dans sa lecture "entre les lignes" du rapport du conseil d’orientation des infrastructures (coi), le spécialiste de l'économie des transports y voit une interrogation des choix de l’etat. autrement dit, le coi met le gouvernement face à ses responsabilités après le revirement politique de jean castex puis d'emmanuel macron en 2021, en faveur des nouvelles lgv. villes, rail & transports : vos premières réactions à la lecture du rapport du conseil d’orientation des infrastructures (coi) ? yves crozet : je vais emprunter une formule suisse : je suis déçu en bien ! vrt : si l’on traduit, cela signifie que vous êtes agréablement surpris par les choix d’investissements préconisés au gouvernement ? y. c : oui, car au nom des grandes orientations stratégiques, le risque était de donner l’impression d’écrire une lettre au père noël ! comme l’avait d’ailleurs fait le coi en mars 2022, en interpelant le gouvernement sur le « mur d’investissements » qui devait être surmonté en france. il était alors retombé dans la logique du snit [schéma national directeur des infrastructures de transports, remplacé par le coi en 2021, ndlr], c’est-à-dire une liste des courses intenable…