Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Un salon où l’on cause, 5. Encore l’Airbus du ferroviaire !

    Le vieux fantôme avec ses chaînes toutes rouillées qui font cling cling est revenu faire un tour. Une fois de plus, on a parlé de l'Airbus du ferroviaire. A force, c'est drôle, et l'on entend à chaque fois ou presque, les mêmes trois grands, Alstom, Siemens et Bombardier, expliquer que la question est mal posée, que c'est une fausse bonne idée. Cette fois, Annette Gerlach, journaliste vedette d'Arte, officiait pour la journée ferroviaire, très franco-allemande, du Salon Transports publics. Et dut constater à son tour que les industriels étaient tous d'accord pour récuser l'idée… cependant que Louis Nègre, président de la Fédération des industries ferroviaires, rappelait, un peu seul, le danger chinois et estimait qu'il est temps d'arrêter de chanter sur l'air de Tout va très bien madame la marquise. Un danger chinois dont s'est justement inquiété le 9 juin le Parlement européen, en votant la résolution présentée par Martina Werner (voir VR&T n° 587 du mois de mai). Dans les couloirs du colloque, quelques bonnes âmes, et surtout bons experts, décryptaient le jeu de rôle en tribune. L'un nous dit : tout le monde sait ce qui se prépare, mais personne ne peut le dire. Une bonne source nous apprend que le ministère de l'Industrie s'intéresse de si près à la question qu'il a passé un appel d'offres pour trouver un consultant capable de répondre à la question : quid d'Alstom et de la consolidation. Comment cela, vous n'avez pas vu, c'était au JO ! Damned ! , un numéro du Journal Officiel nous a échappé ! Le Boston Consulting Group, retenu, verrait une vraie pertinence à un rapprochement Alstom – Hitachi/Ansaldo. Un troisième expert ajoute : Siemens fait savoir que son activité ferroviaire n'est pas stratégique, Bombardier se débat toujours dans de grandes difficultés, Alstom, désendetté, est prêt à faire de la croissance externe, secouez tout cela et vous verrez bien ce qu'il en sortira. Bon, d'accord, mais quand est ce que ça sort ?

    FD avec Patrick Laval et Cécile Nangeroni

  • Bus « propres » : 60 % des collectivités veulent de l’électrique 

    Une petite cinquantaine d'agglomérations envisage de se doter de bus si ce n'est « propres » du moins moins polluants. Huit mois après le lancement de leur Appel à manifestation d’intérêt (AMI) auprès des autorités organisatrices pour l’achat de bus à faibles émissions polluantes, le Gart et la Centrale d'achat (CATP) d’Agir – qui avaient signé un accord de partenariat en juin 2015 – ont reçu 47 réponses de collectivités représentant un besoin d’un peu plus de 5 500 véhicules. Sur ce total, « la plupart des demandes, soit plus de 3 500 sont pour des bus électriques, environ 1 800 ont une approche gaz et 200 concernent les autres technologies, recense Marc Delayer, le président de la CATP et directeur général des Transports publics du Choletais. Les AO ont aussi des attentes fortes sur la maîtrise des technologies, et souhaitent des outils d’aide à la décision. Notre récente étude sur l’état des connaissances selon les motorisations y participe puisqu’elle se veut plus objective que les argumentaires commerciaux de chaque filière. » Cette consultation sera également utile pour le futur catalogue de bus à faibles émissions de la CATP.

    Mais les collectivités ont surtout – et de manière pressante – besoin de répondre à la question « quel bus sera le plus pertinent pour bien effectuer ma transition énergétique ? ». Et la démarche se veut également un accélérateur de développement pour la filière des bus alternatifs au diesel. D’ores et déjà, l’hybridation diesel-électrique, considérée il y a encore quelques années comme une solution d’attente intéressante, aurait du plomb dans l’aile au vu des retours d’expérience. « Le bus coûte de 20 à 50 % plus cher qu’une motorisation thermique pour un gain en consommation, bruit et émissions polluantes de l’ordre de seulement 10 %, assure le directeur général du Gart, Guy Le Bras. Son intérêt est finalement peu évident et d’ailleurs certains constructeurs comme Volvo en abandonnent la commercialisation. »

    Si la motorisation 100 % électrique, qui arrive tout juste à maturité chez les constructeurs européens semble plus prometteuse au groupement d’élus, ils mettent tout de même en avant les contraintes importantes aux dépôts en matière de sécurité : « Un bus diesel en feu brûle pendant 30 minutes à 800 degrés, un électrique brûlera 45 minutes à 1 500 degrés ». Dans le même temps, le DG du Gart tempère aussi : « les bus c’est seulement 1,5 % des émissions polluantes dans les agglos »… Bref l’enjeu de santé publique se situerait davantage du côté des véhicules individuels. Mais du point de vue de l’exemplarité politique, ne rien faire serait catastrophique. Ce que ne conteste pas le président du Gart au franc-parler. Oui au bus électrique dit-il. Mais « oui à l’innovation aussi, sinon l’industrie chinoise tuera l’industrie européenne », prédit Louis Nègre. Lors du Salon européen de la mobilité, celui qui était également le rapporteur de la loi de transition énergétique s'est emporté contre la rédaction du futur décret d’application de l’article 37 définissant les bus à faibles émissions qui devront renouveler 50 % des parcs en 2020. « Un diesel Euro VI pollue… mais comme tous les véhicules à énergie fossile ! dit-il encore. La vraie dépollution serait de supprimer des rues les véhicules Euro I, II, III, IV et V. Gare aux effets d’annonce impossible à tenir, a-t-il prévenu. Il faut aller le plus vite possible, le mieux possible et avec les moyens du bord… » Malgré de longs mois de lobbying, impossible en effet de faire fléchir totalement le ministère de l'Environnement. Une petite victoire tout de même : sa dernière mouture a été retoquée le 9 juin par le Conseil national d’évaluation des normes, qui a réclamé une consultation approfondie avec les associations d’élus et de professionnels du secteur. Le texte proposé risquait, selon ces dernières, de conduire à des impasses technologiques et financières, avec un surcoût évalué à plusieurs centaines de millions d’euros. « Il ne faut pas lister des technologies mais fixer des objectifs de performances à atteindre », disent en cœur les professionnels, sensibles aux plaintes des industriels qui ont dépensé des fortunes en R&D pour sortir des bus Euro VI. Alors pas question de ne plus pouvoir les vendre en 2020…

    [email protected]

  • Opération Passe Navigo

    Comment présenter l'addition ? « Si vous vous attendez à une augmentation au 1er juillet du Passe Navigo, vous allez être déçu », nous disait en substance Stéphane Beaudet en nous donnant une interview. Bon, pas au 1er juillet. Mais assez vite tout de même Valérie Pécresse s'est toujours opposée au Passe Navigo unique, estimant que le surcoût d'environ 500 millions d'euros était trop lourd. Mais elle a toujours dit, aussi, que si elle était élue présidente du conseil régional, elle ne reviendrait pas sur la mesure. Une fois qu'elle est prise, elle est quasiment irréversible. D'où la négociation avec l’Etat pour aider à son financement. Et, parallèlement, des messages constamment répétés sur une augmentation qui ne sera pas « taboue ». Le Premier ministre a promis de trouver une solution pérenne. Mais elle n'est pas encore là, et, pour l'instant, on sait boucler l'année 2016, pas aller au-delà. Un colloque organisé par le Stif ce lundi va se demander opportunément : le passe Navigo à 70 euros est-il viable ? La réponse est dans la question. L'augmentation sur laquelle devrait conclure le colloque a déjà un nom : taxe Valls. Et un montant, entre 10 et 15 euros.
    F. D.

  • Exploitation des trains de nuit : pour Transdev, c’est non ! Sauf si…

    CFTA, filiale de Transdev, a adressé ce matin une lettre à la DGTIM (Direction générale des transports, des infrastructures et de la mer) en réponse à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour les trains de nuit lancé en avril.

    La lettre de l’opérateur ferroviaire, que nous nous sommes procurée, et qui s’adresse à François Poupart, directeur de la DGITM, explique que de trop importantes incertitudes pèsent encore sur « des éléments clés du dossier ».

    Ces incertitudes concernent au premier chef le volume du trafic et les recettes pour l’ensemble des lignes en 2015. Mais aussi le maintien du dispositif de compensation des tarifs sociaux, la disponibilité du matériel, l’accès au réseau de distribution ou encore l’accès aux infrastructures du fait de l’importance des travaux envisagés.

    Malgré ces lacunes et d’après ses premières analyses, CFTA se dit certain « qu’aucune des liaisons de nuit relevant de l’AMI n’est exploitable dans un cadre économique équilibré à court, moyen et long termes », indique la lettre signée par Claude Steinmetz, le président de CFTA.

    D’où sa demande : intégrer aux liaisons proposées aux opérateurs ferroviaires les trois lignes continuant à être financées par l’Etat. La filiale ferroviaire de Transdev estime qu’elle pourrait ainsi, sous réserve d’études complémentaires, utiliser ce financement pour exploiter en synergies ces trois lignes d’aménagement du territoire et certaines autres liaisons de nuit relevant de l’AMI. La balle est maintenant dans le camp de l’Etat qui a demandé aux opérateurs intéressés par la reprise de trains de nuit de se manifester avant le 24 juin. Faute de quoi les trains de nuit seraient arrêtés le 1er juillet. Une nouvelle décision sensible à prendre pour le ferroviaire.

    Marie-Hélène Poingt

     

     

     

     

     

     

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  • France-Espagne : le sort de l’exploitant TP Ferro à nouveau en jeu

    Solution de reprise ou mise en liquidation ? C'est ce lundi 20 juin qu'arrive l'échéance décisive pour l'entreprise TP Ferro. Après en avoir obtenu la concession en 2003 puis l'avoir construit, ce consortium franco-espagnol Eiffage-ACS exploite le tronçon transfrontalier à grande vitesse de 44 km Perpignan – Figueras. Or, faute de recettes suffisantes, TP Ferro est en dépôt de bilan depuis septembre 2015 : elle a jusqu'au 20 juin pour proposer une restructuration de ses dettes avec ses partenaires financiers. Cependant, Ana Pastor, ministre espagnole des Transports, précise que, de toute façon, les exécutifs espagnol et français via Adif et SNCF Réseau assureront la continuité du service pour cette infrastructure ferroviaire, si TP Ferro ne pouvait plus le faire.

    Michel Garicoïx

  • La SNCF tire la sonnette d’alarme en Auvergne-Rhône-Alpes

    Dans un rapport sur les lignes ferroviaires d’Auvergne–Rhône-Alpes, la SNCF établit un diagnostic sans appel : « Sans d’importants travaux de renouvellement sur la voie et les ouvrages d’art la performance ne pourra pas être maintenue à dix ans. » Avec à la clé des réductions de circulations et des suspensions d’exploitation qui seraient la règle par rapport à des circulations ferroviaires performantes. 22 lignes « peu circulées » sont concernées, avec une douzaine de lignes menacées d’arrêt, dont huit dès la période 2017-2020.
    Ces lignes 7-9, en majorité TER, représentent 1 336 kilomètres (dont 62 % en Auvergne) sur un total de 4 000 km. Principale conclusion du rapport de 70 pages de SNCF Réseau : pour assurer un fonctionnement optimal, il faut investir 765 millions d’euros d’ici 2025, et rénover 14 lignes en priorité d’ici cinq ans pour un coût de 414 millions d’euros. « C’est un diagnostic et une alerte sur l’état du réseau, pas une prévision de ce qui va se passer », tempère SNCF Réseau qui rappelle ses investissements en 2015 (378 millions d’euros), « soit plus d’un million par jour ». D’ailleurs, certaines lignes épinglées dans le rapport sont en attente de déblocage des fonds par la commission permanente régionale en juin, comme pour Saint-Etienne-Firminy-Le Puy (57,5 millions d’euros).

    Il n’en reste pas moins que la balle est désormais dans le camp de la région, plus que jamais AOT ferroviaire et routière depuis la loi Notre. L’exécutif régional estime qu’il manque 300 millions pour éviter les fermetures de lignes et entend (re)discuter avec l’Etat un nouveau CPER, signé en… 2015, plus favorable. La collectivité devrait aussi présenter prochainement ses priorités d’investissement dans les petites lignes. Aujourd’hui, parmi les lignes menacées figurent des tronçons de Lyon – Paray-le-Monial (16,7 millions), de Saint-Etienne – Clermont (53 millions), Clermont – Volvic – Mont Dore (41,3 millions). Même l’Ouest lyonnais n’est pas épargné à partir de 2022 avec son tram-train périurbain, pourtant axe de développement stratégique et à fort potentiel (Lozanne – Tassin, 22,5 millions). Le nouvel exécutif régional en profite pour dénoncer l’aveuglement de son prédécesseur sur l’état du réseau, lequel a beau jeu de rétorquer que la dégradation est très ancienne et générale.    
    Claude Ferrero

  • L’Europe apporte 9,8 millions d’euros à la 3e ligne du métro de Toulouse

    La Commission européenne apportera 9,8 millions d’euros de subvention au SMTC Tisséo pour la réalisation des études de la 3e ligne de métro « Toulouse Aerospace Express ». Accordé au titre du Mécanisme pour l’interconnexion européenne (MIE), ce montant représente 50 % du coût total des études, soit le montant maximum qui pouvait être obtenu. Le dossier toulousain a été sélectionné parmi les 195 dossiers retenus (dont 20 français) sur 427 déposés. La Commission européenne a notamment été sensible aux nombreuses propositions d’interconnexion du projet de métro avec les gares et en premier lieu Matabiau, future gare TGV ainsi qu'avec l’aéroport international de Toulouse-Blagnac.

  • Grand Paris : Vianney Elzière nouveau directeur du projet de la ligne 18

    Grand Paris : Vianney Elzière nouveau directeur du projet de la ligne 18

     

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    Vianney Elzière a rejoint la Société du Grand Paris au poste de directeur du projet …de la ligne 18 du Grand Paris Express. Il remplace Brigitte Grégoire qui a fait valoir ses droits à la retraite. Elle assurait cette mission depuis 2010 pour cette ligne 18 qui reliera les gares Aéroport d’Orly et Versailles-Chantiers, comportera 10 gares, et desservira 14 communes et 4 départements.

    Auparavant directeur de l’immobilier, de la sécurité et des affaires générales chez SFR, Vianney Elzière, 50 ans, est ancien élève de l’Ecole normale supérieure, et ingénieur en chef de l’armement.

    De 1990 à 2000, il a exercé à la Direction générale de l’armement du Ministère de la Défense, où il a notamment dirigé les programmes de télécommunications d’infrastructure des armées.

    Il a ensuite assuré jusqu’en 2009 plusieurs fonctions de pilotage de la transformation et de direction de programmes dans le domaine des systèmes d’information et des ressources humaines chez des opérateurs de télécommunications, au fil des mutations rapides de ce secteur (FirstMark, LDCom, neuf telecom puis Neuf Cegetel).

    Depuis 2009, il était directeur de l’immobilier, de la sécurité et des affaires générales de SFR, où il a dirigé le projet du « Campus » à Saint-Denis, l’un des plus importants projets d’immobilier tertiaire d’Ile-de-France.

    Vianney Elzière est également auditeur de l’institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ – 26e session)

     

     

  • Exploitation des trains de nuit. Pour Transdev, c’est non ! Sauf si…

    CFTA, filiale de Transdev, a adressé ce matin une lettre à la DGTIM (Direction générale des transports, des infrastructures et de la mer) en réponse à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour les trains de nuit lancé en avril.

    La lettre de l’opérateur ferroviaire, que nous nous sommes procurée, et qui s’adresse à François Poupart, directeur de la DGITM, explique que de trop importantes incertitudes pèsent encore sur « des éléments clés du dossier ».

    Ces incertitudes concernent au premier chef le volume du trafic et les recettes pour l’ensemble des lignes en 2015. Mais aussi le maintien du dispositif de compensation des tarifs sociaux, la disponibilité du matériel, l’accès au réseau de distribution ou encore l’accès aux infrastructures du fait de l’importance des travaux envisagés.

    Malgré ces lacunes et d’après ses premières analyses, CFTA se dit certain « qu’aucune des liaisons de nuit relevant de l’AMI n’est exploitable dans un cadre économique équilibré à court, moyen et long termes », indique la lettre signée par Claude Steinmetz, le président de CFTA.

    D’où sa demande : intégrer aux liaisons proposées aux opérateurs ferroviaires les trois lignes continuant à être financées par l’Etat. La filiale ferroviaire de Transdev estime qu’elle pourrait ainsi, sous réserve d’études complémentaires, utiliser ce financement pour exploiter en synergies ces trois lignes d’aménagement du territoire et certaines autres liaisons de nuit relevant de l’AMI. La balle est maintenant dans le camp de l’Etat qui a demandé aux opérateurs intéressés par la reprise de trains de nuit de se manifester avant le 24 juin. Faute de quoi les trains de nuit seraient arrêtés le 1er juillet. Une nouvelle décision sensible à prendre pour le ferroviaire.

    Marie-Hélène Poingt

  • Sécurité. La SNCF lance l’appli alerte en gare

    En complément de l’appel au numéro d’urgence 3117 et du SMS, la SNCF propose depuis le 15 juin aux clients témoins d’une situation présentant un risque pour leur sécurité ou celle des autres voyageurs d’utiliser l’appli gratuite (iOS et Android) « appel d’urgence ». Désormais possible, la géolocalisation des appels offre une prise en charge plus rapide. La connexion au centre d’appel est assurée grâce à une technologie ne nécessitant pas la présence des réseaux 3G ou 4G. Lors de l’installation de l’appli, le client est invité à créer son profil (numéro de mobile, sexe, âge, nom et coordonnées d’une personne référente si nécessaire). L’appli permet soit d’appeler avec le bouton « appel d’urgence » soit d’envoyer un SMS pour lancer une alerte sécurité, santé-assistance ou encore incivilité.