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Auteur/autrice : admin_lvdr
Alstom pose un deuxième pied en Afrique du Sud…
Le 6 avril, Alstom a annoncé avoir finalisé l'acquisition d'une participation de 51 % dans l’entreprise sud-africaine CTLE (Commuter Transport & Locomotive Engineering) spécialisée dans la rénovation du matériel ferroviaire. La part acquise par Alstom a été vendue par l’entreprise sud-africaine CTE (Commuter Transport Engineering, spécialisée dans la rénovation de trains de banlieue) et l’institut de financement IDC (Industrial Development Corporation), qui restent actionnaires. Connue sous le nom Union Carriage & Wagon (UCW) avant son rachat par CTE en 2013, CTLE fournissait du matériel roulant aux South African Railways et exécutait des commandes pour plusieurs pays d'Asie et d'Afrique australe. Au cours des dernières années où elle s’appelait encore UCW, l’entreprise a également participé avec Bombardier au montage des rames du train rapide Gautrain, qui relie Pretoria, Johannesburg et son aéroport.
Avec la prise de participation d’Alstom, l’entreprise a à nouveau changé de raison sociale pour Alstom Ubunye (« unité » en langue zouloue). Son nouveau PDG est Yvan Eriau, qui est également directeur général d'Alstom Afrique du Sud. Alstom, qui travaille également sur la fourniture de 600 trains de banlieue X'Trapolis Mega pour Prasa (Passenger rail agency of South Africa), va ainsi renforcer sa présence dans le pays.
Le constructeur a mis sur pied la coentreprise Gibela, qu’il détient à hauteur de 61 %, avec New Africa Rail (9 %) et Ubumbano Rail (30 %). « Les activités de Gibela, dédiées à 100 % au marché des trains pour Prasa, sont parallèles avec celles d’Alstom Ubunye » précise Gian Luca Erbacci, vice-président senior d’Alstom Moyen-Orient et Afrique. Qui plus est, le site de Dunottar, où se construit l’usine Gibela, n’est qu’à quelques kilomètres de l’ancienne usine UCW à Nigel, c'est-à-dire à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Johannesburg, dans la province du Gauteng. « De quoi constituer un véritable pôle ferroviaire en Afrique du Sud », envisage Gian Luca Erbacci.
A Nigel, sur son unique site de production de 80 000 m2, Alstom Ubunye compte de l’ordre de 450 salariés. « Nous avons acquis des compétences, une longue tradition ferroviaire », insiste Gian Luca Erbacci. Et avec l’apport de la technologie et du savoir-faire du nouvel actionnaire majoritaire, le site Alstom Ubunye pourra étendre ses activités à l'infrastructure, à la signalisation, aux trains et aux composants, ainsi qu’aux services. « Notre but est de répondre aux besoins des pays limitrophes et de l’Afrique subsaharienne en matière de transports ferroviaires », déclare le vice-président senior d’Alstom Moyen-Orient et Afrique, qui rappelle que « plusieurs projets de transports urbains sont à l’étude en Afrique australe ». En particulier, « un appel d’offres pour l’extension du Gautrain », mais aussi « de nouveaux trams à moyen terme en Afrique du sud, au Cap, à Johannesburg et à Pretoria », voire « à Maputo et Luanda », les capitales du Mozambique et de l’Angola voisins. Et parallèlement, l’usine de Dunottar a un plan de charge garanti pour au moins une décennie.
Patrick LavalLa police des réseaux de transports ferrés interviendra dans les bus
Lors du Comité national de sécurité dans les transports en commun (CNSTC), qui s’est consacré à l’Ile-de-France le 5 avril Place Beauvau, deux mesures ont été actées Dans une volonté de coproduire un haut niveau de sécurité dans les transports, « il est nécessaire qu’une analyse fine et partagée des phénomènes délinquants s’y produisant soit élaborée », a estimé le CNSTC. Le ministre de l’Intérieur a proposé que le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) analyse les phénomènes délinquants enregistrés par la police et la gendarmerie dans les transports et publie un document trimestriel à compter du début 2017. Il a aussi été décidé que le SSMSI publie chaque année une étude spécifique sur le sentiment d’insécurité dans les transports franciliens (en collaboration avec L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) et qu'il s'associe à l’exploitation de l’enquête de l'IAU Ile-de-France afin de renforcer l’efficacité des politiques publiques.
Par ailleurs, conformément à la demande de Valérie Pécresse, il a été décidé d’élargir les compétences du service de police en charge des réseaux de transports ferrés – la sous-direction de la Police régionale des transports (SDPRT) – aux quelque 8 000 bus des réseaux franciliens. La SDPRT sera donc chargée de la coordination de la sécurité des transports en surface. « Pour un fonctionnement optimal, un nouveau centre de coordination opérationnel de la sécurité entre la préfecture de police, la SNCF et la RATP sera créé, pour renforcer la rapidité et l’efficacité des interventions, sous l’égide du préfet de police », précise encore le communiqué du ministère. C'était là aussi l'une des demandes pressantes de la nouvelle présidente de la région.
Enfin, le CNSTC a présenté un plan de déploiement de caméras de vidéoprotection dans 70 gares routières considérées comme sensibles, car accueillant plus de 400 000 usagers par jour, dont la mise en œuvre devra se concrétiser en juin par la signature d’une convention-cadre établissant notamment la clé de répartition financière des réalisations. Concernant la police unique que Valérie Pécresse appelle de ses vœux, il est précisé qu'une réflexion sera menée lors des prochaines réunions du comité pour une meilleure interopérabilité entre les services de sécurité internes des transporteurs, ce qui implique une modification législative…
Grenoble veut expérimenter de nouvelles formes de mobilité
Son petit nom : Lemon. Ce n'est pas un fruit, mais le Laboratoire d'expérimentation des mobilités de l'agglomération grenobloise. Parce qu'en matière d'innovation, rien ne vaut l'expérimentation. « Si structurant soit-il, le réseau doit imaginer un nouveau modèle, encourager les nouvelles habitudes et favoriser les initiatives pour accroître son attractivité et sa fréquentation », explique-t-on au SMTC de l'agglomération grenobloise, qui dévoilait la teneur de ce projet le 11 avril au matin. Sous l'impulsion politique de l'AO en 2013, la Semitag et Transdev se sont joints à l'initiative. Avec l'ambition de coproduire chaque projet, dans le cadre d'une démarche transversale (pour chaque projet, un groupe de travail opérationnel) et d'exporter ailleurs les innovations qui auront fait leurs preuves.
Les dix premiers projets – à différents stades de maturité – de Lemon s'inscrivent autour de cinq axes : intermodalité, accessibilité, développement durable, citoyen voyageur et ère collaborative. Trois initiatives ont déjà été lancées. « Bien qu'étant dans une démarche structurée et réfléchie, Lemon permet aussi d'être audacieux et spontané », assure Olivier Niles, responsable Etudes et projets de la Semitag. C'est dans le cadre de ce laboratoire que le paiement par carte bancaire Paybill (avec Actoll, Caisse d'Epargne Rhône-Alpes et Visa) dans le bus Chrono + est en test depuis la rentrée dernière.
De même Timodev (transport intermodal et déficience visuelle), financé par le Predit, a-t-il été lancé en février 2015 à Grenoble (mais aussi à Paris et Lyon) dans le but d'améliorer l'accessibilité et les cheminements des personnes mal voyantes dans les pôles d'échanges multimodaux. Enfin, l'expérimentation « Chrono en marche », qui s'intéresse à un quartier d'affaires construit sur une ancienne friche industrielle (Bouchayer-Viallet) à Grenoble, dans le but d'augmenter l'attractivité de l'offre de transport (deux lignes de tram, une de bus). L'utilisation d'un outil numérique créatif qui réalise des projections a permis de recueillir 1 054 propositions des usagers du quartier. Les premiers tests des nouveaux équipements (signalétique, éclairage, etc.) débutent en mai et juin prochains.
La dernière particularité du labo, c'est en effet d'impliquer au maximum les citoyens pour penser autrement les mobilités. « C'est une première en France, précise encore le SMTC. Une agglomération et ses habitants deviennent le matériau principal et bien vivant pour imaginer et expérimenter concrètement les mobilités de demain ».
Le métro de Newcastle revient à la gestion directe
La Grande-Bretagne n’est pas forcément le paradis de l’ouverture à la concurrence pour l’exploitation des transports publics. Dans un an, en avril 2017, le métro desservant Newcastle et ses environs cessera d’être exploité par DB Regio et reviendra à une gestion directe, pour deux ans au moins. Exploité depuis 2010 par la filiale « trains régionaux » de la DB, le Tyne and Wear Metro sera à nouveau géré directement par l’autorité organisatrice de la région éponyme du nord-est de l’Angleterre, autorité plus connue sous son nom de marque Nexus.
Un retour à la situation antérieure qui semble satisfaire tous les acteurs. Tant financièrement que techniquement, DB Regio ne s’y retrouve pas dans l’exploitation de ce réseau de 75 km desservant 60 stations et transportant plus de 100 000 voyageurs par jour. Ces voyageurs, qui dépassent désormais la barre des 40 millions par an, affichent ces derniers mois une insatisfaction supérieure au niveau acceptable selon les critères de Nexus, face aux multiples pannes, retards et annulations que connaît le Tyne and Wear Metro, ouvert en 1980. Et l’autorité organisatrice voudrait quant à elle moderniser les rames, les voies, les câblages, la radiocommunication, les ascenseurs et les escalators dans les prochaines années, pour un montant de 350 millions de livres (430 millions d’euros). Ce qui sera plus facile en exploitation directe. A plus long terme, au début des années 2020, Nexus envisage l’arrivée d’un nouveau matériel roulant, investissement évalué à 400 millions de livres (presque 500 millions d’euros). Mais avec quel exploitant ? La gestion directe étant censée prendre fin en 2019, le syndicat RTM, qui voit dans le retour à une gestion directe en avril 2017 une première victoire dans la « bataille pour la propriété publique », souhaite « faire pression » pour que cette solution transitoire devienne « permanente ».Patrick LAVAL
Trois candidats présélectionnés pour la franchise West Midlands
Parmi les entreprises ayant répondu à l’appel à candidatures lancé par le ministère britannique des Transports (DfT) en vue de la reprise en octobre 2017 de la franchise West Midlands, trois ont été présélectionnés pour remettre une offre. Exploitant depuis 2007 de cette franchise, qui regroupe les trains régionaux du bassin de Birmingham et ceux reliant ce bassin à Londres et Liverpool, la filiale London and West Midlands Railway Ltd, de Govia Ltd (Keolis et Go-Ahead), a été retenue pour se succéder à elle-même. Le deuxième short-listé est West Midlands Trains Ltd, filiale d’Abellio (donc des NS, Chemins de fer néerlandais) en association avec JR East (Japon) et Mitsui Corporation. Et le troisième est MTR Corporation (West Midlands), filiale de MTR Corporation (UK), donc de l’exploitant du métro de Hongkong.
En vue de simplifier les attributions de franchises, Govia, Abellio et MTR étaient déjà détenteurs d’un « Pre-Qualification Questionnaire (PQQ) Passport », document permettant pendant quatre ans de déposer des candidatures sans avoir à remplir de nouveau questionnaire. Et dans le cadre du renouvellement de la franchise West Midlands, dont le contrat devrait être signé en juin 2017, un nouveau « PQQ Passport » a été remis par le DfT au consortium regroupant East JR et Mitsui Corp. pour sa candidature commune avec Abellio. Un « passeport » qui ouvre formellement le paysage ferroviaire britannique à un candidat japonais à l’exploitation.
Transdev se renforce dans le transport collectif à la demande
Transdev a annoncé le 6 avril une prise de participation minoritaire dans la société Navendis, spécialisée dans le transport collectif à la demande (Loti) pour les entreprises.
« Déjà présent en France avec Greentomatocars sur le secteur du VTC à destination des entreprises de l'Ile-de-France, Transdev confirme que le transport à la demande constitue un axe privilégié de son développement », explique l'entreprise de transport public.
Navendis, qui a été créée en 2011, propose ses services en Ile-de-France et à Lyon. Son offre devrait être déployée à Toulouse, Nice puis dans les grandes villes françaises.
« Les similitudes organisationnelles et de vision du métier, ainsi que les synergies possibles avec nos offres déjà existantes, rendent cette prise de participation naturelle », indique Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev, dans un communiqué.La gare RER du Cnit-La Défense sera construite par Vinci et Spie Batignolles
La construction de la future gare Cnit-La Défense, dans le prolongement de la ligne E du RER à l'ouest de Paris, va être réalisée par un groupement associant Vinci Construction et Spie Batignolles, pour un montant de 496 millions d'euros.
La société SNCF Réseau a attribué ce contrat à Vinci Construction France et à ses filiales (Vinci Construction Grands Projets, Dodin Campenon Bernard, Soletanche Bachy France et Botte Fondations), au côté de Spie Batignolles TPCI et Spie Fondations, précise Vinci dans un communiqué du 7 avril.
Les travaux, qui débuteront l'été prochain et devraient durer 61 mois, portent sur la construction de la nouvelle gare de la Défense, sous le dôme du Cnit, et de ses tunnels adjacents, un chantier souterrain de « haute technicité », souligne le groupe.Tensions autour du cadre social harmonisé du rail
L'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, qui regroupe SNCF et entreprises privées) a transmis le 5 avril son projet. Celui-ci a été très mal accueilli, y compris par les syndicats les plus réformistes.
Pour certains, ces propositions seraient un « copier-coller » des règles minimales posées par le gouvernement et posent de « gros problèmes » sur la rémunération des astreintes et l'encadrement du travail de nuit.
L'Unsa et la CFDT doivent se prononcer avant mercredi sur une éventuelle grève commune le 26 avril avec la CGT et SUD, après un précédent mouvement unitaire du 9 mars.
De son côté, au vu du projet présenté par l'UTP, « très éloigné de la réglementation du travail à la SNCF », SUD a appelé à un rassemblement mercredi à 11h à Paris près de la gare Montparnasse. Une étape vers une « grève reconductible » dans les semaines à venir, espère le syndicat, qui a déposé en mars un préavis de grève pour couvrir toute initiative jusqu'au 31 mai.Satisfaction à Paris après la parution de l’arrêté sur les pics de pollution
Anne Hidalgo s’est « réjouie » le 11 avril de la parution d’un arrêté national destiné à améliorer la gestion des pics de pollution de l’air. La maire PS de Paris a ainsi salué le fait que le seuil « d’alerte » – qui permet de déclencher ces mesures d’urgence – soit pris au bout de trois jours de « seuil d’information » et non quatre comme précédemment, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle a également pris acte avec satisfaction qu’il soit obligatoire de consulter les collectivités. Mais Anne Hidalgo attend un arrêté rapide et « plus efficace » concernant Paris et l’Ile-de-France, avec « interdiction rapide » le cas échéant des véhicules les plus polluants.
L’autorail Coradia Lint d’Alstom passe la barre des 900 commandes
Portant sur huit autorails à livrer d’ici mars 2019, la commande que DB Regio vient de passer auprès d’Alstom, marque le 900e Coradia Lint vendu par ce dernier. Chiffrées à « près de 40 millions d’euros », ces huit unités produites sur le site allemand de Salzgitter sont destinées au réseau diesel de la région de Nuremberg (Moyenne Franconie), où elles pourront circuler en unités multiples avec les 27 Lint 41 livrés par Alstom à DB Regio en 2008. Ces autorails bicaisses peuvent accueillir 370 voyageurs chacun, dont 170 assis, et atteindre une vitesse maximale de 140 km/h. Les nouveaux autorails comporteront des espaces polyvalents spacieux pour les fauteuils roulants, les vélos et les poussettes, ainsi que « des toilettes dédiées et un accès sans obstacles pour une circulation rapide des voyageurs ». Un système d’information dynamique en temps réel ainsi que de caméras de surveillance sont également au nombre des équipements. Ce matériel est également conforme à la spécification technique d’interopérabilité STI LOC&PAS 2014.