Rififi à Bruxelles autour du quatrième paquet ferroviaire

Grosses tensions autour de la réforme ferroviaire concoctée par l’Europe. A moins de deux semaines du vote du Parlement européen – prévu pour le 25 février – le lobbying mené par les compagnies historiques fait bondir les « nouveaux entrants ». Les députés européens sont en effet submergés d’amendements favorables aux historiques et qui saperaient les pouvoirs et l’indépendance des gestionnaires d’infrastructure, un des points centraux de la réforme. « De quoi tuer le marché des nouveaux entrants », fulmine Pierre Tonon, le secrétaire général de l’Erfa (Association européenne des opérateurs de fret ferroviaire).
Epinglé parmi d’autres, un amendement permet aux opérateurs ferroviaires de financer le gestionnaire d’infrastructure, avec compensations en retour. « Quel est le seul opérateur capable de telles largesses ? C’est l’opérateur historique ! Cela reviendrait à mettre le gestionnaire complètement entre ses mains ! » Ambiance…
Le Clecat (commissionnaires de transports) et l’ESC (chargeurs) se sont joints à l’Erfa, dans une lettre ouverte aux députés européens, pour les enjoindre à rejeter ces amendements « qui émergent des historiques ». Verdict le mercredi 26.

Isabelle SMETS

 

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