les syndicats non signataires des deux accords de branche organisant le travail dans le secteur ferroviaire ont jusqu’à la fin juin pour les dénoncer. il s’agit de sud, fo et de la cgt. sinon ces deux accords constituant une partie de la future convention collective nationale ferroviaire entreront en vigueur, puisque la fgte-cfdt, l’unsa puis la cftc, représentant environ 40 % des salariés, les ont signés. si fo pourrait être tenté de les dénoncer, ce ne sera pas forcément le cas de sud, et sans doute encore moins celui de la cgt. difficile en effet de justifier que l’on va enlever aux salariés du privé les avancées sur les conditions de travail permises par l’accord de branche (qui a par exemple accru le nombre de jours de congés) en les laissant relever du simple décret-socle sur le ferroviaire (lui-même publié le 9 juin). certains signes montrent que la cgt, dont la position sera déterminante, ne devrait pas s’opposer : ainsi, si la cgt cheminots s’apprête à consulter ses adhérents sur le projet d’accord d’entreprise de la sncf, elle n’ouvre pas le débat sur la convention collective. une façon d’éviter que…