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Belgique : CAF favori pour les trams flamands, Bombardier conteste
Si l'avenir est préoccupant en France pour CAF, ce constructeur a le vent en poupe au Benelux. Aux dépens de Bombardier, historiquement ancré en Belgique sur l'ancien site de La Brugeoise et Nivelles (BN) à Bruges. Après le nouveau métro de Bruxelles et les trams pour Luxembourg, Utrecht et Amsterdam, CAF a été désigné soumissionnaire privilégié pour le plus important marché de trams jamais passé par De Lijn, la société régionale des transports flamands. Soit un marché de 146 rames de 32 m à plancher bas, à livrer à partir de 2018. Chiffré à 320 millions d'euros au total, ce marché se répartit entre la ligne de la Côte (62 trams unidirectionnels de 2 400 mm de large), le réseau d'Anvers (66 trams unidirectionnels de 2 300 mm de large) et le réseau de Gand (18 trams bidirectionnels de 2 300 mm de large). Sur la Côte, il s'agit de remplacer les trams BN commandés par la SNCV dans les années 1980 et dotés depuis d'une caisse intermédiaire à plancher bas, alors qu'à Anvers et Gand, les nouveaux trams devraient éliminer les derniers PCC des années 1960. Deux réseaux pour lesquels De Lijn prend actuellement livraison de 88 trams Flexity 2 produits par… Bombardier, dans le cadre d'un précédent marché.
Or, sur les cinq soumissionnaires pour la commande de 146 trams, Bombardier était l'un des deux seuls, avec CAF, dont l'offre avait été jugée conforme par De Lijn. Bombardier, dont l'usine de Bruges est géographiquement proche des trois réseaux de tram à équiper, risque de pâtir de la perte du marché record flamand, dans un contexte de restructuration des sites européens du constructeur. De sources syndicales, 70 emplois sont menacés à Bruges par le choix en faveur de CAF, en plus de la moitié des 500 postes actuels. Voire le site tout entier, selon Bombardier, qui a fait appel du choix de De Lijn. Le Conseil d'Etat de Belgique devrait rendre son jugement le 22 novembre.
P. L.
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