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A la tête de Bombardier France, Laurent Bouyer compte sur les commandes franciliennes
Les engagements de Valérie Pécresse sur le renouvellement de 700 trains en Ile-de-France ont été entendus avec le plus grand intérêt par Bombardier. On pense au RER 2N NG. Pas question cependant pour Laurent Bouyer style= »margin-bottom: 0px; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: Helvetica; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-width: initial; »>
président de Bombardier Transport France depuis le 25 janvier dernier, de se montrer confiant sur l'issue de l'appel d'offres en cours. Même s'il semble impossible que la commande dont dépendent des milliers d'emplois dans les Hauts-de-France n'aille pas au consortium Bombardier-Alstom, Laurent Bouyer se montre très réservé sur l'issue de la compétition avec son adversaire : un CAF particulièrement agressif en matière de coûts.
D'ailleurs, quelle que soit l'issue de la future commande, l'avenir de Crespin doit être assuré plus vite. Le trou de commandes dans le site du valenciennois se profile à la fin de l'année. Aussi Bombardier espère de rapides levées d'option de deux matériels répondant bien selon le constructeur à des besoins franciliens immédiats : le Regio 2N et le Francilien. Deux matériels en service et qui fonctionnent bien après un démarrage difficile. Aujourd'hui dit Laurent Bouyer, « le Francilien est le train le plus fiable sur le réseau national ». Si le futur schéma directeur des matériels franciliens attendu pour juillet retient ces solutions et que les commandes suivent rapidement, les nouvelles unités de Francilien pourraient être livrées à partir de 2017 et de Regio 2N à partir de 2019. Un calendrier industriel qui pourrait bien convenir au calendrier politique : Valérie Pécresse aura besoin que l'effort de renouveau des trains soit visible avant la fin de la mandature,
Autre rendez-vous dans la région, les rames du métro du Grand Paris. L'appel d'offres n'est pas lancé, mais, pour l'instant du moins, du fait de choix antérieurs à l'arrivée de Laurent Bouyer à la tête de Bombardier Transport France, le groupe a fait l'impasse. En revanche, il y a un marché sur lequel il compte bien se battre, c'est celui de la rénovation du MI 84, sans oublier le futur métro de la RATP qui doit succéder au MF 2000, et dont l'appel d'offres est attendu à la fin 2017.
L'avenir de Crespin se joue surtout en Ile-de-France. Mais pas uniquement. Le constructeur espère bien sûr, selon une option ménagée par l’Etat et la région Normandie, désormais maîtresse de ses TET, qu'Hervé Morin fasse le choix de la version grand confort et à 200 km/h du Regio 2N. Un train proposé par Bombardier conformément aux demandes du cahier des charges, souligne le constructeur. Mais, même si l'on ajoute à ses quarante rames possibles les compléments de commande qui viendront des régions, on sera sans doute loin d'arriver au bout de la commande-cadre de 860 trains. Le temps où l'on promettait un quadruplement du trafic TER semble bien loin.
L'avenir de Bombardier en France dépend de ces marchés de matériels neufs ou de rénovation. Les trains représentent 90 % de son CA. Le groupe n'est pas présent en France sur le marché de la signalisation. Quant à la maintenance, elle reste solidement tenue par les deux opérateurs historiques, SNCF et RATP. Même si, petit à petit, en proposant des services high-tech et complémentaires — maintenance préventive ou maintenance prédictive — Bombardier compte bien se ménager une place dans le marché des services, le plus lucratif.
Une carrière chez Bombardier
Après un début de carrière en 1992 chez ABB en Grande-Bretagne, Laurent Bouyer a rejoint en 1993 ABB France pour s'occuper du tramway de Strasbourg.
Il a rejoint Bombardier en 1995, où il a été responsable commercial de plusieurs zones. Il a ensuite été patron du projet AGC, avant de prendre la responsabilité du programme Francilien, au moment des grandes difficultés de déverminage des rames. Il aussi été le responsable des projets MI 09 et MF 2000, réalisés en consortium avec Alstom. A la tête de Bombardier France, Laurent Bouyer succède à Jean Berger, si l'on oublie un très court passage à ce poste de Jean-Baptise Eymeoud, devenu depuis directeur général d'Alstom France. Laurent Bouyer est de plus à la tête de la division Europe de l'Ouest, Proche et Moyen-Orient, Afrique du constructeur.
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