La directrice générale de Gares & Connexions s’inquiète d’un processus de « régionalisation des infrastructures »

Marlène Dolveck gare & connexion

le projet de loi 4d (pour différenciation, décentralisation, déconcentration et décomplexification), qui revient devant l’assemblée nationale, suscite quelques inquiétudes du côté de gares & connexions. ce texte prévoit en effet la possibilité de confier aux régions la gestion de quelque 200 gares d’intérêt local sur les 3 000 gares réparties dans le pays. interrogée ce matin sur le sujet devant la commission du développement durable de l’assemblée nationale, marlène dolveck, la directrice générale de gares & connexions, a d’abord indiqué que « cette loi ne pose pas de problème, étant d’un impact assez limité puisqu’elle concerne surtout des haltes ferroviaires non ouvertes au public ou peu desservies et elle ne présente pas d’enjeu économique majeur puisque ces 200 gares représentent sept millions d’euros de chiffre d’affaires, soit 0,5 % du total engrangé par gares & connexions ». les confier aux régions ne modifiera donc pas le modèle économique du gestionnaire des gares, a-t-elle conclu, tout en nuançant : « cela ne pose pas de problème dès lors que les lignes concernées peuvent être dissociées du réseau ferré national sans le menacer ».