Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Decaux renonce au rachat de Metrobus

    Un peu plus d'un an après en avoir arrêté le principe, le groupe JCDecaux a annoncé le 1er juin qu'il renonçait au rachat de Metrobus, régie publicitaire spécialisée dans les transports dont il détient déjà 33 % Epilogue fâcheux pour le leader mondial de la publicité extérieure dont l'appétit n'a jamais faibli en plus de cinquante années d'existence. C'est un revers qu'il refuse expressément de commenter, renvoyant simplement à son laconique communiqué officiel. « Après plus de 12 mois d’instruction, JCDecaux se voit au regret de devoir décider de ne pas poursuivre cette opération dont l'intérêt économique et stratégique dans un marché publicitaire en pleine transformation numérique est remis en cause par les exigences trop importantes de l’Autorité de la concurrence. JCDecaux avait pourtant proposé des engagements significatifs confortés par le test de marché », y est-il écrit.

    En réalité, le dossier de reprise avorte au cours de l’instruction de l’Autorité de la concurrence dont l’avis était attendu dans les prochains jours. La concentration du marché de la publicité extérieure ne semblait en tout cas pas faire de doute à ses yeux. A l’issue du rachat, JCDecaux aurait en effet détenu un quasi-monopole à Paris. « La part de marché des parties atteindrait 70 % en nombre et en surface de faces disponibles selon les estimations des parties, voire 90 % selon les estimations des concurrents. L’opération conduirait aussi à un renforcement significatif de la position des parties dans plusieurs grandes agglomérations de province, notamment Besançon, Clermont-Ferrand, Lorient, Metz, Mulhouse, Poitiers, Saint-Etienne et Toulouse », écrivait-elle en effet dans son avis du 21 janvier dernier, qu’elle concluait pas la nécessité d’engager un examen approfondi de l’opération.

    Avec le rachat de l'afficheur Avenir en 1999, JCDecaux s'est en effet lancé dans la publicité dans les transports, un segment sur lequel le groupe est devenu numéro un mondial, présent dans 60 pays et 3 700 villes, essentiellement via les Abribus. Son chiffre d’affaires en 2015 atteint les 3,2 milliards d’euros. Quant à Metrobus, avec un chiffre d’affaires de 149 millions d’euros, c’est le numéro trois du secteur. Créée en 1949 afin d’exploiter publicitairement les panneaux dans le métro parisien, rachetée par Publicis en 1997, la société est restée l’unique régie de la RATP et son activité s’est développée dans une cinquantaine d’agglomérations françaises, dont Marseille, et 29 villes d’Ile-de-France, qu’il s’agisse de bus, de métro (quatre) ou de tramways (six). De plus, en 2008, Metrobus a ravi à France Rail Publicité (désormais propriété de Clear Channel) l’appel d’offres sur la concession de la publicité dans les 875 gares SNCF. A cette occasion, le groupe Metrobus a rassemblé ses activités au sein d’un GIE baptisé Médiatransports, comprenant trois filiales : Metrobus, Mediagares et Mediarail. Le groupe, qui affirme détenir 125 000 faces publicitaires, comprend enfin la Société métropolitaine de publicité et d’affichage (SMPA) détenue à 100 % par le groupe Metrobus et chargé de la pose des affiches pour le compte de sa société mère.

    En 2005, JCDecaux avait déjà acheté 33 % de la régie publicitaire des transports Metrobus. A cette occasion, une clause de préemption avait été inscrite, qui s’est donc activée en avril 2015 quand Publicis, qui souhaite se désengager progressivement de ses activités de régie pub pour se recentrer sur le conseil, a fait part de son souhait de vendre le groupe Metrobus. En octobre dernier, les deux groupes avaient annoncé être entrés en négociations exclusives. Selon les méthodes de calcul, la part de marché de JCDecaux et de Metrobus atteindrait de 40 à 70 % sur le marché domestique de la publicité dans les transports. L’inventeur de l’Abribus avait donc cherché à contourner l’obstacle. « La première présentation du projet consistait au rachat de son principal concurrent, une concentration horizontale classique », explique une source proche du dossier.

    Et pour supprimer l’apparition d’un quasi-monopole, le groupe avait argué d’une inscription de son activité dans un marché publicitaire extrêmement vaste. Le périmètre à considérer pour évaluer la constitution d’une position dominante était selon lui élargi à tous supports médias et numériques, allant même jusqu’à y inclure les Gafa. « Assez tardivement, Decaux a changé de discours, présentant son opération comme la création d’un conglomérat avec des activités différentes et complémentaires, considérant la publicité à un arrêt de bus comme différente de celle sur un flanc de bus », révèle encore cet observateur du secteur. Cela n’avait pas convaincu le gendarme de la concurrence… Et il restait un important défi s’agissant d’un secteur où les implantations se gagnent par appels d’offres auprès des collectivités locales : pas d’actifs matériels à céder pour éviter la position dominante. Il est bien sûr beaucoup plus complexe de se défaire d’un contrat que de vendre quelques magasins d’un réseau comme cela se pratique couramment dans le cas d’acquisitions d’enseignes commerciales. Et les « remèdes comportementaux » suggérés par le groupe JCDecaux étaient notoirement insuffisants.

    Les 67 % de Metrobus – qui serait valorisé autour de 115 millions d’euros selon des analystes financiers – se retrouvent donc sur le marché et devraient attiser les convoitises. Présent dans les rues, les transports en commun, les parkings, les centres commerciaux et les aéroports, le groupe américain Clear Channel, qui avait tiqué à l’annonce initiale de la prise de contrôle par JCDecaux, ou encore Exterion media France (ex-Giraudy) pourraient s’y intéresser. Mais outre ces candidats naturels, le quotidien Les Echos affirme la possibilité des candidatures comme TF1 ou Bolloré, ce dernier pouvant ainsi faire distribuer son gratuit Direct matin dans le métro. Et quid des Gafa au fait ? Après tout…

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  • Transdev veut rouler électrique en Ile-de-France

    Après avoir fait circuler durant six mois un bus 100 % électrique du néerlandais Ebusco, Transdev assure en être totalement satisfait et prêt à sauter le pas pour équiper l'intégralité de la ligne entre les gares de Sartrouville et Argenteuil (ligne 1 du réseau R'Bus) avant la fin de l'année. Le groupe a signé le 11 mars avec l'industriel un protocole d’accord pour l’achat de sept à neuf de ces bus standard de 12 m (90 passagers) dotés d'une autonomie théorique de 250 à 300 km. Il affirme attendre désormais le vote du Stif en juillet prochain pour équiper l'intégralité de cette ligne structurante (10 km, 31 arrêts) du Val-d'Oise et des Yvelines, soit huit bus Ebusco 2.0.

    « Le véhicule a réalisé sans encombre ses 10 à 11 allers-retours quotidiens, soit 200 à 220 km avant la recharge nocturne. Il est conforme à nos attentes techniques d'exploitant. Les conducteurs apprécient particulièrement sa souplesse de conduite et les voyageurs son silence », assure Christophe Boissier, directeur adjoint France, zone Ile-de-France chez Transdev. Le responsable rappelle que le groupe possède un parc de 50 bus électriques, y compris quelques articulés – dans le monde, notamment aux Etats-Unis, en Finlande et aux Pays-Bas, et qu'il en comptera « 135 fin 2016 », dans le cadre de son « living lab ».

    Des bus Ebusco – première entreprise en Europe à recevoir une homologation européenne pour un bus entièrement électrique en 2010 – avaient déjà donné satisfaction pendant plus de deux ans à Helsinki, malgré des conditions climatiques plus difficiles qu'en région parisienne. A ce jour 300 exemplaires de son bus circulent en Europe, effectuant plus 325 km par jour, selon le constructeur.

    Les enjeux économiques sont non négligeables, sachant que les prix des bus sont pour l'instant très élevés, autour de 500 000 euros, même si personne ne doute que les tarifs chuteront dès que les volumes seront là. Mais Transdev est en mesure d'affirmer que grâce aux économies sur la maintenance et la consommation, le TCO (Total cost of ownership, soit le coût total de possession) est « au moins aussi performant que celui d'un hybride ». Les calculs sont effectués à partir d'une durée de vie de 12 ans et d'un changement du pack de batteries à mi-vie. Christophe Boissier note enfin que la formation des conducteurs à l'écoconduite est fondamentale s'agissant de bus qui récupèrent l'énergie au freinage : « Sur un diesel, on économise déjà jusqu'à 20 % de consommation, là c'est beaucoup plus. »

    Transdev a par ailleurs déclaré comme très positif le bilan du bus à biberonnage Watt System de PVI qui roule entre les terminaux 1 et 2 de l'aéroport Nice-Côte d'Azur depuis 18 mois. Le véhicule a transporté 65 000 passagers sur plus de 12 000 km et permis une économie de 4 400 litres de carburant, « un vrai succès tant sur le plan énergétique, économique qu'environnemental », estime l'exploitant. Sur une journée type, le bus à l'autonomie illimitée aura parcouru environ 100 km pour 60 transferts d’énergie. Pour l'industriel, « ce projet cofinancé par l’Ademe confirme la faisabilité d’une telle opération partout en France… »

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  • Le Stif vote l’engagement du Smart Navigo

    Sitôt dit, sitôt fait. La nouvelle présidente du Stif est très branchée numérique. Valérie Pécresse avait il y a dix jours annoncé son souhait de voir disparaître le ticket de métro à l’horizon 2021 remplacé par un porte-monnaie transport sur la carte Navigo. Le conseil d’administration du Stif du 1er juin a déjà entériné la décision en votant la mise en place d’un « plan d’actions pour les services numériques aux voyageurs » assorti d’une prévision d’investissement de 400 millions d’euros sur six ans. Avec trois principaux volets : « le remplacement progressif du ticket magnétique par de nouveaux supports sans contact [que Valérie Pécresse appelle le “smart Navigo”, NDLR] un service d’information prédictif en temps réel et l’accès 3G/4G sur l’ensemble du réseau ».

    Première étape, qui démarre dès aujourd’hui avec fin 2017 pour deadline, la création de comptes clients en ligne pour tous les détenteurs de passe Navigo ou de carte Imagine’R (scolaires et étudiants de moins de 26 ans). Sur navigo.fr, les clients pourront gérer leur abonnement (souscription, renouvellement, suspension, etc.). Dans un second temps, entre 2018 et 2020, la carte Navigo en elle-même devrait s’enrichir de nouveaux services tels que le paiement différé, permettant de se voir facturer le montant le plus avantageux en fonction des déplacements réalisés dans le mois.

    Parallèlement, les services sur smartphones devront se développer via l’application Vianavigo et le NFC pour valider, ainsi que l’utilisation de la carte bancaire sans contact comme passe transport. « Dès 2018, ce système sera mis en place sur certaines lignes de bus avant d’être généralisé en 2021 sur l’ensemble des valideurs de titres de transport franciliens », annonce le Stif. Le but ultime, « à terme » – mais aucune date n’est annoncée – est de transformer ce Smart Navigo en passe mobilité permettant d’accéder à Autolib’, au covoiturage, aux parkings, etc., en sus des Vélib’ et Véligo qui l’acceptent déjà.

    Concernant le service d’information et le calculateur tous modes, en temps réel et prédictif, la première étape sera de centraliser les données de mobilité francilienne sur Opendata.stif.info. Un comité open data sera mis en place d’ici à la fin de l’année. Il est prévu ensuite de développer un système participatif dans lequel les voyageurs auront la possibilité de signaler des travaux, pannes ou autre. Les données ouvertes seront également mises à disposition des start-up spécialisées dans la mobilité.

    Naturellement pour que ces services soient utilisables, il est nécessaire d’assurer aux voyageurs une connexion en mobilité. Le Stif a donc rappelé aux opérateurs leurs engagements en matière de déploiement de la 3G et de la 4G ainsi que du Wi-Fi. Il est prévu que « d’ici à la fin de l’année, 150 des 300 gares SNCF franciliennes soient équipées en Wi-Fi. En 2017, les 320 stations et tunnels de la RATP le seront également, assure le Stif. Enfin, les tunnels de la SNCF permettront l’accès à la 3G/4G en 2018 ».

    Espérons que l’engagement sera tenu car en la matière, malgré de nombreuses annonces successives – en 2013, on nous annonçait que tout le réseau RATP serait couvert en 3G/4G fin 2015… –, sauf à se contenter de l’Edge, on est toujours très loin de pouvoir surfer dans le métro.

    C. N.

  • La ville de Bruxelles programme à son tour l’interdiction des voitures diesels

    Après Paris, qui est en train d’appliquer son plan d’interdiction des véhicules les plus polluants (les cars, bus et poids lourds les plus anciens depuis juillet 2015, et à partir de juillet prochain les camionnettes et voitures antérieures à 1997), la ville de Bruxelles prend la même direction : le plan « Air Climat Energie » adopté le 2 juin par le gouvernement belge prévoit que les voitures les plus polluantes seront bannies de Bruxelles à partir de 2018. L’interdiction des voitures diesel de norme Euro 1 (immatriculées avant le 1er janvier 1997) est programmée en 2018 et leurs homologues essence à partir de 2019.

    L’interdiction sera progressivement étendue pour inclure les véhicules diesels Euro 5 et essence Euro 2 en 2025. Elle sera permanente et couvrira tout le territoire de la région.

    Bruxelles, qui avait été tancée par la Commission européenne en avril dernier pour violation répétée des valeurs limites en matière de dioxyde d’azote (NO2), rejoint ainsi le club des quelque 200 villes européennes ayant mis en place des « zones de basses émissions ». Le gouvernement bruxellois a également annoncé, pour 2017, une révision de la fiscalité automobile sur base de critères environnementaux.

    Isabelle Smets

  • Marseille lance une ligne du bus 100 % électrique

    Depuis le 6 juin à Marseille, la ligne 82, une ligne emblématique qui dessert notamment le Vieux-Port et le Mucem, est desservie par six bus électriques de taille standard (12 mètres de long).
    Ces véhicules, d'un coût de quelque 380 000 euros l'unité, ont été commandés à la société basque Irizar après un test de 18 mois sur une autre ligne du réseau. Ils sont équipés de trois tonnes de batterie dans le toit, qui leur confèrent une autonomie de 12 à 16 heures pour 240 km en milieu urbain.

     

  • Euro 2016. Un bracelet en guise de ticket de métro à Lille

    Plusieurs dizaines de milliers de supporters sont attendus dans la métropole lilloise à partir du 10 juin. Keolis Lille, l’opérateur du réseau Transpole, lance à cette occasion un bracelet NFC qui se substituera à la carte de transport public. Une première mondiale dans le secteur de la mobilité pour cet objet collector, tiré à 5 000 exemplaires, né du partenariat entre Keolis Lille et le leader mondial de la sécurité numérique, Gemalto. D’une valeur de 12,90 euros, chaque bracelet est préchargé d’un passe journée à 4,80 euros. Il peut ensuite être rechargé en agence avec l’ensemble des titres Transpole, hors abonnements. Cette technologie, petite et pratique, est adaptée aux déplacements de masse qui doit participer à la régulation et à la fluidité du trafic.

     

  • Une nouvelle école sur le transport et la logistique à Strasbourg

    Aftral (ex AFT-Iftim) ouvrira en septembre 2016 une nouvelle Ecole supérieure en transport et logistique à Strasbourg. « Avec 150 étudiants, ce nouveau pôle permettra de répondre à la demande de formation supérieure des jeunes et des entreprises alsaciennes dans les métiers du transport et de la logistique », explique l'organisme de formation dans un communiqué.

     

  • Le tramway de Rio est entré en service

    Le tramway de Rio est entré en service

    A deux mois des Jeux Olympiques, le premier tronçon de la ligne 1 du tramway de Rio entre l’aéroport de Santos Dumont et Pier Maua le terminal de ferries a été mis en service le 5 juin. Il s'agit d'une première section de 6 kilomètres et 8 stations pour une ligne qui doit compter 13 km et s’inscrit dans le projet de rénovation urbaine du centre historique de Rio de Janeiro, consistant à développer un réseau de 3 lignes de tram, qui desservira le quartier de « Porto Maravilha », le village de presse Rio 2016, le centre d’affaires, la gare centrale, le terminal maritime et l’aéroport Santos Dumont. Un autre tronçon de 7 kilomètres ouvrira avant le début des JO. Les lignes de tramway, qui sont reliées efficacement à d'autres modes de transport, devant sensiblement améliorer la circulation dans le centre-ville de Rio de Janeiro. Au sein du consortium de partenaires brésiliens (CCR, OTP, Invepar), RATP Dev assure un rôle d’assistance technique, de conseil et de transfert de savoir-faire.

    Le projet de tramway, qui a été lancé par la municipalité de Rio dans le but de moderniser la zone portuaire, a été attribué à Alstom par le consortium VLT Carioca en septembre 2013. Alstom est chargé de fournir un système de tramway intégré complet incluant 32 tramways Citadis 402, les systèmes d'électrification, de signalisation, de télécommunications et l'équipement de dépôt. Afin de préserver et de restaurer l'architecture authentique de la ville, VLT Carioca a choisi la solution d'alimentation sans caténaire qui réunit l’APS, qui fournit l'alimentation via un troisième rail au sol, et des supercondensateurs sur le toit du tram qui stockent et régénèrent l'énergie.

    A horizon 2017, 28 kilomètres de réseau et 32 stations, 100 % sans caténaire, doivent entrer en exploitation. On y attend de 250 000 à 300 000 passagers par jour. RATP Dev accompagne le projet à travers l’établissement des procédures d’exploitation, la formation du personnel, la phase de marche à blanc et le démarrage de l’exploitation du tramway. La filiale de développement s’appuie sur l’expertise du groupe RATP qui exploite près de 20 lignes de tramway en France et à l'étranger, dont ceux de Hongkong, Washington DC, Manchester ou Florence…

  • Inondations : le RER C interrompu dans Paris

    La circulation des RER C sera interrompue entre les stations Paris-Austerlitz et Avenue-Henri-Martin, à partir de 16 heures, le 2 juin.

    Le service reste toutefois assuré en dehors du parcours de Paris intra-muros. Ainsi, les gares de Paris-Austerlitz, Javel et Henri-Martin resteront accessibles depuis la banlieue et seront terminus.

    Cette décision a été prise en application du plan Sequana qui vise à sécuriser les infrastructures ferroviaires en cas de crues. En fonction de la progression du niveau de l’eau, plusieurs étapes peuvent être mises en œuvre : condamnation des baies d’aération, fermeture d’accès via la pose de parpaings et de batardeaux, démontage d’installations. Ces mesures doivent aussi à assurer un retour à la normale le plus rapide possible après la décrue.

    La première étape du plan prévoit la fermeture des baies d’aération. Avec un niveau d’eau à 5m75 attendu ce soir au pont d’Austerlitz, les voies du RER C entre les stations Saint-Michel et Musée-d’Orsay seraient inondées en l’absence de mesures.

    SNCF a décidé en prévention de fermer dès à présent quatre grandes baies d’aération situées entre les voies et la Seine, pour éviter que l’eau ne s’y engouffre

  • Intempéries : trois lignes au départ de Paris interrompues

    Les fortes pluies qui se sont abattues sur la France, ces derniers jours, ont provoqué tantôt la submersion des voies, tantôt des coulées de boue sur les rails, avérées ou menaçantes, entraînant de multiples interruptions de voies.

    En Ile-de-France, la ligne R est interrompue de Moret à Montargis à cause de la crue du Loing, entraînant également l’interruption des circulations TER et grandes lignes vers Nevers et Clermont-Ferrand jusqu’au 6 juin. Sur le RER D, après un glissement de terrain à Saint-Fargeau, l’axe Corbeil – Melun est fermé, jusqu’au 6 juin également, le temps de dégager et sécuriser les voies. Quelques bus de substitution sont mis en place sur cet axe.

    Sur la ligne N, un glissement de terrain entre Clamart et Meudon, en surplomb des voies, a conduit la préfecture des Hauts-de-Seine à imposer, par mesure de sécurité, l’interruption des circulations Transilien, Intercités et TER entre Paris-Montparnasse et Versailles jusqu’à nouvel ordre. Les TGV ne sont pas impactés par cette interruption de trafic. Les travaux sur la voirie à Meudon devraient durer quatre jours. Les circulations pourraient reprendre le 6 juin au matin.