Les rêves déçus du TGV à l’export

au milieu des années 1980, c’était évident : avec le succès du tgv entre paris et lyon, mais aussi vers toutes les autres destinations proposées dans le sud-est de la france, voire en suisse, le tgv allait s’imposer dans le monde entier et prendre des parts de marché aux vols court à moyen-courrier, voire remplacer l’avion sur les relations dont les temps de parcours ne dépasseraient pas deux ou trois heures. cette catégorie de relations, qui correspondent à des distances de l’ordre de 400 à 500 km, ne manque pas à travers le monde ; de longue date, ce sont même celles qui se classent aux premiers rangs des liaisons aériennes les plus fréquentées du monde. et ce, non seulement en europe (paris – lyon, bordeaux ou strasbourg, madrid – barcelone ou séville, londres – birmingham, liverpool ou manchester, voire glasgow ou edimbourg, rome – naples, milan ou turin, hambourg – cologne ou berlin, francfort – munich, moscou - léningrad…), mais aussi sur les autres continents : new york – washington ou boston, san francisco – los angeles ou seattle, dallas – houston, rio – são paulo, tokyo – osaka,…