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Auteur/autrice : admin_lvdr
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C’est la proportion de personnes qui seraient conscientes de la situation environnementale préoccupante et prêtes à changer radicalement leur mode de vie, selon une étude réalisée par L’ObSoCo style= »margin-bottom: 0px; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: Helvetica; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-width: initial; min-height: 14px; »>
(Observatoire Société et Consommation) à la demande de l’Institut de recherche et d’échanges sur la mobilité de la SNCF, le forum Vies mobiles.Cette étude, présentée à la veille de la Semaine européenne du développement durable (du 30 mai au 5 juin), a été menée fin 2015 auprès de plus de 12 000 habitants de six pays : France, Espagne, Allemagne, Etats-Unis, Japon, et Turquie. Pour faire face à la crise environnementale, les gens se sont dits prêts à réduire leurs déplacements et à privilégier la proximité (75 %) ou abandonner l’automobile personnelle ou l’avion (60 %). Un résultat qui selon Sylvie Landriève, codirectrice du Forum Vies Mobiles, « donne des pistes pour préparer dès maintenant la transition et montre que la réorganisation des modes de vie implique une révision profonde de nos systèmes de mobilité et de l’aménagement du territoire. Les politiques publiques ne doivent plus perdre de temps ! »
SUD-RATP rejoint le mouvement social
Le syndicat SUD-RATP appelle à son tour à la grève illimitée à partir du 10 juin, date d’ouverture de l’Euro de football, pour les salaires, contre la loi travail et la remise en cause de leur statut. Troisième syndicat des transports parisiens, SUD entend accroître la pression « suite à l’obstination du gouvernement », indique Franck Barrault, délégué central. Dans un communiqué, le syndicat estime avoir eu « un aperçu » de ce que pourrait donner la future loi « avec la pseudo négociation annuelle obligatoire 2016 durant laquelle, malgré plus de 400 millions d’euros de bénéfice, les agents de la RATP n’ont pu obtenir qu’un résultat sans appel: 0 euro d’augmentation ». Lors des négociations annuelles du 11 mars, la RATP a maintenu, pour la deuxième année consécutive, le gel de la valeur du point servant à calculer le salaire des agents (hors primes), malgré des « bénéfices records » (437 millions d’euros, en hausse de 47 %). SUD assure aussi que la direction entreprend de « remettre en cause » le statut du personnel RATP, pour le « revoir à la baisse, comme la loi Travail veut réduire à néant nos acquis sociaux ».
Les Français boudent les trains de l’Euro
La SNCF a préparé très en amont son plan de transport permettant d’acheminer des flux massifs de supporters à l’occasion de l’Euro 2016 dont le coup d’envoi sera donné le 10 juin. Elle a ainsi construit « une offre très flexible », raconte Franck Bernard le directeur SNCF Euro 2016 qui travaille sur le projet depuis début 2014.
Les places des premiers TGV labellisés Euro 2016 ont été mises en vente depuis septembre 2015. Soit un lancement neuf mois à l’avance, ce qui est assez exceptionnel.
1 100 TGV sont ainsi labellisés Euro 2016 : ce sont les TGV dont les horaires permettent le mieux d’assister à des matchs et d’en revenir. Des TGV de nuit sont aussi proposés, qui permettront de ramener chez eux les supporters après les matchs. Le principe de vente est simple : dès que toutes les places d’un TGV sont vendues, de nouveaux TGV sont proposés à la vente. Pour compléter le dispositif, il devrait aussi y avoir des TER supplémentaires qui circuleront la nuit, après validation par les conseils régionaux.
Reste que pour l’heure, les résultats des ventes sont contrastés. Si le volume des ventes internationales est supérieur aux attentes (plus d’1,2 million de billets pour les matches de l’Euro auraient été vendus à l’international, avec, dans le peloton de tête des visiteurs, les Britanniques, puis les Allemands, les Belges, enfin les Suisses, ce qui devrait bénéficier aux Eurostar, Thalys et autres Lyria), en revanche, les achats de billets par les Français seraient plus mitigés. Avec des conséquences sur la fréquentation des trains. « L’Euro 2016 n’a pas l’effet démultiplicateur sur la demande que nous attendions, indique Franck Bernard. Pour les TGV domestiques, nous enregistrons seulement de cinq à dix points d’occupation au-dessus des taux habituels. Mais je ne doute pas qu’à la fin, les stades seront pleins et que les TGV que nous proposerons le seront aussi. »
Ce qui est probable toutefois, c’est que tous les TGV qui avaient été envisagés spécialement pour l’occasion (un peu moins de 300) ne seront pas mis en vente. A ce jour, seulement 89 ont été vendus.
Interrogée par VR&T, l’UEFA répond avoir reçu 14 millions de demandes pour un total de 2,5 millions de billets disponibles. Mais ajoute qu’il est encore possible d’acheter des billets pour l’Euro 2016 sur son site.
Marie-Hélène POINGT
RATP Dev espère faire coup double à Casablanca
Une ligne pour commencer, 100 millions de voyageurs au compteur, sept autres lignes à l'horizon. Le Grand Casablanca s'est doté d'un tram fin 2012. Le 12-12-12 avait dit le roi, Mohammed VI. C'était le temps des 7-7-7 (tram de Dubaï) ou des 8-8-8 (train à grande vitesse Beijing – Tianjin), et l'an 2012 RATP Dev espère faire coup double à Casablanca
Une ligne pour commencer, 100 millions de voyageurs au compteur, sept autres lignes à l'horizon. Le Grand Casablanca s'est doté d'un tram fin 2012. Le 12-12-12 avait dit le roi, Mohammed VI. C'était le temps des 7-7-7 (tram de Dubaï) ou des 8-8-8 (train à grande vitesse Beijing – Tianjin), et l'an 2012…
offrait la dernière occasion d'aligner cette série parfaite avant le siècle prochain. Trois ans et demi après le lancement, un peu précipité et un peu rude, on fête le succès du tram. Et l'opérateur, Casa Tram, c'est-à-dire RATP Dev, c'est-à-dire la RATP, a profité de ce seuil de trafic pour manifester son contentement et son désir de poursuivre l'aventure. Bonheur du calendrier, le 100 millionième voyageur a eu la bonne idée de se présenter en mai, soit peu de temps avant un appel d'offres de renouvellement de l'exploitant attendu en juin. Elisabeth Borne, PDG de la RATP, n'a donc pas manqué de célébrer l'événement le 16 mai dernier.Le nouvel appel d'offres ne portera pas sur la seule ligne 1. La ligne deux est en construction. Systra en est le maître d'œuvre comme pour la ligne 1. Les travaux de déviation sont achevés, le génie civil commence, le début de l'exploitation est pour 2018. Cette ligne fera donc partie du contrat qui entrera en vigueur le 12-12-2017. On envisage pour ce contrat une durée de cinq ans, renouvelable cinq ans, et l'opérateur retenu exploitera aussi l'ensemble des lignes dont la réalisation est prévue dans la période. Or, le Grand Casablanca a arrêté un plan de développement sur sept ans, de 2015 à 2022, prévoyant la réalisation de sept lignes totalisant 80 km, dont deux BHNS, et la création de 15 parkings-relais.
Casa Tram compte bien être l'opérateur du système. Il ne manque pas d'atout. Les chiffres communiqués par l'exploitant et l'autorité organisatrice sont excellents. Taux de réalisation de l'offre de 98 % en 2015, 96 % de voyageurs très satisfaits ou plutôt satisfaits (enquête de février 2016). Excellents mais classiques. Elisabeth Borne, PDG de la RATP, dit sobrement : c'est notre métier, et indique que les tramways d'Algérie (Alger, Oran, Constantine) ont aussi de très bons chiffres. Ce qui est plus étonnant, ce sont deux autres données. Un, le taux de fraude, de 0,25 %. Deux, la proportion de femmes dans les trams : 41 %.
Prenons ce dernier chiffre. Stupéfiant, car les femmes qui se risquent à monter dans les bus de Casablanca ne représentent que 15 % des voyageurs. Une Casablancaise témoigne : pas question de prendre le bus, ou alors il faudrait enlever tous ses bijoux, et voyager en se protégeant tout le temps. Sinon, précise-t-elle, dans Casablanca en voiture, pas de problème, en taxi, pas de problème, et en tram pas de problème.
L'affaire n'est pas indépendante des bons chiffres contre la fraude. Ce n'est pas que les fraudeurs soient forcément des tripoteurs ou des voleurs à la tire. Mais le système retenu de stations fermées (voir article suivant de cette même Lettre), nécessitant une validation à l'entrée et à la sortie, permet un contrôle strict. Il faut montrer patte blanche. D'autant plus que deux agents par station veillent au bon déroulement des opérations. Ce qui augmente singulièrement le coût d'exploitation.
A Casablanca, tout le monde ne peut pas s'offrir le tram. Le ticket, à l'unité – les deux-tiers des ventes – coûte 6 dirhams (60 centimes d'euros) ; celui du bus est à 4 dirhams. 50 % de plus entièrement justifiés. Il y a bien sûr des abonnements : 230 dirhams plein tarif, 150 pour les étudiants. A comparer à un Smic, officiellement à 2 500 dirhams, montant plutôt théorique. Le salaire moyen de la clientèle du tram s'établit dans une fourchette entre 2 000 et 4 000 dirhams.
Ne pas croire cependant que la ligne 1 est une ligne de privilégiés. Son tracé a même inquiété. Car si elle dessert les merveilleux quartiers du centre dessinés du temps de Lyautey par l'urbaniste Henri Prost, si elle s'étire, à l'ouest, d'un côté vers la plage, de l'autre vers les facultés, à l'est, elle va jusqu'à Sidi Moumen : bidonville d'où venaient les auteurs de cinq attentats coordonnés du 16 mai 2003 à Casablanca, dans lesquels plus de 40 personnes avaient trouvé la mort.
Le pari, risqué peut-être, pour l'instant semble remporté haut la main. Au seul plan des transports, il est trop tôt pour enregistrer des effets du tram sur la circulation automobile. Les autorités du Grand Casablanca comptent sur le système complet en cours de réalisation pour mettre fin à la congestion.
Mais il ne suffira pas de construire des lignes nouvelles. Il n'y aura pas de vrai système de transport sans refonte du réseau de bus. Le parc est en mauvais état, les lignes n'ont pas été repensées depuis la mise en service du tramway. Le contrat qui lie le Grand Casablanca à l'exploitant des bus, M'dina, vient à échéance en 2019. Un peu tard pour la ville, qui aimerait repenser le système à l'occasion de la mise en service de la ligne 2, en 2018. Faire des bus de vrais moyens complémentaires du nouveau réseau structurant. Et changer de type de contrat. Aujourd'hui, les bus sont aux risques et périls alors que le contrat des trams est très proche des systèmes de délégation de service public des villes françaises. « Casa Tram prend les risques industriels, pas le risque commercial », résume Youssef Draiss, directeur général de Casa Transports, autorité organisatrice. L'autorité organisatrice, Casa Transport, veut prendre ce modèle pour les bus aussi. « La ville y travaille », indique Youssef Draiss. Négociation compliquée. La RATP ne souhaite pas se porter candidate. Mais on imagine qu'elle saura proposer à l'AO des solutions pour tout ce qui concerne l'intermodalité. Une intermodalité à bâtir complètement d'un point de vue tarifaire, entre tram, bus et parkings-relais. Pour que, en 2018, après le lancement d'une ligne, l'acte deux du tramway soit le lancement d'un réseau de transport moderne.
Chiffres du tramway de Casablanca
• la ligne 1 est longue de 31 km et compte 48 stations• le taux de couverture est de 60 %, la subvention annuelle de 80 millions de dirhams
• 37 rames Citadis d'Alstom, soit 74 éléments circulant en unités doubles sont affectées à la ligne 1. Les éléments n'ont qu'un poste de conduite. S'y ajouteront, pour la ligne 2, 50 autres éléments, déjà commandées à Alstom, et qui circuleront selon le même principe, couplées en 25 rames.
• A l'heure de pointe les rames circulent à 4 minutes 55 secondes d'intervalle sur le tronc commun et à dix minutes sur chacune des deux branches.
• Les accidents sont en diminution de 40 % entre 2013 et 2014 et de 13 % l'année suivante. Mais il y a de la casse : 240 accidents en 2014, 130 en 2015. Et 13 décès depuis le début de l'exploitation. Un long travail pédagogique est conduit par l'AO et l'exploitant, pour arriver à une meilleure cohabitation. Les Marocains n'ont pas fait le choix d'un site propre, difficile, vu la nature de la ligne, au moins dans le centre. Le tram a la priorité aux feux.
• Casa Tram est une entreprise comptant pas loin de 600 personnes. 95 % sont des Marocains et, si le directeur général, Philippe Ratto, est français, le management est pour l'essentiel marocain. L'entreprise, sur le modèle RATP, a préféré internaliser la maintenance, d'abord assurée par le constructeur, Alstom. Les rames sont garées et maintenues sur un grand site de remisage et de maintenance, à trois stations du terminus de Sidi Moumen. Le site peut accueillir 48 rames de deux éléments et jouera le rôle d'atelier directeur pour la ligne 2.
Casablanca se met au big data
Les stations du tramway de Casablanca sont fermées et l'on doit valider à l'entrée et à la sortie. Grâce au check-in – check-out, Casa Tram (groupe RATP Dev), l'exploitant a, comme nous le dit Laurence Batlle, directrice Business unit Amériques Afrique de RATP Dev « une connaissance exhaustive du trafic : on sait combien de gens montent dans le tram, à quelle station et combien en descendent ». Big data qu'il suffit d'analyser pour améliorer le service. Encore faut-il trouver le bon partenaire pour les analyser. RATP Dev a fait plancher deux entreprises californiennes sur les données de Casablanca. Une grosse, non citée, et une petite. Pas si petite que ça d'ailleurs pour une start-up, puisqu'elle compte une trentaine de personnes. RATP Dev a été convaincue par le travail de la seconde, Urban Engine. Travail qui permet à l'opérateur de tenir compte du serpent de charge de la ligne. Et donc de resserrer selon les besoins les intervalles ou de les détendre. L'optimisation du parc devrait permettre, le jour où le trafic posera la question, de différer l'achat de rames supplémentaires. Tout en garantissant le confort des usagers. Comme quoi une innovation bien conduite peut satisfaire à la fois les passagers et l'exploitant. Et conférer à ce dernier un avantage concurrentiel qu'il espère bien utiliser sous d'autres cieux. Pourquoi pas à Manchester ?
F. D.Dépenses tous azimuts pour assurer la sûreté ferroviaire
Après avoir vu ses pouvoirs s’accroître avec la loi sur la sûreté dans les transports publics, promulguée fin mars, qui lui donne notamment le droit de contrôler visuellement les bagages, la Suge attend désormais les décrets d’application pour pouvoir exercer en civil et pouvoir procéder à des palpations lorsque la sécurité l’exige, explique Stéphane Volant, le secrétaire général de la SNCF, qui dit « croiser les doigts » en espérant une publication rapide. En clair, avant le démarrage de l’Euro 2016 le 10 juin prochain.
Selon lui, « les 3 000 hommes et femmes, armés, de la Suge sont au taquet depuis janvier 2015 ». Pour les aider dans leurs fonctions, 30 chiens supplémentaires détecteurs d’explosifs et de métaux (il y en a déjà 30) vont être spécialement affectés à la surveillance des gares et des trains de l’Euro 2016. « Il y aura aussi des portiques mobiles ou non dans le cadre de contrôles aléatoires. Mais on n’a encore rien trouvé de mieux que le flair des chiens », ajoute Stéphane Volant.
Le 20 mai, trois premiers chiens ont reçu leur « agrément sûreté », précise le secrétaire général. Un PC dédié aux questions de sûreté sera mis en place 24 heures sur 24 pendant un mois, durée du championnat d’Europe de football. « Nous allons nous appuyer sur les 40 000 caméras qui surveillent les gares et les trains. Certaines images seront directement diffusées au PC sûreté. Des équipes seront aussi affectées à la vidéopatrouille et d’autres à la vidéo profiling, secondés par des logiciels d’interprétation comportementale », poursuit-il.
Tous les TGV labellisés Euro 2016 feront l’objet d’un accueil-embarquement. Il y aura aussi des opérations de filtrage notamment sur les TGV les plus sensibles, ceux qui pourraient être empruntés par des hooligans. La vente d’alcool ne sera d’ailleurs pas possible sur les trains de l’Euro.
Au total, 5 500 agents de la SNCF volontaires seront en plus dans les gares pour accueillir et renseigner les fans de foot. La SNCF fera aussi appel à 200 vigiles supplémentaires durant tout le championnat.
Au total, le budget de la sûreté de la SNCF s’élève à 400 millions d’euros par an, estime Stéphane Volant qui rappelle que ce budget n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Et qu’il devrait encore très sensiblement continuer à croître à l’avenir.
M.-H. P.
New York quitte l’Association des transports publics américains
Pour une association, perdre un membre important est toujours embêtant. Et celui qui quitte l’Apta (American Public Transportation Association) n’est pas des moindres, vu qu’il représente à lui tout seul un tiers de la fréquentation totale des transports publics américains. Avec ses 3,5 milliards d’usagers par an, la MTA (Metropolitan Transportation Authority), autorité organisatrice des transports de New York, a envoyé le 8 avril une lettre à l’Apta dans laquelle elle annonçait son départ de cette association, dont les autres membres transportent sept milliards de voyageurs annuels. La MTA juge en effet que l’association ne lui en offre pas suffisamment pour le montant de sa cotisation, qui se chiffre tout de même à 400 000 dollars (350 000 euros) par an. De plus, l’autorité new-yorkaise estime sans doute que son influence était trop faible sur les décisions prises par l’Association, où les « petits » membres sont surreprésentés au conseil d’administration.
Enfin, les dirigeants de la MTA estiment qu’il y aurait plus à apprendre au contact avec leurs pairs de Londres ou Paris qu’avec les autres réseaux américains, qui ne sont pas confrontés à des défis du même ordre. Toujours est-il que la MTA annonce que la décision de quitter l’Apta a été « difficile », décision que l’association « regrette évidemment ». Pour l’instant, cette affaire aura au moins fait une victime : Michael Melaniphy, qui a démissionné de la présidence de l’Apta le 29 avril… et renoncé à une indemnité de près 900 000 dollars annuels.
Quatre entreprises candidates pour le « supercontrat » des 30 trains AVE en Espagne
Au lendemain de la date limite fixée au 17 mai, quatre constructeurs ferroviaires seulement ont présenté leurs offres pour les 30 trains AVE à fournir à Renfe. Ce « supercontrat » porte sur 15 rames à livrer dès 2018 (les autres l'année suivante) ainsi que sur leur maintenance pour 30 ans. Son montant se monte à 2,64 milliards d'euros. Sont en lice Alstom avec son AGV et sa rame Duplex, CAF et son train Oaris, Siemens avec le Velaro, Talgo avec son convoi Avril. Contestant la procédure devant la justice, Bombardier s'est abstenu de présenter le V300 Zefiro. Hitachi-Breda n'a pas déposé le dossier de son AT400. Initialement fixée au mois de juin, la date précise de l'adjudication n'a pas à ce jour été précisée, mais deux mois minimum seraient nécessaires pour l'étude des propositions et la décision.
Michel GARICOÏXDe nouvelles perturbations ferroviaires les 25 et 26 mai
La SNCF prévoit les 25 et 26 mai un trafic "perturbé" mais "moins que la semaine dernière", avec notamment 3 TGV sur 4 et 4 RER sur 5 en circulation, en raison d'un nouvel appel à la grève de la CGT-Cheminots et SUD-rail.
En province, la SNCF annonce 2 TER sur 3 et 6 Intercités sur 10. Il s'agira du cinquième épisode de grève des cheminots SNCF depuis début mars pour défendre leurs conditions de travail. Ce mouvement s'inscrit également dans la contestation du projet de loi travail.
La CGT-Cheminots appelle à son tour à une grève reconductible
La CGT-Cheminots a déposé à son tour le 24 mai un préavis de grève à compter du 31 mai à 19H00 pour peser dans la phase finale de négociations sur les conditions de travail des cheminots. Depuis la semaine dernière, le premier syndicat de la SNCF appelait à des débrayages uniquement les mercredis et jeudis. Son préavis est maintenant « reconductible par période de 24 heures ».
L’Unsa (deuxième force de l’entreprise) et la CFDT (quatrième) ont déjà lancé des préavis illimités à partir du 31 mai dans la soirée et Sud-rail (troisième) couvre les cheminots depuis une semaine par un préavis reconductible, jusqu’au 11 juillet.