a quelques jours du débat – il s’annonce musclé – de la loi d’orientation des mobilités (lom) à l’assemblée nationale, l’une des dispositions emblématiques fait déjà polémique. il s’agit du forfait mobilité durable inscrit à l'article 26 de la loi, qui permettrait aux « vélotafeurs », ces salariés qui vont travailler à vélo, ou ceux qui préfèrent le covoiturage, de bénéficier de 400 euros par an pour leurs déplacements domicile - travail. ce forfait annuel serait exonéré de charges sociales et fiscales, et surtout, il serait soumis à la signature d’un accord collectif ou laissé au libre choix des employeurs. le texte voté en première lecture par le sénat le 2 avril dernier propose de cumuler le forfait mobilité durable avec la prise en charge par les entreprises de 50 % de l’abonnement transport en commun. une mesure qui ne caresse pas les employeurs dans le sens du poil. mais avant même de passer par les fourches caudines des députés (la lom sera le 14 mai devant la commission du développement durable, puis débattue en séance à partir de juin), la question enfle sous l’effet du mouvement des « gilets…