Chacun pousse ses pions sur le marché du parking partagé

Se présentant comme le premier opérateur de parkings partagés automatisés d’Europe, Zenpark vient de lever 6,1 millions d’euros pour assurer son développement. Maif Avenir et Demeter Partners sont les principaux investisseurs, tandis que Frédéric Mazzela, l'emblématique patron de BlaBlaCar, apporte aussi des fonds personnels, mais sans que l’on sache le montant de chacune des participations. En moins de trois mois, la start-up française aura ainsi levé plus de 8 millions d’euros.

L’objectif est maintenant d’accélérer le développement en France et l’implantation à l’international. Le concept repose sur les difficultés rencontrées par les automobilistes pour se garer. Un automobiliste sur trois en circulation est à la recherche d’une place alors que sept millions de places de stationnement sont libres dans des parkings privés en Europe, que ce soit des parkings d’hôtel, de bailleurs sociaux ou d'autres, rappelle Zenpark. L’entreprise noue des partenariats avec ces propriétaires de parkings pour proposer aux automobilistes d’occuper les places inutilisées après les avoir réservées par voie digitale.

Le potentiel paraît énorme. Aujourd’hui, Zenpark travaille sur une centaine de parcs (mais plus précisément sur une vingtaine de places dans chacun d’eux). Son chiffre d’affaires a atteint 600 000 euros en 2015, en hausse de 300 % par rapport à l’année précédente. La société vise 1 000 parkings d’ici à deux ans dans les 15 à 20 plus grandes villes françaises.

« Les villes y ont tout intérêt : ça leur permet de supprimer des places en voirie. La place libérée peut être utilisée pour créer des couloirs de bus, des pistes cyclables… », souligne William Rosenfeld, le PDG et cofondateur de la société. Les partenariats vont être renforcés et l’approche marketing professionnalisée. « On va faire connaître la marque par exemple via la Maif qui assure 3,6 millions de véhicules par an », explique William Rosenfeld. Pour assurer ce développement, la société va doubler le nombre de ses collaborateurs en recrutant cette année 20 personnes.

A l’international, Zenpark va identifier les marchés les plus prometteurs en commençant par l’Europe. « Le potentiel le plus fort se trouve en Allemagne et les Pays-Bas et, dans une moindre mesure, la Belgique », poursuit le patron de la start-up.

Mais face à elle, la compétition s’organise. La start-up devra faire face à la concurrence accrue des grands groupes de parkings que sont Indigo ou Effia qui tous deux montrent de plus en plus leur intérêt pour les parkings partagés et se définissent comme des acteurs de la mobilité. En début d’année, Effia a ainsi annoncé un partenariat avec OnePark spécialiste de la réservation en ligne de parkings, tandis qu’Indigo et Gecina (propriétaire de bureaux) annonçaient peu de temps après un partenariat sur 1 300 places de parking partagées dans 37 immeubles en Ile-de-France. Un nouveau champ de bataille.  

M.-H. P.

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