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La SNCF dans la course à la marge
Hausse des tarifs en première classe, suppression de la voiture bar sur les relations courtes, durcissement…
des conditions pour les échanges, ce sont quelques-unes des pistes évoquées par le marketing de SNCF Voyages pour rétablir la marge des TGV. Révélées par le site Economie.Matin.fr, elles n’ont pas été confirmées par la SNCF. D’autre part, selon 60 millions de consommateurs, « en toute discrétion la compagnie ferroviaire a commencé à d’affranchir du calendrier voyageurs. Un train annoncé en période normale pourra passer en période de pointe sans préavis ». Le magazine s’appuie sur « une expérimentation en cours depuis le 14 octobre sur quelques trains à grande vitesse et Intercités. » La SNCF, selon un document interne cité par 60 millions de consommateurs, souhaite ainsi « optimiser le chiffre d’affaires du train fortement sollicité » et « inciter la clientèle sensible au prix à se reporter sur les trains moins chargés ».
La SNCF fait face à une importante dégradation de la marge opérationnelle sur les TGV. Alors qu’elle représentait 29% du CA en 2008, elle n’est plus aujourd’hui que de 12%… Problème : alors que la SNCF souhaite pour se redresser faire payer plus cher les voyageurs, elle se heurte au sentiment que le TGV est déjà cher. Et elle risque, si elle prend des mesures trop sévères, que la perte de volume efface le gain en marge.
La voie est étroite. Un grand élu, comme Martin Malvy, juge qu’« avec un taux moyen de marge opérationnelle de 12% en 2013, la rentabilité économique de l’ensemble des services TGV en France est assurée. Beaucoup d’investisseurs s’en contenteraient…». Mais la SNCF, elle, se fixe un objectif plus ambitieux. Selon la Cour des comptes, elle estime que son taux de marge devrait s’établir entre 16 et 18%, voire même 20% du CA. La Cour soutient cet effort… mais incite plutôt la SNCF à s’engager « de manière résolue dans la recherche de gains de productivité substantiels. » Selon elle, « cette correction doit aboutir à restaurer la marge opérationnelle de l’activité grande vitesse de la SNCF et rendre positive sa contribution aux résultats d’ensemble du groupe. A défaut, le risque est grand de voir le transporteur national aborder l’inévitable ouverture à la concurrence de son activité voyageurs dans une position de faiblesse préjudiciable à son avenir. »
F.D.
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