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La RATP embarque un Français de plus à bord du bus électrique
En signant le 30 septembre une convention d’exploitation avec le groupe Heuliez, la RATP allonge un peu plus la liste des constructeurs avec lesquels elle va tester le bus électrique. Une signature annoncée dans le cadre des Rencontres nationales du transport public qui se sont tenues à Lyon du 30 septembre au 2 octobre.
Et ce n’est pas fini, puisque des discussions sont en cours avec d’autres constructeurs. Actuellement, outre les français Heuliez, Bolloré (qui fera rouler l’an prochain des Bluebus allongés sur une ligne entière) et PVI, les européens Solaris et Irizar sont retenus ainsi que les chinois Yutong (associé à l’alsacien Dietrich Carebus) et Golden Dragon (associé au néerlandais Ebusco).
Ces constructeurs ne veulent pas passer à côté de l'énorme commande qui se profile depuis que la RATP a annoncé vouloir passer à une flotte 100 % propre à l’horizon 2025 (80 % de bus électrique, 20 % au biogaz). « Nous avons prévu de tester les différents bus en condition d’exploitation réelle », rappelle Elisabeth Borne, la PDG de la RATP qui veut devenir demain « le partenaire incontournable de la mobilité durable ».
Les premiers essais devraient démarrer vers la fin de l’année, sûrement avec Irizar et Solaris. même si pour l’heure les bus qui semblent afficher la plus grande autonomie sont chinois. Yutong annonce par exemple une autonomie de quelque 250 kilomètres pour son bus électrique. Une autonomie qui répond au cahier des charges de la RATP qui a opté pour une recharge lente des batteries, de nuit. « Mais il faut prendre tous ces chiffres avec précaution car tout dépend des conditions d’exploitation », nuance Marie-Claude Dupuis, la directrice du Matériel roulant bus à la RATP. « Nous comparerons tous les bus suivant les mêmes conditions d’exploitation », ajoute-t-elle, en se disant certaine que le bus électrique (même s’il est onéreux à l’achat) sera moins cher à exploiter. « C’est pour cela que les hybrides ne peuvent représenter qu’une solution transitoire. » La RATP aborde cette phase transitoire. Elle a aujourd’hui 50 bus hybrides, elle s’apprête à en recevoir 250 à la fin de l’année, puis près de 600 en 2016 sur un parc de 4 500 bus.
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