le verdict de la cour des comptes est particulièrement sévère : dans un référé publié fin août, elle estime que l’agence de financement des infrastructures de france, « opérateur de l'etat sans feuille de route ni marge de manœuvre », n’apporte aucune « plus-value » pis, selon le gendarme des finances publiques, « l’afitf est un instrument de débudgétisation qui permet de contourner les règles de droit budgétaire ». et de conclure : « le rôle de l’agence est donc limité à celui d’une caisse de financement, gérée de facto par la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer ce ministère, sans autonomie décisionnelle. » et, comme le financement pluriannuel ne fait l’objet d’aucune programmation, il en résulte « une déconnexion entre les engagements pris et les moyens réels de l’afitf ». d’après les calculs de la cour, en raison de la multiplication des projets d’infrastructures, il manquera en 2019 à l’agence 600 millions d’euros. et si l’etat décide de s’engager encore davantage dans le tunnel ferroviaire du lyon - turin et du canal seine nord, la situation sera encore « moins soutenable ». l’etat devrait alors…