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Premiers arbitrages de l’Arafer sur les cars
C’est le premier avis rendu par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières à propos des cars « Macron ». Et il ne donne pas satisfaction à la région à l’origine de la saisine. « Nous sommes déçus style= »margin-bottom: 0px; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: Times; color: rgb(50, 51, 51); -webkit-text-stroke-color: rgb(50, 51, 51); -webkit-text-stroke-width: initial; min-height: 16px; »>
par la décision de l’Arafer », commente Renaud Lagrave, le vice-président chargé des Transports de la région Aquitaine–Limousin–Poitou-Charentes, qui considère que les dessertes prévues par l’autocariste Flixbus risquent de porter atteinte à l’économie des TER circulant sur l’axe Limoges – Brive-la-Gaillarde.
Selon l’Arafer, qui a rendu cette décision le 17 février, le projet déclaré par Flixbus France « ne porte pas une atteinte substantielle à l’équilibre économique des deux lignes TER concernées et, par conséquent, ne justifie pas de mesure de restriction ». Le régulateur juge que « même sous des hypothèses maximalistes, les deux allers et retours quotidiens prévus conduiraient à des reports de trafic dont l’impact financier serait limité en comparaison […] du poids des subventions versées par l’autorité organisatrice pour assurer ce service public ».
La région Aquitaine évalue de son côté le préjudice à « 358 000 euros sur la base d’une hypothèse de 60 % de report de trafic (taux admis par l’Arafer) sur les deux lignes concernées », rappelle Renaud Lagrave. L’élu admet toutefois ne pas disposer de tous les éléments permettant de calculer à coup sûr le préjudice. « Les chiffres fournis par la SNCF ne sont pas d’une transparence absolue ! Nous ne disposons pas des détails ligne par ligne, commente-t-il. Nous avons fait les calculs avec nos moyens. » La région, qui dispose de deux mois pour faire appel, est en train de réexaminer le dossier.
En revanche, l’Arafer a validé la demande du Syndicat mixte de l’aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) d’interdire deux liaisons proposées par FlixBus France et Frethelle entre la porte Maillot et l’aéroport, l’une des principales bases en France de la low-cost irlandaise Ryanair, qui représente elle-même 85% du trafic à Beauvais. Sur cette liaison, ce sont en effet les bénéfices de la ligne d’autocar qui compensent les pertes d’exploitation de l’aéroport. Selon l’Arafer, en raison de l’équilibre financier global prévu dans le contrat de concession conclu en 2008 par le SMABT, « les deux liaisons déclarées, en se substituant même partiellement à la ligne conventionnée existante, menaceraient la poursuite de l’exécution du contrat d’exploitation de la plateforme aéroportuaire ».
La satisfaction des responsables de l’aéroport de Beauvais pourrait toutefois n’être que de courte durée : Flixbus pourrait contourner cette interdiction en proposant une nouvelle liaison desservant l’aéroport en partant d’une autre gare routière que la porte Maillot, et qui serait « moins frontalement en concurrence »…
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