Bordeaux Métropole envisage un réseau de transport plus circulaire

Place de la Victoire Bordeaux tram

Trop coûteux, le tram n’a plus la cote. Dans son nouveau schéma des mobilités 2020-2030, Bordeaux Métropole mise sur le développement des bus, des cars express et des mobilités douces. Il sera soumis au vote des conseillers métropolitains fin septembre.

« Il ne s’agit ni de faire table rase du passé, ni de promettre l’impossible », annonce d’emblée Alain Anziani, président (PS) de Bordeaux Métropole depuis juillet 2020. Le nouveau schéma des mobilités qui sera soumis au vote propose, malgré tout, une nouvelle approche. L’objectif est de passer d’un réseau en étoile à un réseau plus circulaire. De nouvelles liaisons structurantes privilégiant les liaisons de bus express (ex-bus à haut niveau de service) sont ainsi envisagées, de même que des cars express pour aller plus loin, l’idée étant d’intégrer les territoires voisins et les flux venant de l’extérieur de la métropole. « Il y aura 700 000 déplacements supplémentaires par jour en 2030 », prévient Clément Rossignol Puech, vice-président de Bordeaux Métropole délégué aux stratégies des mobilités et mobilités alternatives. Le RER métropolitain est donc toujours sur les rails. « Si ça marche, ce sera une vraie révolution », reconnaît Alain Anziani. Le nouveau schéma des mobilités (2020-2030) entend également favoriser le développement de la marche mais aussi du vélo avec la création d’un réseau express vélo (REVe) de 250 km. L’objectif, en dix ans, est de passer de 8 à 18 % de part modale pour le vélo, de 12 à 17 % pour les transports en commun et de 50 à 33 % pour la voiture.

Schéma des mobilités de Bordeaux Métropole
Schéma des mobilités de Bordeaux Métropole (septembre 2021)

Trois critères scientifiques ont été utilisés pour analyser les projets de mobilité : le potentiel voyageur, le coût et le bilan carbone. Ainsi, les projets de tramway vers Gradignan et Parempuyre sont abandonnés. Celui de Saint-Médard-en-Jalles est, pour sa part, en sursis en attendant un premier bilan de l’arrivée des bus express. Avec les propositions du schéma des mobilités, le budget mobilité atteindrait près de 3,3 milliards d’euros pour la mandature, dont 1,6 milliard d’euros en investissement. Au total, une dépense prévisionnelle d’un milliard d’euros supplémentaire est envisagée par rapport à la mandature précédente.

Hélène Lerivrain