Pour Jean-Pierre Farandou, ce n’est pas le train qui est cher, c’est l’avion qui ne l’est pas assez

Portraits du Comité de Direction de Keolis.
Pour l'agence Meanings.

auditionné hier matin devant la commission du développement durable de l’assemblée nationale, jean-pierre farandou a été interpellé par un député sur les prix des billets de train trop élevés à ses yeux. ce n’est pas la sncf qui est chère, c’est l’avion qui ne l’est pas assez, a répondu le patron de la sncf. et de s’interroger : « comment des compagnies arrivent-elles à proposer des billets d’avion à 30 euros ? les ryanair et d’autres dont on connaît les façons d’agir… c’est cette question qu’il faut poser. » principale réponse, selon le pdg de la sncf : l’avion ne paye pas de taxe sur le kérosène, alors que la sncf paye des taxes sur l’énergie qu’elle consomme, des redevances pour l’utilisation du réseau et l’usure des voies… « or, un tgv pollue 80 fois moins que le même voyage en avion. et 50 fois moins que la route. » plaidant pour le ferroviaire, mode qui devrait jouer un rôle décisif dans la politique de décarbonation des transports, il a également réclamé plus de moyens financiers pour tenir les objectifs. « le réseau est la mère de toutes les batailles…