La Commission européenne face au nouveau mariage Alstom-Bombardier

Commission eurppéenne

il y a tout juste un an, la commission européenne bloquait l'absorption d'alstom par siemens. la menace chinoise et la nécessité de développer des technologies numériques, évoquées pour justifier l’opération, n’avaient pas convaincu bruxelles, qui craignait une position ultra-dominante en europe de ce nouvel acteur dans les domaines de la signalisation et de la grande vitesse ferroviaire. bruxelles doit désormais écrire un nouveau chapitre pour déterminer sa position sur le projet d'union entre alstom et bombardier et sans doute définir une nouvelle doctrine européenne sur la concurrence. pour plusieurs observateurs, l'enjeu politique devrait primer sur l'analyse juridique. «il y a eu de tels remous politiques à paris et à berlin, lorsque margrethe vestager, alors commissaire européenne à la concurrence (elle est aujourd’hui vice-présidente de la commission, ndlr) a dit non au mariage siemens-alstom qu’il paraît peu probable que bruxelles s’oppose à ce nouveau mariage. et, maintenant que crrc est arrivé en europe, on voit bien que l’argument de dire qu’il n’y a pas de concurrence chinoise était soit stupide, soit technocrate », souligne l’un d’eux. toutefois, vu les niveaux de marchés détenus par alstom et bombardier ensemble (95 % du…