la RATP, puisqu’elle est soumise à partir du 1er janvier au CICE et à l’impôt sur les sociétés. Malgré tout cela, nous avons conclu une offre supplémentaire, des investissements supplémentaires, et des embauches supplémentaires. Il y a une importante dynamique d’embauche à la RATP pour les bus. Elle est importante aussi dans les gares et les stations, pour des raisons de présence humaine.

VR&T. Comment évaluerez-vous le service rendu par les opérateurs ?
 

P. S. Pour tout ce qui est de la qualité de service, nous gardons quasiment inchangé notre système de 141 indicateurs de qualité. Avec quelques ajustements. Par exemple, pour éviter que l’on fasse une péréquation entre bon mois et mauvais mois en se contentant d’un résultat global, les bonus/malus sont calculés chaque mois.

Nous avons d’autre part renforcé les pénalités pour des arrêts non marqués, qu’on a observés notamment sur le RER A et qui exaspèrent particulièrement les clients.

VR&T. A la SNCF, on jugeait contre-productif des objectifs jugés trop ambitieux pour certaines lignes.

P. S. Nous avons conservé ces objectifs, mais pour tenir compte de l’aspect démotivant que peut avoir un objectif qui peut être ressenti comme trop difficile, nous avons accepté, tout en maintenant le malus, d’attribuer un bonus si des points de régularité ont été gagnés.

Propos recueillis par F. D.

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