Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Contre-attaque japonaise en Inde face à la grande vitesse chinoise

    Les projets ferroviaires à grande vitesse ne manquent pas en Asie. Et, à l’occasion de la visite de son Premier ministre en Inde, le Japon prend pied dans ce pays avec un accord signé le 12 décembre concernant une ligne nouvelle entre Bombay et Ahmedabad (505 km), la première du sous-continent. Un succès bienvenu, car le pionnier de la grande vitesse n’a pas beaucoup exporté son Shinkansen depuis Taïwan (mise en service en 2007) et la version « mini » de Hitachi pour le Kent (en service depuis 2009). Il y a bien eu le CRH2 coproduit par Kawasaki en Chine (2008), mais le partenaire local CSR-Sifang a rapidement mis la main sur l’intégralité du projet pour développer son CRH380A « 100 % chinois ». Et depuis, la Chine a prodigieusement développé son réseau de lignes nouvelles et de trains à grande vitesse, au point de les proposer à l’exportation. Y compris sur des marchés que le Japon « travaillait » de longue date. Comme l’Indonésie où, après sept ans de démarchage japonais (avec étude de faisabilité en cadeau), c’est China Railway International qui a remporté, en octobre dernier l’appel d’offres pour la future ligne Djakarta – Bandung (150 km) avec un consortium local. L’élément déterminant du succès chinois était ici les conditions du financement du projet, évalué à 5 milliards d’euros. Et pour le projet indien, évalué cette fois à 13 milliards d’euros, le Japon a proposé à son tour des conditions de financement avantageuses portant sur 80 % du montant (citant la presse indienne, le quotidien Les Echos évoque un prêt sur 50 ans avec « à peine 0,5 % » d’intérêt, d'autres sources donnent 1 %). Restera ensuite au gouvernement indien de choisir le consortium – japonais – qui sera chargé de construire la ligne nouvelle.

    Tous les nuages ne sont pas pour autant dissipés pour les perspectives à l’export de la grande vitesse japonaise. Au Vietnam, où le Shinkansen semblait marquer des points au cours de la décennie précédente, le projet de ligne nord – sud n’en finit pas d’être reporté. Entre la Malaisie (Kuala Lumpur) et Singapour, le jeu reste ouvert. Ceci alors que la Chine et le Laos s’apprêtent à commencer la réalisation d’une ligne classique (voyageurs et fret) autorisée à 200 km/h entre Kunming et Vientiane, première étape d’un grand axe vers Singapour.

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  • Une première station à hydrogène dans Paris

    A l'occasion de la COP21, Air Liquide a inauguré sa première station de recharge d'hydrogène Cours Albert-1er, sur le parking du pont de l'Alma, en présence de la maire de Paris, qui soutient class= »MsoBodyText »>
    cette innovation. D'ici quelques jours, elle servira à alimenter les cinq taxis, des modèles ix35 de Hyundai de la start-up Step (société du taxi électrique parisien) sous la marque commerciale « Hype ». Cette société envisage de posséder une flotte de 70 taxis électriques roulant à l'hydrogène dans un an, et plusieurs centaines d'ici cinq ans. « On veut offrir une gamme très très large à la mobilité sans s'enfermer dans un choix technologique, afin de tourner le dos aux énergies fossiles et notamment au diesel », a rappelé Anne Hidalgo.
    Air Liquide, « qui maîtrise toute la chaîne d'approvisionnement en hydrogène, a déjà livré 75 stations similaires dans le monde entier », a expliqué Benoît Potier, son PDG. Estimant qu'il s'agit « d'une vraie étape dans le développement de la filière hydrogène », il a ajouté qu' « au moins trois stations devraient ouvrir en 2016 aux portes de Paris ». En Allemagne, « H2 Mobility », un ambitieux programme piloté par le gouvernement, dont Air Liquide est partenaire, prévoit de déployer 400 stations à hydrogène d'ici 2023.
    La station est compacte et mobile. Elle permet de recharger la pile à combustible du véhicule en moins de cinq minutes, pour une autonomie allant jusqu'à 500 km. Hyundai a déjà vendu 235 de ces véhicules en Europe. Ils présentent tous les avantages du véhicule électrique et notamment le fameux « zéro émission », sans les inconvénients liés à la recharge et à la batterie. Seul petit hic pour l'instant, le prix des voitures, 66 000 euros, soit le double du tarif pour le même véhicule en version thermique.

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  • Endetté, Strasbourg revoit ses projets d’infrastructures

    Après le « tout-tramway », place aux mini-extensions et à l'interconnexion. Pour adapter sa politique de transports aux contraintes budgétaires apparues en cours de mandat, avec un endettement en forte hausse pour la ville et l'Eurométropole Strasbourg revoit sa copie pour les projets d'infrastructures et annonce de nouveaux phasages. Le tramway promis dans les quartiers ouest, en direction de Koenigshoffen, ne portera que sur deux kilomètres (trois stations) pour un coût d'objectif fixé à 38 millions d'euros. La mise en service de ce tronçon desservi depuis la plateforme des lignes B et F en centre-ville est prévue en 2019. Le bouclage du projet initial vers les secteurs d'habitat populaire du Hohberg et des Poteries est reporté au-delà de 2020. Dans le quartier de la Robertsau, au nord, le prolongement de la ligne E prévu depuis 2010 au schéma directeur des transports collectifs comprendra également trois stations (1,5 kilomètre) pour un investissement de 19,4 millions d'euros. La mise en service est annoncée en 2018 ou 2019, en fonction des expropriations à réaliser dans ce quartier pavillonnaire de forte densité urbaine.

    Dans son schéma directeur des transports collectifs (2010-2025) légèrement revu, l'Eurométropole de Strasbourg confirme la situation de saturation du nœud central Homme-de-Fer, au croisement des lignes A/D et B/C/F. Pour le délester, la collectivité prévoit de prolonger la ligne G du BHNS depuis la gare centrale jusqu'aux secteurs Etoile et Danube, en cours d'urbanisation. Ce « bouclage sud » est promis pour 2019. En s'appuyant sur la tarification commune proposée avec l'autorité organisatrice de la région, l'Eurométropole promet une restructuration des réseaux de bus dans les première et deuxième couronnes en cohérence avec les gares desservies par le TER à Bischheim, Hœnheim, La Wantzenau, Mundolsheim et Vendenheim. A court terme, dès cette année, le réseau de bus de la CTS sera restructuré par secteurs en première et deuxième couronnes, dans une optique de rabattements.

    Olivier MIRGUET

  • Voyages-sncf.com s’allie avec Airbnb

    Pour tenter de diminuer leurs frais de déplacements en train, Voyages-sncf.com va proposer à ses clients de recourir à l’économie collaborative via des partenariats passés avec Airbnb, Ouicar et
      KidyGo. « Nous leur proposons aujourd’hui d’autofinancer une partie de leurs voyages, soit en monétisant les biens qu’ils n’utilisent pas pendant leur absence, soit en monétisant des services », explique Franck Gervais, directeur général de Voyages-sncf.com

    La filiale de la SNCF informera donc ses clients avant qu’ils n’achètent des billets qu’ils ont la possibilité de louer certains de leurs biens ou de rendre service pendant leur voyage. Une fois le billet acheté, il leur sera proposé soit de louer leur appartement via la plateforme Airbnb, soit leur voiture via Ouicar ou encore d’accompagner des enfants seuls en train via KidyGo. Plus tard, d’autres services seront proposés. Franck Gervais précise que « l'objectif est que d’ici 2019, 10 % de nos clients utilisent ce mode de consommation ».

    M.-H. P.

  • Prouesse technique pour le plus long tunnel ferroviaire de Suède

    A l’occasion du changement d’horaire, le 13 décembre, un des principaux goulots d’étranglement sur la ligne de la côte ouest entre Göteborg, la deuxième ville de Suède, et Malmö, la troisième, a disparu le contournement, par une voie unique riche en courbes et en rampes, de la colline du Hallandsås, dans le sud-ouest du pays. Désormais, les trains passent sous cette colline par un tunnel bitube de 8,7 km, inauguré le 8 décembre en présence de Mikael Damberg, ministre suédois de l’Economie, et Lena Erixon, directrice générale de Trafikverket, le gestionnaire des infrastructures de transport. La capacité maximale de la ligne est désormais de 24 circulations par heure au lieu de 4 (12 dans chaque sens), les trains de voyageurs étant accélérés de 80 à 200 km/h, parallèlement au doublement du tonnage des convois de fret.

    Lancé en 1992, le percement du tunnel du Hallandsås s’était arrêté après une deuxième tentative, en 1997, un tiers de la longueur totale étant alors foré. Aux difficultés rencontrées sur le terrain à cause des infiltrations d’eau s’était ajoutée une pollution de cette dernière par un produit d’étanchéification. En 2004, le groupement constitué par Vinci Constructions Grands Projets et l’entreprise de construction suédoise Skanska reprend les travaux dans ce tunnel réputé « irréalisable ». Non sans difficultés, dont le groupement vient à bout après avoir percé deux tronçons de 5,5 km au tunnelier. Sur 230 m de longueur, c’est une congélation préalable du sol qui a permis de progresser à travers la zone la plus difficile. En 2014, les deux tubes de 9 m de diamètre intérieur étaient achevés, laissant le champ libre pour la pose de la voie, de la caténaire, de la signalisation et des équipements de télécommunications, alors que trois nouvelles gares pour trains régionaux étaient établies sur les voies d’approche de part et d’autre du nouveau tunnel. Le tout est revenu à un milliard d’euros, soit dix fois le montant envisagé en 1992… C'est maintenant le plus long tunnel ferroviaire de Suède.

    [email protected]

  • Deux nouveaux axes Linéo approuvés

    Le comité syndical de Tisséo SMTC du 9 décembre a approuvé deux nouveaux axes de bus Linéo qui devraient être mis en service en septembre 2017 : la ligne 6 (8 km entre Castanet et Ramonville au sud-est de Toulouse) et la ligne 8 (7 km entre la gare Matabiau et le secteur de Montaudran à l’est). Linéo propose des fréquences plus fortes en heure de pointe, une amplitude élargie (5h30-0h30 en semaine), des trajets optimisés (couloirs, priorité aux carrefours), l’information voyageurs en temps réel aux arrêts et des véhicules articulés plus confortables. Sur les dix lignes Linéo prévues d’ici 2020, deux sont en phase opérationnelle pour une mise en service au troisième et quatrième trimestres 2016 et deux autres sont en cours d’études pour une mise en service en septembre 2017 et 2018. Quatre resteront à approuver en 2018 et 2019.
    Cette année, 25 bus hybrides Heuliez ont été achetés pour Linéo, pour un montant de 13 millions d’euros.

    C. S.-S.

  • La 4G dans le métro toulousain en 2017

    Le réseau de métro toulousain devrait être entièrement équipé en 4G d’ici fin 2017. La faisabilité vient d’être confirmée par des études menées conjointement par le SMTC, Toulouse Métropole et les quatre opérateurs mobiles. Le contrat de partenariat entre les collectivités et les opérateurs représentés par Orange, désigné comme porteur du projet, sera signé début 2016. L’équipement des stations est annoncé pour fin 2016, ce qui ferait de Toulouse la deuxième ville française équipée après Paris. Le coût du projet est évalué à 10 millions d’euros par Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge du numérique.

    C. S.-S.

  • Résultats du 24e Palmarès des Mobilités

    Résultats du 24e Palmarès des Mobilités

    Cérémonie de remise des prix du 24e Palmarès des mobilités de Ville, Rail & Transports

    Salons de l'Hôtel des Arts et Métiers de Paris, le 9 décembre  Pass Or : Tours Métropole

    Jean-Gérard Paumier, Vice-président aux Transports et Infrastructures

     

     

     

    Pass Argent : Nantes Métropole

    Jean-Pierre Farandou, Président du groupe Keolis et Jacques Garreau, Vice-président de Nantes Métropole

     

    Pass Bronze : Le Grand Dijon

    Franck Avice, Directeur Services, Relation clients, Espaces, membre du Comex de la RATP et André Gervais, Conseiller Délégué au Transport, Mobilité, Stationnement et Voirie

     

     

    Grand prix européen de la mobilité : Hambourg

    Sylvain Blaise, Directeur Général d’Iveco France et Juliane Martinius  du Ministère Regional d’Economie, Transport et Innovation

     

     

     

    Prix Ville moyenne : Vannes Agglo

    Pascal Lemaitre, Directeur des activités urbaines CarPostal et Denis Bertholom, Vice-président en charge des Déplacements et des Transports

     

     

    Prix de la mobilité durable : Grenoble Alpes Métropole

    Francis Nakache, Directeur général Caf France et Yann Mongaburu, Vice-président délégué aux déplacements

     

     

    Prix innovation : Marseille Provence Métropole

    Jean-Aimé Mougenot, Directeur Adjoint Direction générale SNCF Régions et Intercités SNCF et  Guy Teissier,  Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole

     

     

    Prix intermodalité : Nantes Métropole

    Nicolas Jachiet, Directeur général d’Egis et Jacques Garreau, Vice-président de Nantes Métropole

     

     

    Prix de la mobilité numérique : Le Grand Lyon

    Pascal Auzannet, Président d’Ixxi et Martial Passi, Vice-président du Grand Lyon en charge des déplacements-intermodalités

     

     

    Prix Modernisation : Angers Métropole

    Marielle Villamaux, Directeur Commercial Groupe Transdev et Bernard Dupré, Vice-président chargé des mobilités

     

     

     

    Prix Ville et Automobile : Le Grand Lyon 

    Patrick Muzolf, Directeur de la publicité du groupe la Vie Du Rail et Martial Passi, Vice-président du Grand Lyon en charge des déplacements-intermodalités

     

  • La SNCF va supprimer 1400 emplois

     La SNCF prévoit de supprimer 1.400 postes nets en 2016, soit 1% de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, selon l'objectif inscrit dans le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire qui devrait être présenté le 15 décembre en comité central d'entreprise (CCE), puis le lendemain au Conseil d'administration.
    La SNCF qui s'attend à environ 7.000 départs naturels l'année prochaine, programme 5.400 recrutements en 2016 à l'échelle du groupe public ferroviaire (hors filiales), ce qui revient à compenser 75% des départs. En équivalents temps plein moyens sur l'année, cela correspond à 1.400 suppressions nettes de postes au sein du groupe, qui depuis le 1er janvier réunit la SNCF et Réseau ferré de France (RFF).

  • Les réserves du Défenseur des droits sur la proposition de loi de sûreté dans les transports

    Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a fait part le 11 décembre de « sérieuses réserves sur certaines dispositions majeures » d'une proposition de loi contre l'insécurité et la fraude dans les transports, qui doit être examinée le 16 décembre à l'Assemblée nationale. Elle vise notamment à autoriser « les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP à procéder à des palpations de sécurité » et à la fouille des bagages, avec l'accord des passagers.
    « En attribuant des missions de sécurité publique à des agents de sécurité privée qui ne disposent pas du cadre juridique garantissant l'exercice de la force légitime propre aux forces de l'ordre, ce dispositif, exorbitant du droit commun, soulève des difficultés au regard du respect des libertés, en particulier du point de vue de leur proportionnalité », souligne Jacques Toubon, dans un communiqué.
    Le Défenseur des droits propose notamment que « les services de sécurité internes de la SNCF et de la RATP soient régis par le code de la sécurité intérieure (CSI) plutôt que par le code des transports » et qu'ils fassent l'objet de formations spécifiques.

    Il revient aussi sur les contrôles d'identité et palpations pouvant être réalisés par les services de la SNCF et de la RATP. « Ces interventions lorsqu'elles sont réalisées par les forces de l'ordre sont à l'origine d'incidents nombreux et parfois graves. Compte tenu du nombre très important de personnes susceptibles d'être contrôlées ou seulement concernées quotidiennement par ces nouvelles prérogatives dans les transports en Ile-de-France, il existe un risque très sérieux de multiplication des incidents, voire de troubles à l'ordre public », juge encore Jacques Toubon.