depuis le début des années 2000, un peak car a été observé, ainsi qu’un peak rail, au profit de l’avion. la crise économique et sociale qui s’annonce va étendre la dé-mobilité à tous les modes motorisés. après quoi le retour de la croissance pourrait bien se traduire par une nouvelle croissance de la mobilité... par yves crozet au printemps 2020, le monde est passé brutalement de la mobilité à l’immobilité. les distances franchies quotidiennement se sont réduites à quelques centaines de mètres, à pied. avec le déconfinement, les trafics ont repris mais ils restent très inférieurs à ce qu’ils étaient, pour les transports collectifs (train, avion, autocar…) mais aussi, dans une moindre mesure, pour la circulation automobile. cela résulte-t-il seulement de la récession engendrée par l’arrêt de la machine économique ? ou s’agit-il d’un mouvement plus profond de « dé-mobilité » ? afin de démêler les facteurs conjoncturels et les tendances structurelles, il est nécessaire de rappeler ce qu’était le monde d’avant. cela nous aidera à mieux comprendre ce que dé-mobilité veut dire dans le monde d’après.