oubliée un temps, la crise sanitaire. a la sncf, l’heure est à la célébration du tgv. il y a quarante ans en effet, la france découvrait ce train, alors le plus rapide du monde. d’abord au moment du record de vitesse, 380 km/h, enregistré le 26 février 1981. puis, sept mois plus tard, le 22 septembre, avec l’inauguration en grande pompe par françois mitterrand du premier tronçon à grande vitesse entre paris et lyon, un projet validé sept ans plus tôt par georges pompidou, pourtant pas un fervent défenseur du train. 40 ans plus tard, le succès commercial du tgv n’est plus à démontrer : il a transporté plus de deux milliards de passagers, réduisant les distances, facilitant les déplacements. tant et si bien que les élus dont les territoires ne sont pas desservis par la grande vitesse crient à l’abandon. il a aussi, sans doute, sauvé la sncf à une époque où le réseau routier se maillait fortement, sous l’influence du lobbying automobile, du ministère de l’equipement et de bercy et où on pariait sur le développement de l’avion, tandis que le ferroviaire déclinait, des lignes étaient fermées et…