c'est la déconvenue parmi les opérateurs qui se sont prêtés au jeu de la concurrence pour exploiter les bus en grande couronne (précédemment gérés de gré à gré dans le cadre des contrats optile) : deux ans après, quasiment tous les contrats gagnés sont déficitaires. dans un courrier envoyé le 12 juin à ile-de-france mobilités (idfm), évoqué quelques jours plus tard par le journal du grand paris et que nous nous sommes procuré, l'organisation professionnelle optile fait part des difficultés économiques des opérateurs et demande la révision de ce système trop punitif. causes "imprévisibles" plusieurs causes, qualifiées "d'imprévisibles", expliquent la dégradation des comptes. d'une part, la hausse des coûts de l'énergie, de construction et les difficultés de recrutements. d'autre part, un niveau de fréquentation des bus qui reste désespérément en deçà de ce qui prévalait avant le covid : -10 à -15 % de voyageurs en moins dans les bus par rapport à 2019. un niveau difficilement imaginable lorsque les contrats ont été signés. or, la rémunération des opérateurs est non seulement basée sur une partie fixe mais aussi sur une partie liée à la fréquentation (à hauteur de 30…