la révolte populaire contre les zones à faibles émissions (zfe) n'aura pas lieu. le 10 juillet, christophe béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, a barré la route à la mesure censée interdire l'accès de 43 agglomérations de plus de 150 000 habitants aux véhicules les plus polluants, d'ici à 2025. seules cinq métropoles - paris, marseille, strasbourg, rouen et lyon - où la pollution de l'air continue de dépasser les seuils en vigueur, sont maintenues dans le dispositif. les autres villes deviennent de simples « territoires de vigilance ». cela va permettre au gouvernement de se concentrer en termes de moyens, budgétaires et d'accompagnement, sur ces cinq territoires, justifie christophe béchu. par exemple, en cas de dépassement des seuils de pollution atmosphérique autorisés, perpignan, passé en catégorie vigilance pourrait basculer en zfe. « le but de ces zfe n'est pas d'ennuyer les français », ajoute-t-il. la crainte d'une nouvelle grogne sociale a visiblement eu raison des ambitions environnementales du ministre chargé de la transition écologique. ses services préparent des mesures « d'acceptabilité sociale » pour l'automne prochain et la loi de finances 2024, après…