Keolis conserve le contraignant contrat lyonnais

C’est presque comme une évidence que la présidente du Sytral, Annie Guillemot, a annoncé le 2 septembre que le contrat de DSP allait tout prochainement être renouvelé avec Keolis lors de son discours inaugural de la navette autonome électrique Navly dans le quartier de la Confluence.

Une évidence parce que Keolis gère le réseau depuis des dizaines d’années et qu’il donne apparemment satisfaction. Une évidence aussi parce que la filiale de la SNCF était la seule à avoir répondu à l’appel d’offres du Sytral… Mais un fait que le président de Keolis, Jean-Pierre Farandou, a refusé de commenter à chaud, souhaitant rester « prudent » et « très légaliste » dans la mesure où rien n’est encore voté, la décision devant être soumise au conseil syndical du Sytral début octobre.

Il y a un an toutefois, un cadre de Keolis nous avait confié perdre énormément d'argent avec le contrat lyonnais, même si les pertes avaient été réduites au cours des deux dernières années. Il estimait aussi que les exigences du Sytral sont tellement importantes que cela décourage tout autre candidat… Il n’empêche que le groupe tient bien évidemment à garder cette vitrine, mais en signant un contrat « plus équilibré », c’est-à-dire ne faisant pas peser tous les risques exclusivement sur l’opérateur. Difficile de savoir s’il a obtenu gain de cause même si ces derniers temps Keolis se montrait confiant sur l'issue des négociations menées depuis plusieurs mois…

Le nouveau contrat couvrira les six prochaines années et prendra effet au 1er janvier prochain. Keolis est reconduit pour exploiter un réseau tentaculaire comprenant quatre lignes de métro, cinq de tramway, plus de 100 de bus et de trolleybus ainsi que deux funiculaires. Le tout desservant 73 communes (59 de la métropole, huit de la communauté de communes de l’Est lyonnais et six communes du Rhône), soit 1,3 million d'habitants répartis sur 746 km².

Keolis Lyon est mandaté par le Sytral, autorité organisatrice des transports de la métropole de Lyon et du département du Rhône, pour « exploiter le réseau TCL, rendre compte de l'exploitation, s'engager sur des objectifs annuels de recettes, gérer le patrimoine du Sytral et l’assister dans son rôle de maître d'ouvrage ». Dans le plus gros réseau de province, « 25 % des déplacements quotidiens sont assurés par les TCL, qui émettent 3 % seulement des gaz à effet de serre de la métropole », a souligné Annie Guillemot.

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