quatre ans après son implantation à beauvais, byd jette l'éponge. le constructeur chinois de bus, qui espérait conquérir le marché français en visant la production de 200 bus électriques par an, vient d'annoncer la fermeture de son usine d'ici à la fin de l'année. au départ, byd prévoyait jusqu'à un millier d'embauches en cdd sur cet ancien site de michelin situé plus précisément à allonne, suscitant des espoirs de réindustrialisation dans le département de l'oise. les dirigeants chinois attendaient alors beaucoup des appels d'offres à venir, la loi sur la transition énergétique imposant aux territoires de disposer de flottes propres à l'horizon 2025. parmi les plus gros marchés convoités, celui de l'ile-de-france et les 1000 bus électriques envisagés à la ratp dans le cadre du plan bus 2025 (ramenés finalement à 800). d'autres marchés paraissent aussi prometteurs, comme celui du bhns d'amiens qui a renoncé à construire un tramway, ou celui d'orléans, d'aix-en-provence et de rouen. les espoirs sont rapidement douchés. pierre mongin, alors à la tête de la ratp, annonce très vite son souhait de ne pas acheter de bus chinois, préférant se tourner vers les bluebus de bolloré…