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Alstom passe à la construction de son usine en Afrique du Sud
Maintenant que le contrat est enfin signé, place aux choses sérieuses ! Alstom ne… doit pas perdre de temps en Afrique du Sud, où il lui faut livrer 600 trains de banlieue —soit 3 600 voitures— d’ici 2025. C’est une coentreprise baptisée Gibela, dans laquelle le groupe français est majoritaire à 61 %, qui est chargée d’honorer cette commande de 3,8 milliards d’euros (sans la maintenance), décrite comme la plus importante de l’histoire d’Alstom Transport. Avant de fabriquer des trains, il s’agit d’abord de construire une usine près de Johannesburg, un investissement de 75 millions d’euros. Le chantier doit débuter en février, selon le directeur général de Gibela Marc Granger.
« L’usine doit produire deux voitures par jour, c’est le maximum que l’on sait faire », s’enthousiasme Marc Granger. « Il y a très peu de contrats qui nécessitent un tel rythme de production ! » Les vingt premiers trains de la série X’Trapolis Mega seront produits au Brésil, le temps que l’usine sud-africaine monte en puissance. En attendant, Gibela est parti à la recherche de partenaires locaux et forme des collaborateurs à tour de bras. L’idée est d’avoir 70% de « Made in South Africa », plus que ce que demandaient les autorités sud-africaines. Celles-ci comptent sur la création de plus 30 000 emplois, directs et indirects.
« Le premier train doit arriver du Brésil en juin 2016, juste au moment où on commencera la construction du premier train en Afrique du Sud, qui lui-même sera mis en service un an plus tard », décrit le patron de la joint-venture. Il espère que sa nouvelle usine deviendra rapidement le centre d’un parc industriel consacré au ferroviaire. Car Alstom ne compte pas en rester à ce seul contrat dans la région. Le suivant est d’ailleurs déjà à portée de vue : Prasa, l’agence des trains de passagers sud-africaine, veut renouveler toute sa flotte de trains de banlieue d’ici 2035, ce qui doit passer par la commande de 600 trains supplémentaires.
François Enver
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